Un peu dans la même veine que Pense bêtes, on retrouve l'esprit malicieux de l'auteur au travers de trois fables que constitue cet opuscule.


Avec Blattaria, Christophe Léon nous entraîne dans le monde impitoyable des blattes et des mauvaises herbes.
Un père et son fils tentent de les éradiquer .
Petit à petit, le père montre des signes de faiblesse en dépit des encouragements de son fils.
Et la sentence tombe, impitoyable, le drame est proche.
Il annonce la victoire et la puissance des cafards au grand désespoir du fils.
Cruelle et injuste.


De père en fils

Une visite dans une ferme pédagogique ultramoderne.
Première étape, la maternité.
Les bêtes naissent par césarienne laquelle fait gagner un temps considérable.
Puis elles sont triées, les femelles  dans les pouponnières, les mâles réduits à l'état de pâte dans des broyeuses.
Travailler dans le silence est primordial aussi les cordes vocales des jeunes qui viennent de naître sont coupées.
Les animaux sont ensuite engraissés par des machines en peu de temps, leurs dents arrachées pour éviter toute morsure puis dernière étape, l'abattoir.
Âmes sensibles s'abstenir.
Mais n'est pas l'animal celui qu'on croit.

 
Tercio 3

Bienvenue dans le monde de la finance et du CAC 40!
On y entre comme dans une arène!
On en ressort  vivant et triomphant comme le toréro ou mort, estoqué par le matador.

()



3 fables contemporaines dont tout le sel se trouve dans la chute

    le harcèlement moral et ses conséquences sur la vie privée des salariés (Blattaria)
    la filière carnée humaine (cochon (au propre comme au figuré) De père en fils) –> ma préférée
    le comportement au travail (Tercio 3)

Mon avis :A lire avec ses ados …

Quand la transsubstantiation (ici, changement du travail en argent) n’apporte plus rien à l’être humain, que sommes-nous prêt à accepter pour avoir le droit de continuer à travailler comme auparavant ? ()

 


Un père et son fils luttent contre les mauvaises herbes et les blattes. Une classe visitant une ferme pédagogique à la pointe du modernisme. Un jeune cadre dynamique découvrant les rites initiatiques de la haute finance... Jusque-là, tout est normal. Mais attention : ici, rien ne se passe comme prévu.

Les héros, qu'ils aient deux, quatre ou six pattes, n'agissent pas exactement comme l'on pouvait s'y attendre. Trois fables contemporaines savamment épicées, où l'on retrouve l'esprit malicieux de Pense bête ()
3




Nous vous en avons déjà parlé : une nouvelle maison d’édition s’engage dans la défense de la condition animale !
Elle comprend des ouvrages destinés aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes, afin de les sensibiliser d’urgence aux valeurs humanistes dont notre monde moderne manque si cruellement…

Il s’agit des éditions « Le Muscadier ».  Je vous ai déjà parlé du recueil de nouvelles « Et si demain… », écrit par Michel Piquemal, ainsi que du roman jeunesse « Badalona », où la narratrice est une baleine.

Poursuivons avec deux autre ouvrages, toujours dans la collection Place du marché, qui s’adresse aux animaux humains de 10 ans et plus : « Pense bêtes » et « Bêtes de pensée » de Christophe Léon. (S’il a prévu un troisième tome, il va être bien embêté pour lui trouver un titre !)

Christophe Léon est un caméléon qui a publié des romans, essais, pièces de théâtre et nouvelles pour adultes, mais aussi plus de 30 romans jeunesse multi-récompensés. Ses thèmes de prédilection sont la protection de l’environnement, les faits de société et les dangers de la mondialisation.

Il a tenu jusqu’en 2009 le site de l’Écologithèque (toujours consultable) où il a décortiqué, analysé et passé à la moulinette un grand nombre d’ouvrages de fibre écolo, et interviewé leurs auteurs.
Inversion de polarité

Petit recensement rapide des nouvelles de ces deux recueils :

Dans deux courts récits, Christophe Léon se plaît à inverser la situation homme-animal. C’est une façon intéressante de susciter le débat chez le lecteur en le mettant à la place de l’autre (le captif, l’animal).
Ainsi dans « Le zoo », une famille française assez insupportable visite un parc zoologique, sans montrer d’empathie pour les bêtes prisonnières. Mais la dernière cage, meublée comme une maison humaine, leur est destinée : les voilà enfermés dedans tandis que les nouveaux visiteurs collent leurs visages aux vitre pour les scruter. On comprend également quelque chose d’essentiel sur les espèces animales que les familles ont observé, depuis le début de la nouvelle, dans leurs enclos… Mais chut ! Je ne vais pas tout vous révéler non plus !

Le procédé m’a rappelé « La planète des singes » (le roman), plus précisément le passage où le héros visite les labos de vivisection humaine : la répulsion immédiate a pour corollaire l’idée que ce sont des procédés atroces à faire subir aux animaux non humains également.
Le dénouement, surréaliste, m’a fait plutôt penser à certaines nouvelles de Marcel Aymé.
De très très bonnes références donc pour ce récit anti-zoo !
Si je devais le donner à lire à un enfant, je lui indiquerais que de véritables zoos humains exhibant des indigènes ont bel et bien existé, notamment en France jusqu’en 1931

Dans « De père en fils », même procédé : une classe d’élève porcins visite un élevage d’humains pour en observer toutes les étapes (sexage, compléments protéinés à haute doses, abattoir en fin de parcours), avec dégustation de saucisson d’homme en prime.
Quand l’animal dit « je »

Dans d’autres nouvelles (« Je suis une poule », « Je suis un chien »), la parole est directement donnée à un narrateur animal.
Dans « Je suis une poule », l’auteur va plus loin dans l’ironie mordante car la poulette qui nous raconte sa vie en batterie commence par nous la relater sous un angle prétendument positif. Elle parle de son « studio » aménagé avec soin par les hommes, où elle peut même parfois se retourner un peu, quel animal a besoin de plus ? Et de ses copines qui font semblant d’être mortes quand les hommes viennent les chercher, quelles flemmardes celles-là… Cet humour noir, glaçant, est à la portée d’un jeune lecteur, et serait à mon sens très intéressant à étudier en cours de français (l’ironie comme figure de style, le second degré accusateur etc), avis à bon entendeur !

Ma photo

Christophe Léon, auteur engagé  ?
C'est une évidence.
Dans ce recueil de 3 nouvelles, il met en parallèle la condition humaine et la vie animale.
 
Et si le monde cruel et compétitif de l'entreprise grouillait de cafards colonisateurs proliférant à tout va ?
Et si nous, humains, étions élevés en batteries ultra-modernes, subissant violence et souffrance pour  mieux répondre à la course folle de la productivité ?
Et si le monde du CAC 40 était une grande arène où l'employé serait le taureau avec qui on jouerait avant la mise à mort ?
 
Vous l'aurez compris, avec Christophe Léon, le débat est lancé ! De quoi réfléchir sur  les dérives excessives des hommes qui finalement se retrouvent piégés par les  concepts, les règles, les valeurs qu'ils ont eux-même mis en place.
Trois nouvelles accusatrices, au style narratif court et concis, à la forme efficace et à la chute brutale, qui insistent sur la bêtise et la folie humaine dans un monde de rendement et de profit.
A conseiller à tous les âges ...
()



L'objectif du blog est d'émettre un avis sur les nouveautés qui sortent en littérature jeunesse. Professeur documentaliste, mon but est de fournir une aide au choix aux autres professionnels de la lecture mais aussi d'échanger avec d'autres lecteurs et parfois aussi avec les auteurs !

Dans ce nouveau recueil, Christophe Léon ravive le débat et l'élargit.

L'homme est à son tour broyé par la société et les valeurs qu'il a lui-même mis en place. Il devient exploité, maltraité, sacrifié avec les mêmes arguments qu'il avait mis en avant pour réduire les autres animaux au silence !

Un père qui croyait au travail et à la compétition s'effondre peu à peu devant les yeux de son fils, des hommes sont traités comme du bétail, un jeune trader se voit contraint d'exécuter la personne qu'il remplace...

Des nouvelles au fort goût amer qui nous rappellent que l'homme est un animal...  ()




 Bêtes de scène

    Ce petit recueil de trois nouvelles est certes petit par la taille, 69 pages mais on en prend plein la tronche. C'est le genre de lecture qui une fois le livre fermé continue de vous habiter.

    Trois vies, trois univers différents et pourtant le même effet. On se pose des questions, beaucoup de questions. Et surtout celle-ci

    Mais le monde est-il devenu fou?

    Chaque nouvelle commence "normalement", en douceur. Dans la première, le narrateur est un jeune adolescent, tout sympa, tout chou. Il vit seul avec son père divorcé, il est bon élève, et amoureux. Tous les samedis il va jardiner avec son paternel. Ce dernier est un bosseur. D'ailleurs le travail c'est son credo. Les fonctionnaires, tout le monde le sait  sont des planqués. Enfin c'est ce qu'il rabâche à son fils. Lui, il s'est construit par le travail. Au boulot il est le premier arrivé et le dernier parti. Pauvre idiot!! Tout ça pourquoi?

    Dans la deuxième, changement de décor, une classe visite une ferme pédagogique ultra moderne.  Cette histoire fait froid dans le dos. Nous sommes loin du décor champêtre avec des bêtes qui se promènent dans les prés. Ici, il faut être rentable. Tout est calculé, rationalisé, pas de sensiblerie. La description des élevages en batterie est criante de vérité hélas, et la chute terrible. " Je vois dans vos yeux ébahis que vous êtes impressionnés. On le serait à moins, n'est-ce pas?" Qu'est-ce qu'il écrit bien cet auteur. Je suis à fond dans l'histoire. J'ai envie de savoir la suite et je la redoute en même temps!!!

    Dans la dernière, nous sommes dans le monde de la finance. Le personnage principal est un "loup" aux dents longues qui raient le parquet. Il veut réussir sa vie, c'est à dire devenir riche.

    "J'ai décroché le diplôme à vingt-trois ans. Grâce aux différents stages que j'ai suivis, j'ai pu me faire une idée du monde dans lequel j'évoluerais. Pas joli joli... Mais l'essentiel c'est la thune, le fric, le pèze, la fraîche. Et il n'y a pas de meilleurs moyens pour garnir son compte en banque que de se positionner à la source, le plus près possible de la corne d'abondance: les marchés financiers."

    Lui aussi  va tomber de haut!!!
   

    La société que Christophe Léon dépeint est gouvernée par l’argent et elle n'est faite que d'injustices, où seuls les plus forts , c'est à dire les plus riches – survivent. Mais c'est notre monde  qu'il décrit!!! et il colle à l'actualité. J'adore aussi son écriture, il n'y a pas de temps mort, je suis prise dans l'histoire, je crois à ces personnages. Je deviens eux .... très fort!!!

    Il dénonce la course folle à la productivité. Le style est efficace, une tension, une angoisse s'installe progressivement et la chute est vertigineuse. C'est exactement ce qu'on attend d'une nouvelle.

    Le plus, c'est qu'après cette lecture on a envie d'en discuter, de débattre car les problèmes traités sont actuels et nous sommes concernés. Cette lecture m'a fait le même effet (et pourtant ce n'est pas le même genre, ni le même thème) que celle du roman Le dîner de Herman Koch). J'attends que mes enfants le lisent pour en discuter avec eux, je pense qu'ils vont être surpris. En ce moment ils ont une panne de lecture, je crois que ce recueil de nouvelles va les remettre sur le chemin des livres.

 Lecture parfaite pour des élèves de collège, de lycée aussi. )






Pas de livre de recettes aujourd'hui mais deux ouvrages publiés par les Éditions Le Muscadier dans leur collection [Place du Marché], une collection pour les jeunes lecteurs curieux (et moins jeunes), à partir du collège et du lycée. Des livres destinés à faire réfléchir, à analyser et comprendre les problèmes sociaux, économiques et éthiques de notre monde contemporain. Avec Bêtes de pensée & Pense bêtes de Christophe Léon, on reste dans la thématique du blog avec des histoires centrées sur nos amis les animaux !



Bêtes de pensée & Pense bêtes. Christophe Léon
Christophe Léon, ancien étudiant aux Beaux-Arts et joueur professionnel de tennis, a déjà publié plus de 30 romans en littérature jeunesse. Avec Bêtes de pensée & Pense bêtes, il nous offre sept fables contemporaines, des récits courts dans un style fluide et accessible à touTEs. Des petites histoires où s'entremêlent humour, tendresse mais qui au final cachent un message plus tragique. Les épilogues sont pour le moins inattendus.

A travers le regard des animaux souvent acteurs de chacun des textes [Pense bêtes], une poule pondeuse qui parle, un mouton qui cherche à convaincre ses congénères de le suivre (avec un discours réadapté de la Marseillaise !), un chien de chasse à la retraite (une fin surprenante et émouvante), l'auteur dénonce les travers de notre société.

[Bêtes de pensée] vous propose trois fables, un père et son fils luttant contre les mauvaises herbes et les blattes, une classe visitant une ferme pédagogique et quelle ferme (très belle chute !), et pour finir un jeune cadre dynamique découvrant les rites initiatiques de la haute finance qui vous rappelleront une "activité" pour le moins cruelle. Je ne vous en révèle pas plus, je préfère vous laisser la découverte.

Si j'ai été plus ou moins surpris par certaines histoires, j'ai passé un très agréable moment à les découvrir et à lire Christophe Léon. Je vous recommande ces deux ouvrages pour vous, pour les plus jeunes qui vous entourent, un bon moyen de discuter de certains sujets qui touchent les véganes.

On se retrouve prochainement pour un autre ouvrage des Éditions Le Muscadier : Faut-il arrêter de manger de la viande ? Un livre débat qui risque de me faire grincer des dents ().



Trois nouvelles qui mettent an scène des animaux comme l'indique le titre mais de façon différente. Dans la première, ce sont des blattes qui surveillent un jeune garçon dont le père perd les pédales, "cadre dans un grand groupe français de télécommunication",p.17.

Dans la deuxième, c'est la visite d'un abattoir : on y est plongé dans le monde la rentabilité et des animaux "utiles".

Enfin, Tercio 3 évoque l'entrée dans l'arène d'un jeune employé dans une société d'analyse financière.

betes d penséeLes animaux servent de prétexte à la métaphore pour dénoncer les dérives du capitalisme à outrance qui nous cerne. Si propos le plait, j ne suis pas convaincue qu'il touchera les jeunes lecteurs. Cela dit, il faut des textes comme ceux-là ! Et Christophe Léon est parfaitement à sa place dans la collection "place du marché", la bien nommée qui se propose "d'utiliser notre temps de cerveau disponible pour exercer notre sens critique". ()





L’histoire : Un père et son fils luttant contre les mauvaises herbes et les blattes. Une classe visitant une ferme pédagogique à la pointe du modernisme. Un jeune cadre dynamique découvrant les rites initiatiques de la haute finance… Jusque-là, tout est normal. Mais attention : ici, rien ne se passe comme prévu. Les héros, qu’ils aient deux, quatre ou six pattes, n’agissent pas exactement comme l’on pourrait s’y attendre. Trois fables contemporaines savamment épicées, où l’on retrouve l’esprit malicieux de Pense bêtes, publié précédemment aux éditions du Muscadier.

 Mon avis : La première nouvelle intitulée « Blattaria » est plutôt triste et j’ai, du coup, été assez désagréablement surprise par la maxime qui clôt la fable sur un ton humoristique. J’aime l’humour, mais je l’ai trouvé ici « déplacé ». J’avais bien aimé cette nouvelle, mais cette maxime finale m’a déplu. (Mais je n’ai peut-être pas tout compris !)

Les végétariens apprécieront grandement la deuxième nouvelle, intitulée « de père en fils ». Je n’en dis pas plus, si ce n’est que cette fois, j’ai trouvé la maxime finale tout à fait appropriée. Et je crois que je ne mangerai pas de viande aujourd’hui !

La troisième nouvelle est tout bonnement abominable, mais effectivement, le message passe et ça fait réfléchir !! (bizutage / doit-on faire ou non « comme tout le monde »…)

Il est difficile d’en dire plus sans dévoiler les intrigues, ce qui serait dommage, mais vous n’oublierez pas de sitôt ces trois histoires ! J’en ai pris « plein la tête » !!

Une collection très intéressante à avoir en CDI pour instaurer des débats avec les élèves (« petit » format -70 pages en tout- qui ne rebutera pas les « petits » lecteurs et « petit » prix -6,90 euros- qui ne rebutera pas l’acheteur, le tout pour une grande claque, ça vaut le coup, non ?).

A avoir aussi en bibliothèque, pour faire par exemple une lecture à voix haute suivi d’un débat avec des ados… Et puis tant qu’à faire, à avoir dans la vôtre, de bibliothèque ! ()






Après Pense-Bêtes, Bêtes de pensée : Christophe Léon continue à ausculter les innombrables travers humains à l'aune de l'animal victime.

« Blattaria » plonge dans le monde du travail et rappelle un autre ouvrage de l'auteur, La vie est belle. Le thème des cafards, surtout métaphorique, est un peu collé sur celui du drame du mal-être lié (entre autres) à la menace de licenciement. Construit en allers et retours entre présent et souvenirs revécus, le récit du fils nous toucherait même sans les insectes (la chute, certes, choque).
« De père en fils » résonne avec la visite au zoo de Pense-Bêtes. Notre vue forcément anthropocentrée nous fait tomber dans le piège tendu par Christophe Léon, mais nous ne le saurons qu'à la fin d'une visite commentée glaçante d'un élevage industriel. Et dire que nous n'en sommes qu'aux fermes des mille vaches...
« Tercio 3 » repart à l'assaut de l'univers des travailleurs en cols blancs en caricaturant – à peine – une séance de bizutage en entreprise. On pense au film Le couperet de Costa-Gavras (2004). Cruel, et tellement juste...

Peut-être moins axé sur nos rapports à l'animal, et davantage grinçant directement envers l'homme, cet opus aux tons variés, très bien écrit, complète avec aisance le précédent. Surtout, monsieur Léon, n'arrêtez pas d'être notre conscience. ()





- pourquoi??
Parce que j'aime cette collection Place du marché, à partager avec nos ados!

 - le pitch de moi personnellement:

(présentation de l'éditeur)

Un père et son fils luttant contre les mauvaises herbes et les blattes.

Une classe visitant une ferme pédagogique à la pointe du modernisme.

Un jeune cadre dynamique découvrant les rites initiatiques de la haute finance… Jusque-là, tout est normal.

Mais attention: ici, rien ne se passe comme prévu. Les héros, qu’ils aient deux, quatre ou six pattes, n’agissent pas exactement comme l’on pourrait s’y attendre.


- bien? pas bien? l'avis de moi en personne:

Trois nouvelles:

- Blattaria, dans laquelle un père et son fils tentent d'éradiquer blattes et mauvaises herbes. Petit à petit, le père se décourage. Le fils essaie de tenir bon, mais la fin est inéluctable...

- De père en fils, ou la visite d'une ferme pédagogique dernier cri. D'abord la découverte de la maternité, puis la pouponnière, l'explication des différentes étapes, comme la séparation des femelles et des mâles (réduits à l'état de farine), l'extraction des cordes vocales et des dents, âmes sensibles, s'abstenir, cependant les végétariens apprécieront!

- Tercio 3, ou le combat dans l'arène de la finance et du CAC40.

Trois nouvelles qui bousculent, forcent à la réflexion, changent de ce que l'on a l'habitude de lire.

L'auteur s'engage, sans s'encombrer, et c'est très bien! Le massage passe, fort, et d'autant plus facilement qu'il est cru! Les chutes sont chaque fois brutales, et donc furieusement efficaces!

C'est court, concis, net, et ça marque durablement.

Il me tarde de faire découvrir ce titre à ma jeune ado qui sera touchée, c'est couru d'avance!

Un beau débat en perspective, sur les dérives de notre mode de fonctionnement, ses excès, ses résultats, ses conséquences...

Encore bien joué Place du marché!

Un grand merci pour ces textes dérangeants donc indispensables!  ()