Éditions du Rouergue — 2002
Monologue intérieur
Meurtre secret
Famille provinciale
La voix d'Amandine
Voilà à nouveau que la bobine du film se redéroule. Le film de ta jeune vie, ces quinze premières années durant lesquelles tu as appris l'inhumanité au quotidien, haine et désespoir dissimulés sous les bonnes manières. Famille exemplaire, ville morne de province, père gendarme et mère au foyer.
Tu les as tués, tu en as l'intime conviction. Cela ressemble à un fait divers — mais ce n'en est pas un, puisque personne n'en a rien su. Et le film n'est pas terminé. Maintenant que toi aussi tu as constitué ta famille, tu dois parachever ton travail. Le roman d'Amandine Keddha est un monologue intérieur, un retour sur soi, la bobine d'une vie qui se redéroule et qui ne peut que se répéter.
L'enfance — quinze ans d'inhumanité
Famille exemplaire, ville morne, père gendarme, mère au foyer. Bonnes manières — haine et désespoir dissimulés dessous. Amandine a appris. Elle a absorbé. Et puis, un jour : elle a agi.
Le présent — parachever le travail
Elle a sa propre famille désormais. Le film n'est pas terminé. La bobine se redéroule. Ce qu'elle a fait jadis, elle sait qu'elle va le refaire. La question n'est pas si — mais quand.
Le monologue comme aveu et comme arme
Christophe Léon choisit la deuxième personne du singulier — tu — pour donner sa voix à Amandine. Ce « tu » crée une étrangeté : Amandine se parle à elle-même, comme pour se convaincre, se rappeler, se préparer. Ce n'est pas une confession — personne ne l'entend. C'est la logique intérieure d'une psychologie qui se referme sur elle-même. Un roman qui refuse la psychologie clinique pour préférer la voix brute, celle de l'intérieur de la tête.
Fiche technique
| Éditeur | Éditions du Rouergue |
| Parution | 2002 |
| Genre | Roman — monologue intérieur |
| Narrateur | Amandine Keddha — deuxième personne du singulier |