Librairie L'ArmitièreGérard est un flic solitaire et pas franchement à l'aise avec sa fonction.

Nathalie, serveuse dans un bar, mène une existence sans illusion dans la banlieue de Montpellier.

Marc, 15 ans, habite avec sa mère alcoolique et un beau père qu'il déteste. Lorsqu'il apprend l'existence de Nathalie, sa grande sœur qu'il n'a jamais vue, il décide de la retrouver.

Arrêté par Gérard alors qu'il vient de voler 300 francs dans une pharmacie, Marc saisit ce qu'il croit être sa dernière chance : il braque le policier et l'oblige à l'aider à retrouver Nathalie.

Commence alors un étrange road movie entre Sète et Montpellier. À deux, d'abord, puis à trois. Un voyage où les mots fusent comme des balles. Se frottent, se cognent, se déchirent pour exprimer ce qu'aucun ne parvient à dire : sa trop grande solitude et un irrépressible désir d'amour et de famille.

Auteur écologiste et militant, Christophe Léon est devenu un auteur incontournable de la littérature jeunesse française. Présent chez de nombreux éditeurs (L'école des loisirs, Therry Magnier), il est l'auteur, au Seuil Jeunesse, de Bleu Toxic (2010, sélectionné par L'Education Nationale comme ouvrage de référence pour la 5e).()




logo
La chronique OPALIVRES du 25 juillet 2013 sur Transat FM (en pdf)







Marc, jeune garçon un peu paumé, habite une cité HLM de Sète. Il reçoit un jour un coup de téléphone de sa grande sœur, qu'il croyait décédée bien avant sa naissance. Face au refus de sa mère de s'exprimer, Marc bascule. Il vole le pistolet de son beau-père, braque une parfumerie, puis oblige un policier à le conduire dans sa voiture jusqu'à sa sœur tant espérée, espoir d'un avenir meilleur.

Le petit criminel est un film de 1990, salué par la critique, couronné de prix et de nominations. Le livre de 2013 est un exercice de style : rester fidèle au fil de l'histoire, depuis les lieux jusqu'aux comportements des personnages, reprendre l'intégralité des dialogues du scénario de Jacques Doillon, bref suivre un modèle tout en le novélisant. Quelle est alors la valeur ajoutée ? Elle tient en Christophe Léon lui-même, écrivain à la fois sensible et râpeux, qui sait rendre le réalisme cru et désespéré du film en des phrases courtes au présent, en des curieux changements de narrateur ( « je, Marc, ... », « je, le flic, ... » )qui font passer les sentiments de chaque côté de la barrière de la « légalité ».
Car tout le film se basait sur cette confrontation, puis cette rencontre, entre les trois personnages, Marc, animal sauvage qui s'aveugle, la sœur, maligne mais trop jeune, et « le flic », compréhensif puis dépassé. L'introspection est calibrée à l'essentiel – et le scénario de Doillon était très précis. Un roman fort sur le besoin d'amour et de famille, ainsi qu'un exemple réussi et exigeant de passage d'un média à un autre.  ()




[...] Lorsque la littérature rencontre le cinéma, elle a pour intérêt de respecter l'oeuvre initiale tout en proposant une écriture courte, différente, mais toujours aussi sensible.
Christophe Léon, auteur engagé a su rendre compte de ce réalisme cru, de cette rage, en passant d'un média à l'autre.

Une lecture sur les bouleversements de la vie, sur la dissolution des liens familiaux, un voyage à travers le temps dans une société qui nous semble presque éloignée. ()





Christophe Léon, sans doute marqué par le film éponyme de Jacques Doillon, reprend le scénario et propose un nouveau récit, enrichi de son imaginaire, de son écriture très personnelle où le « je » s’associe à chacun de ses personnages. Marc d’abord, un adolescent perdu, peu soutenu et évoluant dans un milieu familial pesant, pas foncièrement mauvais mais en passe de le devenir puisque sécher les cours, voler par-ci par-là... Ce sont les seuls moyens qu’il ait trouvés pour que l’on s’intéresse à lui, pour avoir quelques repères ; même l’attention des flics est bonne à prendre. Nathalie ensuite ; Marc en apprenant l’existence de cette grande sœur jusque-là cachée se met à rêver, envisager un avenir, et décide de partir à sa recherche. Mais avant, besoin d’un passage à l’acte, une bravoure, de fric… ça tombe bien, le beau-père a ramené une arme. Et leur aventure démarre sur les chapeaux de roue. Gérard, entre en scène ; le flic est plutôt apprécié des jeunes, il y veille. De Montpellier à Sète, sur les routes, un huis clos mouvementé. Les dialogues, extraits du film, s’allient à la plume ciselée de l’auteur pour parler de solitude et de ce besoin d’amour qui ronge. )
Marc, 14 ans, mène une vie banale entre une mère alcoolique et un beau-père qu'il déteste. Jusqu'au jour où il apprend l'existence de Nathalie, sa grande soeur qu'il n'a jamais vue...
Arrêté par Gérard, un flic solitaire, alors qu'il vient de voler 300 francs dans une parfumerie, Marc braque le policier pour qu'il l'aide à retrouver Nathalie. Commence alors un étrange road movie entre Sète et Montpellier. Un voyage à huis clos où chacun fait claquer ses mots pour tenter d'exprimer ce qu'aucun ne parvient à dire : sa trop grande solitude et un irrésistible désir d'amour et de familles.

Courrier des auteurs le 08/05/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Un auteur qui s'est décidé à vivre pauvrement dans le luxe : l'écriture.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'amour, la solitude, la rage, un huit-clos doublé d'un road-movie.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Le poète écrivait qu'il fallait réinventer l'amour. Le flic pense plutôt qu'il faut réinventer les hommes."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Stairway to Heaven de Led Zeppelin

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'étrange et stupéfiante sensation d'une lecture qui bouleverse une vie.
()




J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur son parcours, son actualité et ses projets (Pépita-Méli-Mélo de livres).

Pour avoir lu plusieurs de ses romans (liens en bas de cet article), je peux vous dire qu’ils ne laissent pas indifférents. Ils font réfléchir à des sujets de société et creusent les relations humaines. Son écriture, très ciselée, va pourtant toujours à l’essentiel et laisse au lecteur une large liberté d’interprétation...





A Sète, Marc vit mal son quotidien d’adolescent aux côtés d’une mère dépressive, alcoolique et de son «mec » violent ou absent.
 
Un flingue dans l’armoire…
 
La découverte d’une grande sœur Nathalie… Une trahison maternelle plus cinglante encore…
 
Marc prend le flingue et sort : il passe la nuit dehors et au petit matin, entre dans une parfumerie et braque la vendeuse pour 500 balles…
 
Sur son chemin de fuite, se trouve le 4x4 minable de Gérard, un flic solitaire qui contraint par l’arme de Marc, accepte de l’aider à trouver sa sœur…
 
A trois, ils vont vivre une situation très tendue au cours de laquelle les comportements et les réactions générant inquiétude et malaise, laissent voir les souffrances de l’insupportable solitude et les espérances de vie affective.
 
Les dialogues et les ressentis des personnages s’expriment par des « je » successifs et un narrateur omniscient, comme un metteur en scène, orchestre les liens narratifs indispensables au fil de cette aventure conçue et vécue comme un road movie.
 
La langue est tantôt celle du discours très familier, tantôt celle du sud.
 
Un roman très bien construit, des personnages très attachants et une intrigue tout à fait crédible : un traitement particulièrement pertinent de l’adolescence difficile dans un contexte social très proche de la réalité contemporaine. ()



Marc, jeune garçon un peu paumé, habite une cité HLM de Sète. Il reçoit un jour un coup de téléphone de sa grande sœur, qu'il croyait décédée bien avant sa naissance. Face au refus de sa mère de s'exprimer, Marc bascule. Il vole le pistolet de son beau-père, braque une parfumerie, puis oblige un policier à le conduire dans sa voiture jusqu'à sa sœur tant espérée, espoir d'un avenir meilleur.
Le petit criminel est un film de 1990, salué par la critique, couronné de prix et de nominations. Le livre de 2013 est un exercice de style : rester fidèle au fil de l'histoire, depuis les lieux jusqu'aux comportements des personnages, reprendre l'intégralité des dialogues du scénario de Jacques Doillon, bref suivre un modèle tout en le novélisant. Quelle est alors la valeur ajoutée ? Elle tient en Christophe Léon lui-même, écrivain à la fois sensible et râpeux, qui sait rendre le réalisme cru et désespéré du film en des phrases courtes au présent, en des curieux changements de narrateur (« je, Marc,... », « je, le flic,... »)qui font passer les sentiments de chaque côté de la barrière de la « légalité ».
Car tout le film se basait sur cette confrontation, puis cette rencontre, entre les trois personnages, Marc, animal sauvage qui s'aveugle, la sœur, maligne mais trop jeune, et « le flic », compréhensif puis dépassé. L'introspection est calibrée à l'essentiel – et le scénario de Doillon était très précis. Un roman fort sur le besoin d'amour et de famille, ainsi qu'un exemple réussi et exigeant de passage d'un média à un autre, à découvrir dès 13 ans environ.
Je vous conseille de voir le film, bien sûr, et de lire pour compléter Le petit criminel de Jacques Doillon (Ecole des Loisirs, collection Medium/cinéma, 2008), qui reprend le scénario et la création du film (interviews, analyses...).
Marc, sur le point d'être emmené au commissariat, à sa soeur : « Si tu veux, on vivra tous les trois. Toi, moi et Stéphanie. Les autres, que dalle, je les emmerde ! ». ()
Ma photo
La vie n'est pas bien drôle pour Marc entre sa mère alcoolique et son beau-père qu'il déteste et qui traine dans des affaires pas trés nettes. Alors, le jour où Marc apprend l'existence d'une grande soeur, il "emprunte" 300 francs dans une parfumerie et part à sa recherche, le flingue de son beau-père caché dans sa poche.
La cavale commence...
Sur sa route, rapidement, Marc croise un flic, Gérard, qui sera tour à tour, son otage,  le représentant de la loi, son protecteur, son complice, le père qu'il n'a jamais eu... et qui l'aidera à retrouver sa soeur,  le seul espoir pour Marc de donner un nouveau sens à sa vie.
Librement calqué sur le film de Jacques Doillon, on suit dans ce véritable road movie 3 personnages sauvages, plein de hargne, réalisant un voyage en huis clos où les mots cognent comme des bombes. Un voyage commun; mais aussi un voyage individuel où chacun essaye de trouver une solution à ses blessures, à sa solitude, à son manque d'amour et à sa rage.
Pari réussi pour Christophe Léon de s'approprier une oeuvre et de lui donner sa petite marque personnelle. )



Marc, à 14 ans, n'a pas vraiment de repères parentaux. Sa mère trompe sa dépression dans l'alcool, son père est inconnu, son beau-père violent. Par hasard il apprend qu'il a une grande sœur qu'il ne connaît pas et que sa mère a toujours fait passer pour morte. Il décide de la retrouver, charmé par sa voix au bout du fil. Il l'espère différente, il veut croire qu'avec elle tout pourra changer. Alors il sèche ses cours, braque une parfumerie, se fait choper par un flic mal dans sa peau et l'oblige du bout de son flingue à le conduire jusqu'à sa sœur.

C'est un road movie improbable où un flic, un gosse et une presque femme se cherchent à coup d'insultes, de menaces, de confidences. Un mélange explosif dont Jacques Doillon a fait un film et Christophe Léon (Lire aussi Granpa', Le goût de la tomate, Ecran total, La randonnée, La balade de Jordan et Lucie, Qui va loi, revient près) un roman. Les dialogues claquent comme des balles entre les personnages unis dans la solitude et le mal de vivre. Obligés d'improviser sans mode d'emploi, sans modèle parental, ces trois là ont beaucoup de choses en commun, même si le flic a du mal à l'admettre. Une tendresse incontrôlable rebondit de l'un à l'autre, les unissant dans cette folle course contre la vie et la raison... dans cette folle course à l'amour et l'amitié. Un roman vibrant, entre Sète et Montpellier, à l'écriture directe. )



Christophe Léon  nous permet au travers de ce roman, de découvrir ou de redécouvrir l’histoire du  Petit Criminel de Jacques Doillon, film sorti en 1990, avec Richard Anconina et Gérald Thomassin. 

On y redécouvre l’histoire de Marc, 14 ans.
Celui-ci  vit dans une cité avec sa mère, alcoolique. Le papa de Marc les a quittés il y a déjà longtemps.  Marc est un peu à la dérive entre des rapports conflictuels avec sa mère et son beau-père, une vie scolaire loin d’être exemplaire. Marc n’est pas un délinquant, il est certes connu de la police mais pour des broutilles.
Et puis un  jour, à la maison, il découvre la présence d’une arme à feu (ramenée par son beau père) et surtout il répond à un appel téléphonique… Au bout du fil, une jeune fille qui veut parler à la mère de Marc et qui prétend être sa sœur.
Marc prend cette révélation comme une trahison de la part de sa mère. Il est alors pris d’un coup de folie, s’empare de l’arme à feu, quitte la maison. Il décide de braquer une parfumerie avec le seul objectif, avoir de l’argent pour partir à la recherche de sa sœur…
Tout ne se passe pas comme prévu,  Marc n’a rien d’un voyou (il paiera même un shampooing dans cette parfumerie, pris de remords) et à la sortie du magasin, il est arrêté par un flic qui le connaît qui sait qu’il n’est pas un voyou.
Marc décide à nouveau sur un coup de tête de prendre le policier en otage mais déclare qu’il se rendra à la police, une fois que celui-ci lui aura permis de retrouver sa sœur.
Commence alors, une cavale, un huit clos qui va de rebondissement en rebondissement (la rencontre avec Nathalie, la sœur, les tentatives de fuites de marc, celles de sa sœur…) qui va permettre à ces deux personnages que tout oppose de se connaître, de se découvrir, tant tôt par le dialogue, tant tôt par la provocation. C’est pour Marc une véritable recherche d’amour familial qu’il va découvrir grâce à Nathalie (sa sœur) et pour le policier, une main tendu à ce jeune de quartier dans la ligne directe de ce qu’il estime être son métier.

Un très agréable moment de lecture où Christophe Léon grâce à ce changement permanant de narrateur, (JE Marc, JE le flic, JE la soeur...) a su garder ce huit clos et  cette tension entre les deux personnages principaux du film. Ce roman a fait ressurgir  de bons souvenirs cinématographiques. Pour lecteur averti. ()




La mère de Marc lui a toujours dit que sa sœur ainée était morte alors qu’elle n’était qu’un bébé. Quelle est donc la surprise de l’adolescent quand Nathalie appelle à la maison pour parler à leur mère! C’est un déclencheur pour Marc qui est pris entre une mère alcoolo, un beau-père agressif et une école où il est incompris. Prenant le flingue que son beau-père cache dans une armoire, Marc s’enfuit avec pour seul bagage le numéro de la sœur qu’il ne connait pas. Lorsque sa route croise celle de Gérard, un flic aux bonnes intentions qui veut l’aider, mais qui se retrouve rapidement menacé, commence une cavale vers Montpellier où les solitudes se heurtent et jouent avec l’espoir de changer leur réalité. Mais quand un flingue est en jeu et que les émotions sont à fleur de peau, rien n’est simple.

Adaptation du film du même titre de Jacques Doillon, ce roman se caractérise par les narrateurs qui valsent au gré des pages, les trois personnages principaux, en plus d’un narrateur externe, prenant tour à tour le devant de la scène, permettant ainsi au lecteur de plonger dans leurs pensées pour mieux comprendre leurs actions. Il est question de famille, de solitude, de choix de vie, de destin, de préjugés, mais aussi de deuxième chance, de pardon, de renouveau. Quoique assez court, Le petit criminel s’adresse des lecteurs assez habiles étant donné les changements de narrateurs.

Mon avis :

Si l’ensemble des dialogues est extrait du film de Jacques Doillon, Christophe Léon meuble les trous, construit des personnages et leur donne des pensées, des intentions, des remords parfois, des espoirs souvent, s’appropriant l’histoire et entrainant le lecteur dans une aventure captivante.

Je n’ai pas vu le film de Jacques Doillon, mais le roman m’a renversée, le personnage de Marc étant criant de vérité et ceux de Gérard et de Nathalie étant aussi très riches. J’aime l’impulsivité de l’adolescent, sa carapace et son arrogance qui se marient bien avec sa fragilité. J’aime la solitude du flic, ce qu’on devine à travers ses gestes et qu’on découvre dans l’action nous entraine dans son appartement. J’aime les illusions de Nathalie, l’amour immense qu’elle se découvre pour son petit frère, son besoin de le protéger. En outre, le long huis clos dans la voiture permet aux mots d’être des bombes et d’éclater, certains blessant les passagers et d’autres permettant de détruire les barrières érigées entre eux.

Seul bémol, les changements de narrateurs sont annoncés systématiquement par un « Je, le nom du narrateur,… » et le tout devient lourd, surtout qu’il y a parfois des changements à chaque paragraphe. Pourquoi ne pas avoir opté pour un changement de typographie? Mais bon, si j’ai été dérangée par cette façon de faire au début, je l’ai rapidement oubliée pour me plonger complètement dans cette fascinante histoire ! (Sophie Lit, 27 juin 2013)




Après une énième dispute avec sa mère, Marc s’empare de l’arme de son beau-père et braque une parfumerie. Dans sa fuite, il rencontre un « flic » et, le menaçant de son arme, exige qu’il le conduise chez sa sœur. Une sœur qu’il ne connaît pas et dont il pensait, jusqu’à ce qu’elle appelle quelques heures plus tôt, qu’elle était morte. Encore un mensonge de sa mère. Une mère paumée, dépressive et dépassée par ses enfants comme par les hommes qui traversent sa vie.
S’ensuit un voyage Sète-Montpellier et retour avec sa sœur, Nathalie et le policier. Trois solitudes qui se rencontrent. Trois vies qui auraient du être autres.

Ce roman, à la fois inspiré et hommage au film éponyme de Jacques Doillon (dont Christophe Léon emprunte même les dialogues entre les trois personnages), est touchant dans le sens propre du terme.

Sa lecture laisse une emprunte. Comme dans tous les textes de Christophe Léon, elle transmet une conviction. Celle que tous ne sont pas gâtés par la vie de la même manière ; que l’égalité, l’avenir, les possibles, c’est pour ceux qui ont déjà. En même temps, le livre se referme sur un espoir, celui que cette rencontre ait créé quelque chose qui fait dire à l’auteur, paraphrasant Rimbaud : « Le poète écrivait qu’il fallait réinventer l’amour. Le flic pense plutôt qu’il faut réinventer les hommes ».

Peut-être que ce voyage, ces échanges, cette rencontre, contribueront à réinventer la vie des trois protagonistes. ()





Sujet : Marc, 14 ans, vit dans une famille recomposée : sa mère est alcoolique, son beau-père est violent. Il découvre par hasard une sœur ainée qu’il croyait morte. Il fuit son domicile, vole, commet un braquage suivi d’une tentative de meurtre et oblige un policier à une cavale d’un jour. Tout se termine au commissariat après ce «rêve fou» qui lui a permis de retrouver sa soeur.

Commentaire : Le style littéraire de ce roman est assez particulier : le lecteur passe de «je, Marc» à «je, le flic Gérard» et à «je, la sœur Nathalie». Le vocabulaire est adapté au personnage principal «dégueu, j’ai la rage,…» et le texte ignore la forme négative. Ce roman est composé de 24 chapitres regroupés en 6 parties correspondant aux personnages et lieux de cavale. En un jour, ce huis-clos, sous forme de rodéo mélodramatique, évoque les états d’âme et les actes d'une jeunesse désemparée. Un livre-miroir dans lequel la découverte de l'existence de la fratrie et sa recherche apparaissent comme la principale motivation du jeune adolescent. ()