... Délit de fuite est un roman concis, qui se lit d'une traite et dans lequel on s'attache tout de suite aux personnages. Leurs personnalités sont assez basiques mais elles sont le reflet de la pensée de tous les adolescents qui vivraient un tel drame. Sébastien et Loïc évoluent dans deux univers différents : l'un vient de la ville, l'autre de la campagne, mais il se produit dans leur interaction un lien très fort. Les sentiments respectifs de chacun sont finement explorés, tout en délicatesse, sans jamais tomber dans le pathos.
Délit de fuite est un récit de vie par excellence, racontant un événement marquant parmi ceux qui peuvent jalloner une vie. Il met en scène plusieurs sujets sensibles : il est à la fois question de sécurité routière (on ne rappellera jamais assez qu'il faut respecter les limitations de vitesse et bien observer autour de soi), mais aussi du délit de fuite en général et enfin de la confrontation d'une famille au coma. Trois sujets explorés ensemble et de façon complémentaire pour tisser une histoire cohérente, sur la culpabilité, la responsabilité et l'amitié. ()

Et aussi l'interview réalisée par Lirado



Ce roman est comme un coup de poing. Tout va vite, très vite, jusqu'à l'accident, qui semble être une bulle hors du temps. Le monde s'arrête, puis, reprend doucement son cours mais le déroulement en est haché et ralenti. Toutes ces impressions, Christophe Léon parvient à les retranscrire par le style. Rapides ou lentes, les phrases suivent le rythme et s'accordent ainsi parfaitement à l'histoire.
Les deux points de vue, Sébastien et Loïc, se complètent, se relaient, se superposent et le jeu des alternances rend l'intérêt croissant et le dynamisme permanent. Un seul regret : que le roman s'arrête.
Bilan : un coup de cœur pour cette écriture maîtrisée.  ()



... Un chassé-croisé mortel à l’écriture limpide, sans jugements ni complaisances cérébrales : Christophe Léon raconte des événements et la façon brute dont les personnages les vivent. Pris dans des réalités qu’ils n’ont pas vraiment le temps d’analyser, les héros agissent à l’instinct, et, malgré ou grâce à leurs fragilités personnelles, leurs réactions sont évidemment les bonnes. [...] La construction est astucieuse : nous suivons alternativement les personnages principaux, avec un « je » pour le torturé Sébastien, et un étonnant « tu » pour Loïc qui ne contrôle rien. Le tout se conjugue dans un présent cinglant, pour un roman aussi simple que fort. Le touche-à-tout Christophe Léon a encore frappé ! ()

Et aussi le portrait  de l'auteur croqué le 4 février par Sophie Pilaire sur le même site :




... C'est un roman magnifique, à tout point de vue. Il met en scène deux garçons attachants et met en évidence les problèmes et les cas de conscience que peuvent amener l'amour filial, l'amitié, la culpabilité, l'honnêteté, la douleur... Il nous fait nous poser cette si difficile question: Peut-on pardonner à l'impardonnable???

Je ne suis pas souvent partisane de ce genre de romans pour ados que je trouve soit trop mièvre ou au contraire trop provocateur, mais celui-ci m'a vraiment convaincue de par son thème et de par sa justesse...  Il n'est nullement question de faire l'apologie de quelque point de vue que ce soit et c'est ce qui en fait sa qualité.
J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire sur ce livre mais je me dis que j'en ai déjà beaucoup dit et peut-être avez-vous même lâché la lecture en cours, qui sait? :))
Bref, un livre, vous l'aurez compris que je vous recommande vivement. ()



Waou, quelle claque ce roman ! D'un côté nous avons Sébastien, 14 ans, de l'autre, Loïc, 17 ans. Le premier est avec son père en voiture, ils roulent à vive allure et renversent une dame sur le bord de la route. Le père de Sébastien ne s'arrête pas et prend la fuite. Loïc, lui, c'est le fils de la victime. Du jour au lendemain il se retrouve tout seul, sa mère est à l'hôpital pour une durée indéterminée. Le roman alterne de courts chapitres qui croisent les points de vue des deux garçons, la culpabilité pour l'un, la souffrance et la solitude pour l'autre. Au-delà du délit de fuite, ce roman aborde des thèmes essentiels comme l'amitié, l'honnêteté ou encore la solidarité. Les deux personnages centraux sont touchants et le récit est parfaitement ancré dans la réalité, ce qui donne encore davantage de force à l'histoire. Dès les premières pages, Christophe Léon happe son lecteur et le garde auprès de lui. Difficile de reposer le livre, difficile aussi de ne pas ressentir de l'empathie pour Sébastien et Loïc, deux victimes malgré elles. La plume de l'auteur m'avait séduite dans Silence, on irradie, une fois encore elle fait mouche et je suis ressortie de ce court roman toute étourdie. Un beau livre pour un bel écrivain, à découvrir si ce n'est déjà fait. ()


Une course folle en voiture, une personne percutée, une fuite qui commence...
Un accident, une mère à l'hôpital, la vie en solitaire...
Les destins de deux garçons vont se rencontrer dans ce livre bien mené, sur la loyauté, la responsabilité et l'amitié. (4ème de couv)
 Au volant de son automobile et en compagnie de son fils Sébastien, un homme très  pressé (il a rendez-vous avec un plombier) roule à toute allure vers sa maison de campagne sur des petites routes dangereuses. Brusquement, c'est le drame : la voiture percute une femme qui descendait de son véhicule dans lequel se trouve encore son fils Loïc. Le père de Sébastien prend la fuite. Son fils ne comprend pas le geste de son père, cet assassin, ce lâche. Loïc, lui, se retrouve confronté au coma de sa mère.
Les 2 narrateurs :
Sébastien, des parents divorcés, a 14 ans et vit en ville.
Loïc, son père est mort quand il avait 6 ans, a 17 ans, vit et travaille en apprentissage à la campagne.
Les chapitres mettent en scène, tour à tour chacun des narrateurs. Sébastien s'exprimant à la 1ère personne, Loïc à la seconde personne. Cela donne un ton particulier à ce roman (le lecteur se sentant concerné par le "tu") et facilite l'attachement aux 2 narrateurs qui est immédiat.
Voilà un bon moment de lecture en compagnie de ce roman qui explore plusieurs sujets sensibles : la sécurité routière, le délit de fuite et la confrontation d'un individu au coma prolongé d'un proche. ()



[...] J'ai lu le livre d'une traite, je n'arrivais pas à m'arreter tellement j'étais à fond dans ma lecture. Les deux personnages narrent en alternance l'histoire. Sébastien à la première personne et Loïc à la deuxième personne du singulier. C'est moins classique mais on se sent concerné par le "tu". On a une fin ouverte qui m'a quand même plu. La suite me parraissait logique.

Un gros coup de coeur pour ce livre touchant sur la culpabilité, la responsabilité et l'amitié.()




logo du Sceren[...] Christophe Léon alterne les chapitres, qui mettent alors respectivement en scène Sébastien, le fils du coupable, qui voit en son père un assassin puis un lâche, et Loïc, le fils de la victime, seul pour affronter et gérer le coma de sa mère, puis son amnésie. Leurs points de vue se superposent, se complètent, s'assimilent, contribuent à la force de ce récit.

Le style adopté par Christophe Léon est étonnant de justesse. Noter le "je" employé pour Sébastien : un Sébastien qui lutte en permanence avec ses douleurs, ses angoisses, ses sentiments ; et le "tu" lorsque Loïc est le narrateur : un Loïc submergé par les événements tragiques, qui ne semble plus rien contrôler, même plus lui-même.

Les thématiques abordées sont sensibles : le délit de fuite, la culpabilité, la confrontation d'un jeune adolescent au coma de sa mère...

Délit de fuite est un roman brut, qui file à toute allure comme la voiture du père de Sébastien.

Délit de fuite est un roman bouleversant, porté en cela par une écriture et un style d'une grande maîtrise.

Délit de fuite est un roman qui se lit d'une traite et surtout qui ne s'oublie pas.

Délit de fuite est un livre à lire et faire lire absolument.

Très certainement mon coup de coeur de l'année... (Virginie Chavant, Educ-Revues)




Nul ne peut sortir indemne de la lecture de Délit de fuite de Christophe Léon. Nul ne peut fermer ce roman destiné aux adolescents sans une foule de questions en tête, la fin proposée par l’auteur étant ouverte. Nul ne peut prédire ce qui arrivera au père de Sébastien dans les pages blanches, ni s’il sera possible à Sébastien et à Loïc de rester amis en sachant que le père du premier est le chauffard responsable du coma dont vient à peine de sortir la mère du deuxième.

Il a suffi qu’un soir, trop pressé, un homme choisisse de ne pas s’arrêter après avoir heurté une femme qui sortait de sa voiture. Il a suffi qu’il fasse flamber à des kilomètres du délit la voiture incriminante. Pour que lui oublie. Fasse semblant que rien ne s’est pas passé. Mais pas son fils.

Car Sébastien est obsédé par ce qui s’est passé. Il n’arrive plus à penser à autre chose. Et avec raison. Quand on a quatorze ans et qu’on vit avec sa mère à temps plein sauf un weekend sur deux qu’on passe avec son père dans sa maison de campagne, comment arriver à faire abstraction d’un tel crime? Comment ne pas l’avoir continuellement en tête? Comment dormir alors qu’on voudrait crier?

Une femme est peut-être morte. Pas question pour Sébastien d’oublier ni d’en rester là. Il doit faire quelque chose. Savoir. Internet lui apprendra que son père, même s’il a commis un délit de fuite, n’a tué personne. Un coup de fil lui permettra d’en savoir plus. Une visite à l’hôpital fera le reste.

Délit de fuite prête voix aux deux adolescents à tour de rôle. Deux adolescents qui ne se seraient peut-être jamais rencontrés s’il n’y avait eu ce geste irréversible. S’il n’y avait eu ce besoin de savoir de l’un. Ce besoin de sortir de l’isolement de l’autre. Ce besoin d’un ami de la part des deux.

Mais peut-on être l’ami du fils de celui qui a rendu sa mère amnésique? Peut-on lui faire confiance quand on apprend qu’il n’a pas menti en disant qu’il n’avait vu sa mère qu’une seule fois, mais que cette fois-là c’était le soir de l’accident, détail qu’il a bien sûr caché?

Nul ne peut sortir indemne de Délit de fuite, pas plus les lecteurs que les personnages. Délit de fuite est un roman bouleversant. Grave. Poignant. Un grand roman. ()



Le soir où son père a renversé une femme, avant d’accélérer tous feux éteints, Sébastien était installé sur le siège passager. Ce même soir, Loïc était, lui, le passager de la voiture de sa mère, qui au moment de sortir de l’habitacle a été happée par le bolide. Les deux garçons vivent le même cauchemar, mais pas à la même place. La culpabilité du premier le poussera vers la peine de l’autre, la vie se chargera d’essayer de transformer tout ce maelström en un beau sentiment, l’amitié. Christophe Léon, l’auteur de ce roman prenant, semble croire profondément à la force constructive de la jeune génération, en sa droiture. Les adultes sont parfois si inconséquents, si faibles, si limités. Pour trouver des êtres majeurs fiables, il faut chercher derrière les apparences. La charge est sévère. Voilà ce qui est dit ici, au fil de cette histoire à la fois simple et extraordinaire. L’écriture est comme le propos, humble, sensible et juste. ()


Double actualité pour Christophe Léon : Délit de fuite, paru en 2011, est adapté à la télévision pour France 2 – avec en têtes d’affiche Eric Cantona, Mathilda et May et Tom Hudson qui a remporté ce week-end le Prix du meilleur espoir masculin au festival de la Rochelle, et un roman de rentrée dérangeant, La vie est belle.

Christophe Léon n’en finit pas d’interroger son époque. A l’instar d’un Guillaume Guéraud, il triture nos vies, empruntant des chemins politiquement incorrects, en cherche les failles et nous donne à voir des regards d’adolescents sur les adultes, embarqués malgré eux dans des drames ou des dérapages. Et le lecteur de se demander « et si ça m’arrivait à moi ? ».

Délit de fuite raconte le destin croisé de deux adolescents qu’a priori rien ne rapproche. Hormis leur solitude. Comme chaque vendredi soir une semaine sur deux, Sébastien, ado de quatorze ans aux parents divorcés, part à la campagne avec son père. Celui-ci roule à toute vitesse dans la nuit et heurte, par inadvertance, une femme sur la route d’un hameau isolé. Sébastien pense que son père va lui porter secours, mais impassible, ce dernier poursuit sa route. Plus loin, sur l’autoroute, il met le feu à sa voiture, histoire de ne laisser aucune trace. Incident clos, circulez, y a rien à dire.

« Il n’y a pas eu d’accident. Tu dois oublier.
Il n’y a jamais eu d’accident. Un point c’est tout ».

 Tandis que son père les entraîne dans la spirale infernale du déni, Sébastien, s’enfonce dans le mutisme et la colère.

 « Il y a entre nous une nuit, une voiture brûlée, des mensonges et un secret inavouable.
Peut-être même une morte. »

Choqué, le jeune garçon va chercher à se rapprocher de la victime qui se trouve dans le coma. A l’hôpital, il rencontre Loïc, dix-sept ans, fils unique de la victime, qui est en apprentissage dans une ferme. Sans dévoiler la raison de sa présence, Sébastien va sympathiser avec Loïc…
On a été habitué à nombre de scénarios où les ados font des conneries et où les parents les aident à rectifier le tir, petite leçon d’éducation à l’appui. Ici, c’est l’inverse. Un adolescent cherche à placer son père face à ses responsabilités. Facile, direz-vous ? Pas tant que ça, car les sentiments entre père et fils et les rôles de chacun sont complexes. La force de ce roman est de mettre au jour la fragilité et le dilemme de l’adulte qui choisit la lâcheté en tant que citoyen au prétexte de ne pas fuir ses responsabilités de père.

« Un jour, on se rend compte que les parents ne sont que des répliques de soi-même, en plus grand.
Ils ont les mêmes angoisses, les mêmes craintes et aussi les mêmes joies.
Des gamins avec des seins et des moustaches. Du poil aux pattes et du rouge à lèvres. »

France 2 a eu la bonne idée d’adapter ce roman pour la télévision, avec Eric Cantona et Mathilda May. Sa sélection dans la compétition du festival de La Rochelle qui vient de s’achever ce week-end, est déjà la preuve que c’est une réussite : Tom Hudson, dans le rôle de Loïc y a remporté le Prix du jeune espoir masculin.

Quelles sont les frontières entre le coupable et la victime ? Est l’une des grandes questions qui semble travailler Christophe Léon. Car c’est l’un des thèmes abordés dans son dernier roman, l’un des plus intéressants de cette rentrée littéraire version ados, La vie est belle, une histoire où elle ne l’est justement pas – belle –, la vie.

Le père de Lewis, Pierre Delacroix, cadre chez Violet, un opérateur téléphonique majeur du marché à la politique de ressources humaines déplorable (tout le monde suit ?), déprime depuis quelques années. Déplacé, déclassé, le père de Lewis a perdu le goût de la vie, harcelé par son entourage professionnel. Le livre commence comme un compte à rebours. Un homme suspend ses pieds dans le vide… Une succession de flashbacks nous fait revivre le film de la vie de famille à travers les yeux de l’adolescent depuis les moments joyeux : Lewis a neuf ans, admiratif de son père fraîchement promu, les projets en famille, la mère qui soutient son mari jusqu’à la descente aux enfers et l’issue fatale où personne n’a rien vu venir. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car la vie continue, et Lewis échafaude le projet, encore assez vague, de venger son père. En bon enquêteur, il va s’arranger pour devenir l’ami de Julia, la fille du patron de son père, celui par qui tout a basculé. S’infiltrer, pour mieux se venger. Oui mais comment ? Christophe Léon nous emmène habilement dans la peau de celui qui voudrait réparer mais qui ne sait plus très bien ce qu’il est venu chercher dans cette famille finalement sympathique. Christophe Léon a l’écriture cinématographique et sombre, et ce roman dérangeant qui frappe fort et juste, au sujet de société très actuel pourrait bien tenter une fois de plus une production. ()



Dans le cadre du festival «Chemin faisant», du 15 au 18 avril, 52 bibliothèques de Midi-Pyrénées conjuguent leur savoir-faire pour conserver et promouvoir les livres pour la jeunesse. Un écrivain de renom est donc invité pour inaugurer le lancement du cycle «Un livre/un film». Christophe Léon sera présent pour la projection du film «Délit de fuite» diffusé par France 2 il y a quelques temps avec Eric Cantona et Mathilda May, il est l'auteur du livre éponyme adapté à l'écran avec grand succès. Une rencontre suivra avec un public adolescent et adulte autour de l'adaptation d'un livre à l'écran. Christophe Léon est un auteur pour la jeunesse prolifique et engagé, il est né en 1959 et vit en Dordogne.

Mediathèque : projection du film «Délit de fuite» jeudi 17 avril à 14h30 suivie d'une rencontre avec l'auteur Christophe Léon. ()




Coup de cœur pour le roman jeunesse Délit de fuite de Christophe Léon.
Un accident de voiture, une femme renversée, un père qui choisit de continuer sa route… la femme morte ? ou pas ? Sébastien a vu, son père lui répète qu’il ne s’est rien passé… Mais cette obsession ne quitte pas le jeune garçon : morte ? pas morte ?
Après quelque recherche il finira pas rencontrer le fils de cette femmes…
Les deux adolescents se succèdent chapitre après chapitre pour nous raconter leur histoire qui est bien emmêlée…
Bouleversante cette histoire… un qui sait que son père est celui qui a transformé la vie de l’autre qui devient presque son ami. Cela peut-il durer ?
Un roman grave dont nous ne sortons pas facilement.

Ce roman est paru aux éditions La Joie de Lire. Il est pour les ados et les adultes. ()





Parution le 6 mai 2015 chez Sinnos Editrice, en Italie, sous le titre REATO DI FUGA.

Arriva in Italia il romanzo di Christophe Léon Reato di fuga: una storia di adulti immaturi e di scelte difficili, di verità e menzogne, del delicato rapporto tra genitori e figli e di amicizie imprevedibili.

Sebastien ha quattordici anni. I suoi genitori sono separati e un po’ immaturi. Lui è viziato e quasi annoiato. Ma una sera, mentre stanno andando a trascorrere il solito weekend in campagna, suo padre investe una persona e non si ferma.
Loic ha diciassette anni. Vive solo con sua madre e divide la sua vita tra la scuola e il lavoro in una fattoria. Almeno fino a quando una macchina pirata investe sua madre. Iniziano così corse all’ospedale, attese che la madre si risvegli, solitudini.
Ma poi si presenta a Loic uno strano ragazzo (Sebastien) che dice di aver conosciuto sua madre e che diventa un amico provvidenziale, nonostante tutto.

di Christophe Léon – Pag. 160, euro 10,50 – Collana Zonafranca – ill. di copertina di E. Antonioni

Da Reato di fuga /Délit de fuite nel 2014 è stato tratto un film per la tv francese con Eric Cantona nel ruolo del padre. )





 Della Passarelli mi aveva parlato appassionatamente di questo libro durante un campo Ibby Italia a Lampedusa. Ne aveva parlato anche ai ragazzi incontrati sull’isola come dichiara nel volume.
La storia era piaciuta ai ragazzi come era piaciuta a me. Oggi il romanzo scritto da Christophe Léon è sugli scaffali per merito delle edizioni Sinnos, con il bellissimo titolo Reato di fuga. Per l’edizione francese era Délit de fuite, omissione di soccorso.
Il titolo è una scelta difficile per un editore, il titolo, assieme alla copertina, è “l’abito” con cui il libro si presenta al potenziale lettore. Titolo e copertina dichiarano il progetto che sta alle base del prodotto editoriale. Altro elemento determinante per un libro tradotto è la lingua italiana usata, è il ritmo della storia che che le parole sono in grado di mantenere.
Federico Appel per me è scrittore, illustratore, editor. Non lo avevo annoverato nella lista dei traduttori.
Ora lo scopro traduttore capace di coinvolgere il lettore in un plot narrativo complesso, in una storia che dibatte temi come legalità e illegalità, sentimento e azioni, viltà e coraggio.
Una storia di scelte, di rapporti tra un ragazzo e il proprio padre, di delusioni, di necessità di vivere relazioni vere, di assumersi le responsabilità del proprio agire, qualunque cosa ciò possa comportare.
Federico Appel incontrerà, da traduttore, i ragazzi del liceo Galvani di Bologna per parlare di questo libro, per confrontarsi con loro, coinvolti, nella loro scuola, in un progetto sperimentale di traduzione.
Questo succederà il 5 giugno all'interno del programma Nove giorni in una soffitta, la settimana dedicata all’editoria francese promossa da Giannino Stoppani Cooperativa Culturale e Libreria per Ragazzi, Accademia Drosselmeier con la collaborazione di Alliançe Francaise di Bologna, SalaBorsa Ragazzi, Biancoenero, Camelozampa, Sinnos, Vitamina.

Bruno Munari nel saggio Arte come mestiere, Laterza, ci ricorda che un buon libro può aiutare gli adulti di domani ad “un buon comportamento sociale, non nel senso dell’obbedienza cieca e assoluta dei superiori e del timore delle autorità anche se fasulle, bensì al rispetto della propria personalità e di quella degli altri (...) alla possibilità di prendere delle decisioni...”.
Il libro entra a pieno titolo nella nuova selezione dei libri della Biblioteca della Legalità che da Isola del Piano e dalle Marche auspichiamo possa diventare esempio di buona pratica su tutto il territorio nazionale. ()




Reato di fuga arriva in Italia ed è subito un successo. Il romanzo di Christophe Léon narra una storia di adulti immaturi e di scelte difficili, di verità e menzogne, del rapporto tra genitori e figli e di grandi amicizie.

Sebastien ha quattordici anni, i suoi genitori sono separati, è un ragazzo viziato e annoiato. Una sera, mentre sta andando con il padre a trascorrere il solito weekend in campagna, il papà investe una persona e non si ferma.

L’uomo ha inscenato un incidente, dato fuoco all’auto e ha fatto promettere al figlio di dimenticare tutto, comportandosi come se nulla fosse accaduto, da immaturo come è sempre stato.

Loic ha diciassette anni e vive solo con la madre, e si divide tra scuola e il lavoro in una fattoria, fino a quando una macchina pirata investe sua madre.

È solo di fronte al dolore, alla paura di perdere la madre, ma nonostante tutto non fugge, affronta gli eventi e cresce.

Sébastien cerca on line informazioni sull’incidente e si presenta a Loic in ospedale, sostenendo di aver conosciuto la madre e diventa piano piano suo amico.

Due vite segnate da un unico evento, responsabilità e scelte. Sono i due protagonisti che raccontano gli eventi dalla loro prospettiva, Sebastian narrando in prima persona e Loïc che viene visto dall’esterno.

Compare il noi, quando i due ragazzi condividono una cena, una giornata di pesca in riva al fiume o una partita a domino intorno al letto d’ospedale della mamma di Loïc.

Da questo romanzo, in Francia, è stato tratto un film Tv che ha come protagonista Eric Cantona.

Luigi pensa questo: (14 anni) Ho trovato la storia molto avvincente, mi ricorda i fatti di cronaca che vedo spesso in televisione o di cui mamma e papà parlano leggendo qualche giornale locale. Sébastien, mi piace molto, ha la mia età ed è molto maturo, sicuramente più del padre, che trovo molto incosciente oltre che immaturo. Mi è piaciuta molto l’amicizia tra i due ragazzi e spero che il film arrivi presto in Italia per poterlo vederlo. ()




[...] Les 2 narrateurs :
Sébastien, des parents divorcés, a 14 ans et vit en ville.
Loïc, son père est mort quand il avait 6 ans, a 17 ans, vit et travaille en apprentissage à la campagne.
Les chapitres mettent en scène, tour à tour chacun des narrateurs. Sébastien s'exprimant à la 1ère personne, Loïc à la seconde personne. Cela donne un ton particulier à ce roman (le lecteur se sentant concerné par le "tu") et facilite l'attachement aux 2 narrateurs qui est immédiat.
Voilà un bon moment de lecture en compagnie de ce roman qui explore plusieurs sujets sensibles : la sécurité routière, le délit de fuite et la confrontation d'un individu au coma prolongé d'un proche. ()


    [...] Les phrases sont courtes, exprimant le désarroi des deux personnages principaux qui narrent en alternance l’histoire. Sébastien parle au « je », alors qu’on suit Loïc au travers d’un « tu », assez révélateur du fait qu’il n’a pas la maîtrise de ce qui se passe. Le récit est au présent, ce qui augmente l’idée de tension et d’inconnu, gardant le lecteur captif du récit malgré l’absence de véritable action.
En effet, il y a beau avoir plusieurs moments d’introspection et peu d’action véritable après le délit de fuite, j’ai eu l’impression de lire un thriller tellement la tension est palpable. Page après page, je me suis demandé si Sébastien allait parler, lui qui tient entre ses mains le futur de son père, marchant sur une corde raide entre responsabilité et loyauté. J’ai d’ailleurs aimé sentir que l’auteur ne portait pas de jugement, se contentant d’ouvrir la réflexion.
C’est un chouette livre et il me semble aussi être un bon outil pédagogique pour l’alternance des narrations et du style, ce dernier caractérisant chacun des personnages. En plus, c’est une petite plaquette qui se lit rapidement. À faire découvrir, donc!  ()

***

Et aussi l'entretien pour le site de Sophie Lit, qui commence comme ceci :  J'ai lu plusieurs bons commentaires il y a quelques mois à propos de Délit de fuite sur des blogs de lecteurs que je fréquente et, après avoir attendu patiemment que le bouquin soit disponible à ma bibliothèque, je n'ai pas été déçue! C'est le premier roman que je lis de cet auteur, mais ce ne sera pas le dernier tant j'ai aimé son écriture. Délit de fuite a d'ailleurs éveillé ma curiosité et Christophe Léon a été très sympathique en acceptant de répondre à mes questions! Voici notre entretien...




[...] L'histoire d'un père, égoïste, lâche, orgueilleux, qui fera tout pour ne pas finir sa vie en prison. Mais son fils de 14 ans n'a pas le destin d'un assassin, d'un fauteur de trouble, d'un tueur... Et il ne peux plus se taire. 
L'écriture est parfaite, et très forte. Des questions nous viennent à l'esprit. Les personnages correspondent très bien à l'histoire, on a beaucoup de détails. Le roman est en deux parties : Sébastien, Loïc. Sébastien raconte à la première personne du singulier et Loïc à la deuxième. Ils alternent à chaque chapitre. J'ai trouvé cette idée très étonnante au début, mais on s'y fait vite, et finalement ça rajoute une touche de réalité au roman, les deux peronnages ont l'air plus proches.
Ce qui m'a le plus touchée je pense, c'est l'attachement que porte Sébastien sur tous les gens qui l'entourent, aussi bien la mère de Loïc (que son père à failli renversé), que ses parents...

Ce livre est très réussi! Si le résumé vous plait, que vous aimez les histoires assez tristes, ou même les romans policiers, laissez-vous tenter! C'est, pour moi, un pur succès !
Peut être lu par des adultes et des adolescnts. ()




[...]Christophe Léon raconte la rencontre de deux garçons solitaires, Sébastien avec le divorce de ses parents, et Loïc de par la cruauté de la vie. Ce texte bouscule dans la forme comme dans le fond. Il est bien construit, fluide et surtout très fort...()



[...] l’alternance de la narration à la première et à la deuxième personne renforce le caractère des personnages incarnés par Sébastien et Loïc. Une réussite pour ce roman qui incontestablement peu faire débat .(Comité de Lecture de Littérature Jeunesse CRDP Paris, 27 décembre 2011)



[...] Le roman est poignant, l'écriture concise et efficace. Les chapitres font alterner le point de vue des deux adolescents, et le lecteur prend la mesure des conséquences que peut avoir une mauvaise décision, prise dans l'urgence. C'est un roman d'apprentissage sur l'amitié, mais aussi le sens des responsabilités, la culpabilité.À partir de 14-15 ans, sans réelle limite supérieure d'âge. ()



[...] C’est un livre très fort, puissant, qui vous prend et ne vous lâche plus. On se trouve dans la peau de Sébastien, aussi bien que dans celle de Loïc. Le regard de ces deux adolescents sur les adultes ne vous laissera pas indifférent. C’est aussi une belle histoire d’amitié et une réflexion sur la lâcheté et la responsabilité. ()



[...] Ce livre emprunte le chemin direct de la question d'éthique et de la crise de conscience. Les personnages sont attachants. On est pris d'empathie pour eux. J'ai dévoré ce livre, je n'arrivais plus à m'arrêter, je voulais connaître la suite. Le sujet difficile, et qui peut être dérangeant, un père fait un délit de fuite après avoir heurté violemment quelqu'un, est vraiment bien mené. L'écriture est fluide. ()



[...] J'ai lu le livre d'une traite, je n'arrivais pas à m'arreter tellement j'étais à fond dans ma lecture. Les deux personnages narrent en alternance l'histoire. Sébastien à la première personne et Loïc à la deuxième personne du singulier. C'est moins classique mais on se sent concerné par le "tu". On a une fin ouverte qui m'a quand même plu. La suite me parraissait logique.
Un gros coup de coeur pour ce livre touchant sur la culpabilité, la responsabilité et l'amitié. ()


 
"Délit de fuite" primé et adapté par France 2

Le roman de Christophe Léon, "Délit de fuite", paru aux éditions La Joie de Lire, a reçu le prix littéraire "Gagnant Lecture" décerné par l’association "Brouillon de culture". Parallèlement, "Délit de fuite" fait l’objet d’une adaptation pour la télévision par Thierry Binisti (La Bicyclette bleue), qui sera diffusée sur France 2 en 2013. Eric Cantona jouera le rôle du père qui, en voiture avec son fils, renverse une femme (Mathilda May) et prend la fuite demandant à son fils d’oublier cet évènement. Son fils, traumatisé, essaie d’entrer en contact avec le fils de la victime. ()




Un polar atypique, dont l’intrigue simple, tirée du quotidien, a des accents cornéliens.
Sébastien, 14 ans, est un enfant du divorce. Tous les quinze jours, son père vient le chercher pour l’emmener passer le week-end dans leur maison de campagne, afin de restaurer des “relations père-fils”, qui laissent l’ado dubitatif.
Ce week-end là, on décide de partir dès le vendredi soir, rendez –vous est pris avec le plombier. Stressé par le temps qui fuit, le père roule à toute allure, traverse les villages le pied sur l’accélérateur sans voir, dans la nuit, une femme qui sort de sa voiture garée sur le bas-côté. La Rover la percute de plein fouet, Sébastien hurle et, à son grand désarroi, au lieu de s’arrêter, son père prend la fuite, roule jusqu’à l’aube avant d’incendier sa voiture sur une aire de stationnement. Il ordone à son fils d’oublier ce qui s’est passé. L’univers de l’abo bascule : son père est un lâche, doublé d’un assassin, une révélation terrible. Tandis que Sébastien tente de se remettre du choc et exprimer sa rébellion avec les moyens de fortune, Loïc, dix-sept ans, fils de la victime, tremble dans un couloir d’hôpital pour la vie de sa mère. Elle s’en sort de justesse mais reste amnésique et ne le reconnaît même plus.
À bout de remords, Sébastien va entrer en contact avec Loïc, sans lui dévoiler son identité. Entre les deux victimes secondaires de l’accident, une amitié pudique et sincère se noue, le temps des vacances de février alors que Sébastien tente de trouver en lui la force d’avouer le crime de son père. Sans jamais réussir, jusqu’à la fin, où il trouvera le courage de placer le coupable face à ses responsabilités.
Dans ce roman bouleversant aux accents de thriller, Christophe Léon alterne les chapitres à la première personne, dans lesquels Sébastien tente tant bien que mal de survivre à ses désillusions et ceux, à le deuxième personne, où Loïc lutte contre l”accablement et tente par tous les moyens d’aider sa mère à retrouver la mémoire.
Le récit est prenant, et sonne juste.
Il parle de responsabilité, de courage, de désarroi et d’amitié. Des non-dits, aussi, qui finissent par miner les relations familiales. Des regards des ados sur leurs géniteurs. De leur façon à eux de se prendre en mains ou de choisir la fuite intérieure.
Un beau “polar” du quotidien, résolument psychologique. Une réussite. )




 



J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur son parcours, son actualité et ses projets (Pépita-Méli-Mélo de livres).

Pour avoir lu plusieurs de ses romans (liens en bas de cet article), je peux vous dire qu’ils ne laissent pas indifférents. Ils font réfléchir à des sujets de société et creusent les relations humaines. Son écriture, très ciselée, va pourtant toujours à l’essentiel et laisse au lecteur une large liberté d’interprétation...




« J’ai écrit un téléfilm qui s’appelle “Délit de fuite” et qui sera diffusé au mois de septembre sur France 2. Éric Cantona joue notamment dedans. Le film a été tourné à Lyon, mais c’est un projet très périgourdin en quelque sorte. En effet, l’histoire est tirée du roman de Christophe Léon, un de mes voisins qui est auteur pour la jeunesse.

Je l’avais invité pour en parler quand j’animais une émission à la radio Bergerac 95. Quand on est sortis du studio, je lui ai demandé de m’apporter son livre. Je l’ai lu, j’ai été emballée et j’ai tout de suite proposé à un producteur d’en faire un téléfilm. Il a accepté. » ()




Roman jeunesse pour une fois: un garçon voyage en voiture avec son père, l'ambiance est tendue, un accident survient, le père choisit la fuite en bagnole. A partir de ce point de départ dessiné de façon efficace et rapide au chapitre premier, l'auteur fait évoluer ses personnages au fil d'un roman à deux voix - la voix du "je" et celle du "tu", qui est celle du fils de la victime de l'accident, puisque victime il y a. Mine de rien, l'auteur amène aussi un certain nombre de thèmes difficiles qui achèveront d'intéresser le lecteur: adolescence, relation entre les générations, handicap, alcoolisme, école, etc. Un roman nerveux et rythmé, fort bon et intelligent. )



Un père divorcé emmène son fils à la campagne. Ambiance tendue, accident, fuite du père en voiture, avec le fils... un chapitre court et tout démarre. "Délit de fuite" est un excellent roman jeunesse signé Christophe Léon. Il est bien écrit, solidement construit et aborde des thèmes peu évidents mais qui concernent les adolescents, qui sont le public visé par ce livre.
 
Côté écriture, le lecteur appréciera la construction à deux points de vue: celui de Sébastien, fils du père qui commet le délit de fuite, et celui de Loïc, fils de la victime - une femme, qui perdra la mémoire des suites de l'accident. Ces deux points de vue s'expriment en alternance stricte, et se distinguent par l'utilisation du "je" pour Sébastien et par le "tu" pour Loïc. Ce sont deux manières d'interpeller le lecteur. La troisième personne du singulier interviendra dès lors que les deux garçons vont se rencontrer et s'apprécier.
 
L'auteur a aussi un sens du rythme. On goûte ses successions de phrases sans verbe, qui recréent un stress, une tension dans le récit et l'accélèrent. D'une manière générale, l'écriture est du reste fluide, sans fioriture, et appelle une lecture rapide: ça se dévore.
 
Et mine de rien, les thèmes abordés n'ont rien de facile: autour de l'adolescence, il y a l'école, l'alcoolisme, le divorce, la perte d'êtres chers, le fait d'assumer ou non, le handicap... En contrepoint, les scènes situées dans la nature, en particulier la partie de pêche, constituent des contrepoints qui peuvent paraître reposants. Naturellement, la relation, marquée par un désenchantement brutal, entre un fils et un père qui s'avère lâche occupe le coeur de ce roman: comment se positionner? On sent que Sébastien se cherche, et recherche l'épreuve de force avec son père. Du reste, les existences de tous les personnages se trouvent chamboulées par l'accident, d'une manière ou d'une autre. L'auteur les laisse évoluer...
 
... et boucle sur une fin ouverte. "Délit de fuite" est un roman intelligent, nerveux, tout en tensions, qui se dévore certes, mais donne aussi à réfléchir sur quelques thèmes et situations difficiles. ()




Téléfilm inédit, réalisé par Thierry Binisti, Délit de fuite es tprogrammé en première partie de soirée ce mercredi 8 janvier 2014 sur France 2. Écrit par Julie Jézéquel. D’après l’ouvrage Délit de fuite de Christophe Léon (éd. La Joie de lire, Genève).

L'histoire...Sébastien Lecoeur, 15 ans, accompagne son père, Paul, à la campagne pour le week-end. Ce dernier, pressé d’arriver avant la nuit, conduit vite, trop vite. Une silhouette sort d’une auto stationnée sur le bas-côté. Paul la percute de plein fouet. Sébastien panique en voyant son père refuser de s’arrêter. Paul ne changera pas de ligne de conduite : il n’y a jamais eu d’acciden t! Sébastien, traumatisé par cet événement et n’acceptant pas le déni de son père, va s’impliquer au fil des jours dans une relation reposant sur un trop lourd secret…

Eric Cantona : "L’idée de tourner avec le réalisateur Thierry Binisti me plaisait beaucoup. J’aimais aussi la question essentielle soulevée par le scénario, celle que chacun se pose face à une situation grave : « Qu’aurais-je fait ? ». Certains croient probable- ment qu’ils adopteraient la bonne attitude alors que, le moment venu, les choses ne se passent pas forcé- ment comme prévu. Ce film montre aussi comment l’af- folement peut influer sur le jugement d’une personne et de quelle manière quelqu’un, en apparence honnête, s’en- ferme dans le mensonge. La complexité de Délit de fuite nous ramène d’une certaine façon à la réalité. Pour ma part, je n’ai heureusement jamais été confronté à un tel choix, et tant mieux, car je ne sais vraiment pas ce que je ferais à la place de mon personnage".

Avec Éric Cantona (Paul), Jérémie Duvall (Sébastien), Tom Hudson (Loïc), Mathilda May (Cécile), Isabelle Candelier (Francine). ()




Desde que conocí este libro supe que quería leerlo, pues es un tema que me llama bastante y la sinopsis pues tiene buena pinta, así que desde que tuve a este pequeño pero gran libro en mis manos lo leí en un momento.

Delito de fuga nos habla de eso tan miserable como atropellar a alguien y darse a la fuga, pero la historia no se queda solo ahí, me gusta como está desarrollada, pues aunque empieza fuerte no pierde intensidad y casi no se puede dejar de leer. Está narrada por un lado por Sébastien en primera persona y por Loïs en segunda, algo que también me ha gustado, me gusta conocer tan bien estas dos historias y que no sean necesarias muchísimas páginas más para conocerlos y ponernos en su piel, sin páginas de relleno el autor cuenta esto perfectamente y consigue hacernos aflorar sentimientos, algo de lo que está repleto el libro pues habla del después de algo tan horrible, me gusta que se le de esa importancia a estos dos chicos.

Esta es una lectura muy rápida, ya de por sí, sus pocas páginas ayudan pero la pluma del autor es buena y hace que se lea en una tarde, pero cuando lo termines lo tendrás durante horas en la cabeza, por lo menos esto es lo que me ha pasado, me he quedado en plan recordando sobre todo a Sébastien.

Quizás me hubiese gustado alargar un poco más el final, ya que aunque lo deja todo cerrado me quedé con ganas de más, de explicaciones que aunque realmente no son necesarias si que me hubiese gustado leerlas. Seguramente me hubiese quedado más tranquila pero sin darle tantas vueltas que es lo que creo que busca el autor. Pero bueno, las ganas de más las calmaré, ya que este libro tiene película así que espero verla pronto.

Delito de fuga es un libro corto pero intenso, el autor no cuenta en pocas páginas una historia que nos puede pasar a cualquiera, sin adornos y sin rellenos nos pone en la piel de estos chicos para preguntarnos que haríamos en su lugar.
()




La verdad es que la sinopsis de este libro no deja mucho a la imaginación pero a pesar de eso, me ha sorprendido bastante.

Delito de fuga nos cuenta como un hombre en presencia de su hijo (Sébastien) atropella a una mujer y se da a la fuga. Este suceso marcara un antes y un después en su hijo, haciendo que cambie la forma de ver a su padre, y que se interese por saber que le ha pasado a la mujer.

La historia comienza con mucha acción, es decir con el atropello.Y por raro que parezca la trama mantiene un ritmo bastante bueno a pesar de que el conflicto se da desde el principio, sumado a que los narradores son Sébastien y por otro lado Loïs (hijo de la mujer atropellada) el autor consigue engancharnos y lo más importante interesarnos por todos los personajes y sus sentimientos. Al estar contando por los dos hijos, podemos ver como les a afectado tanto personal como familiarmente a cada uno el suceso.

Respecto a su final no me lo esperaba así y aunque esta bien, queda todo bastante claro.Me hubiese gustado saber algo más de como continua la vida de estas familias y sobre todo saber que piensa el padre de Sébastien de todo lo ocurrido respecto a como se ha sentido su hijo.

Resumiendo: Delito de fuga es una historia  cortita, que se lee muy rápido y en la que los sentimientos juegan un papel importante.Sus personajes están bien construidos y la trama es bastante entretenida e interesante. El único pero es su final que me ha faltado saber como sera todo a partir del desenlace, también me hubiese gustado meterme en la cabeza del padre de Sébastien para saber que opina de la reacción de su hijo. ()







Senza la felice intuizione della casa editrice Sinnos e della traduzione di Federico Appel, difficilmente gli italiani avrebbero potuto leggere “Reato di fuga” di Cristophe Lèon. Un libro che il prestigioso settimanale “Internazionale” ha definito “Un piccolo capolavoro letterario”, descrizione più che mai concordante.

Attraverso toni efficaci e diretti, si svela la trama che vede due protagonisti conoscersi in seguito ad un fatto che sconvolge le loro esistenze: il quattordicenne Sébastien e il diciassettenne Loic si scoprono amici intorno al letto d’ospedale della signora Marchadet che è stata investita da un pirata della strada. In seguito al risveglio dal coma, la memoria della madre di Loic appare alterata tanto da non riuscire più a ricordarsi nulla del suo passato.

Il responsabile dell’incidente è il padre di Sébastien che al momento dello scontro scappa via senza prestare soccorso alla vittima e fa di tutto per cancellare le tracce che avrebbero potuto condurre gli inquirenti al colpevole per questo da fuoco all’auto inoltre fa promettere al figlio che durante l’incidente era in auto con lui, di dimenticare tutto, invitandolo a comportandosi come se nulla fosse mai accaduto. Sébastien però non riesce a vivere nell’indifferenza e avverte una serie di turbamenti che lo inducono a comprendere cosa sia accaduto dopo quel traumatico episodio e a conoscere chi ne è rimasto coinvolto.

Nasce così l’incontro tra i due adolescenti che iniziano a maturare un sincero legame di amicizia, un legame che si rivelerà fondamentale per le loro esistenze già segnate da situazioni familiari complesse e difficili da accettare. Tuttavia l’aspetto più interessante della storia, sicuramente molto coinvolgente tanto da ispirare la cinematografia francese a trarre un film che ha ricevuto numerosi riconoscimenti, è senza dubbio la capacità di mettere in risalto un mondo ipocrita e spesso vigliacco che troppo facilmente tenta di nascondersi dietro ad un muro di bugie.

E allora si fugge dalla paura di scontrarci con la realtà sebbene a volte questa sia spietata. Si fugge vigliaccamente dalla possibilità di vivere un’opportunità di coraggio e si preferisce a questa virtù, l’ipocrisia e la codardia. Si tenta di indossare una maschera che cade giù dinanzi al cospetto del proprio figlio, il giudice più impietoso, che ci insegna con il suo esempio dettato da un sincero e commosso atto di giustizia morale, quanto ne valga la pena vivere questa vita con audacia.

La consapevolezza dei ragazzini, piccoli grandi eroi dei sentimenti, è l’unica vera conquista della vicenda narrata che non offre molte consolazioni se non la lucidità di un racconto quanto mai veritiero della nostra società. ()



Il padre di Sébastien ha insolitamente fretta. Non perde nemmeno tempo a litigare con la madre, da cui è separato. Ogni due settimane sempre il solito rituale: passa con il suo fuoristrada a prendere Sébastien e lo porta con sé per il weekend. Il traffico è intasato e così decide di passare per la statale, ma non è una buona idea spingere la macchina sopra i 100 chilometri orari... Loïc ha diciotto anni. Suo padre è morto in guerra. È lui che si prende cura della madre, va a scuola e il pomeriggio lavora in una fattoria per racimolare qualche spicciolo. E in più accompagna anche la madre alle cene. Ma a questa lui non vuole proprio andare, perché la gente che li ha invitati non gli è molto simpatica...

Sono tanti i modi in cui due destini si incrociano: una strada sbagliata, un bar o addirittura un viaggio. E cosa dire di un incidente stradale? È sbagliato cominciare un rapporto, di qualunque tipo esso sia, se questo nasce da una tragedia per una persona e da una colpa per l’altra? Christophe Léon indaga su questi interrogativi esistenziali profondi con una storia semplice, forse troppo, tutta giocata all’interno dell’animo di due adolescenti, Sébastien e Loïc. Sono due punti di vista diversi, rispettivamente in prima e in seconda persona, e fanno risaltare quel bizzarro paradosso che si ha quando di maturità ne hanno più i ragazzi che gli adulti. Sebbene mosso da nobili intenti, il romanzo lascia a tratti a desiderare sui contenuti ed è oscuro nel finale, quando - dopo aver per tutto il libro affermato e confermato un fatto - sembra in una riga cambiare completamente prospettiva. Comunque Reato di fuga è un romanzo che vale la pena leggere, perché può insegnare moltissime cose: specialmente agli adulti. ()



Téléfilm :



Les droits audiovisuels de Délit de fuite ont été acquis par en vue de la réalisation d'un téléfilm pour France 2 (adaptation en cours du livre par )
Tournage en décembre 2012...


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Eric Cantona va tourner Délit de fuite, un téléfilm diffusé France 2.
Le footballeur et désormais acteur Eric Cantona vient d’être engagé pour tenir le rôle principal d’une fiction de France 2. Ce téléfilm intitulé Délit de fuite, est l’adaptation du roman pour adolescents de Christophe Léon. Eric Cantona y incarnera le rôle d’un père qui renverse une femme alors qu’il est en voiture avec son fils. Au lieu de s’arrêter, le père continue sa route et ordonne à son fils d’oublier ce qu’il vient de voir. Mais, en secret de son père, l’adolescent va aller à la rencontre du fils de la victime, sans lui révéler sa véritable identité.

Le jeune acteur Jérémie Duvall donnera la réplique à Eric Cantona. Il peut ajouter le nom de l’ancien footballeur à ceux de Gérard Lanvin et François Cluzet avec qui il a déjà tourné au cinéma, dans Le Fils à Jo et Mon père est femme de ménage. Acteur de cinéma désormais reconnu (Le bohneur est dans le pré, Looking for Eric…), Eric Cantona a déjà joué dans deux téléfilms La Liste et Papillon noir, que l’on a pu voir sur TF1. Pour ce nouvel essai à la télé, Eric Cantona retrouvera le réalisateur Thierry Binisti. En 2003, le cinéaste lui avait confié le rôle principal de son premier long métrage, L’Outremangeur. Délit de fuite est produit par Merlin productions. Le tournage devrait commencer mi-novembre.
Source :









  ... Jeune garçon rejeté par ses parents, le personnage voit en cette amitié un moyen de réparer l’irréparable et permet à Christophe Léon de signer une histoire touchante sur la responsabilité et l’amitié. (Florian )



  ... Par l’intermédiaire du récit croisé - chaque chapitre alterne entre l’intériorité de Sébastien et celle du fils de la victime- Christophe Léon met à nu bon nombre de failles dans les rapports parents-enfants et interroge le concept de responsabilité. Délit de fuite se lit aussi comme un très beau texte sur l’amitié. ()


... Le roman de Christophe Léon est une vraie réussite à bien des égards. A la limite du thriller, le récit adopte un rythme soutenu dès les premières pages notamment grâce à une alternance des narrateurs. Mais Délit de Fuite n’est pas qu’un court roman à suspense, c’est avant tout une très jolie histoire d’amitié, d’amour filial et une réflexion sur le sentiment de culpabilité. Ainsi, les questionnements du héros touchent et émeuvent le lecteur, tout comme le récit du fils de la victime. L’auteur, enfin, ne porte aucun jugement et raconte seulement une histoire où personne ne tient le rôle du méchant contre les gentils. C’est à chaque lecteur de se faire son opinion et de se souvenir que souvent la réalité rattrape la fiction. (Les Histoires Sans Fin, )



Relations croisées entre un père et son fils et celle entre deux adolescents dont l’un est le fils de l’agresseur et l’autre le fils de la victime. Pour l’un comme pour l’autre la question est la même : comment vivre après un drame de cette sorte ? Chacun recherche une explication pour l’inexplicable. Dans cette histoire d’amitié et de loyauté entre deux jeunes gens, de réflexion sur la portée de nos actes et notre responsabilité personnelle, Christophe Léon ne juge pas, ne condamne pas. Il raconte. Il ne se sert pas du sujet comme d’une tribune contre la délinquance routière, mais comme une invitation à y réfléchir un peu au travers d’une histoire la plus humaine possible. Une histoire cohérente, sur la culpabilité, le déni, la responsabilité et l'amitié qui est écrite à deux voix : Sébastien à la première personne, et Loïc à la deuxième personne. Ce parti pris d’écriture renforce les différences des deux jeunes gens : un qui peut interagir sur la situation et l’autre qui ne peut que la subir.
)


[...] Les chapitres mettent en scène, tour à tour chacun des narrateurs. Sébastien s'exprimant à la 1ère personne, Loïc à la seconde personne. Cela donne un ton particulier à ce roman (le lecteur se sentant concerné par le "tu") et facilite l'attachement aux 2 narrateurs qui est immédiat.
Voilà un bon moment de lecture en compagnie de ce roman qui explore plusieurs sujets sensibles : la sécurité routière, le délit de fuite et la confrontation d'un individu au coma prolongé d'un proche. )





Un court roman dont la narration est prise en charge par les deux principaux protagonistes, Sébastien quatorze ans et Loïc dix huit ans. Le premier est au collège et vit entre ses parents divorcés alternant des semaines chez sa mère avec des pauses tous les quinze jours dans la maison secondaire de son père au fin fond d'un village. Le second est en apprentissage dans une ferme dans un village situé à cinq kilomètres de la maison secondaire de Sébastien et vit avec sa mère elle même veuve.
Le premier va assister à la lâcheté d'un père, le second être propulsé dans un quotidien où il ne devra compter que sur lui.
Je suis toujours réceptive aux narrations menées à travers une alternance de points de vue. Un style d'écriture qui se fait de plus en plus fréquent mais fonctionne en général bien. c'est le cas ici permettant en peu de chapitres de donner une profondeur et une cohérence à ces deux destins qui se croisent. Un court roman réaliste, humain dans toute sa fragilité écrit avec simplicité. Un roman jeunesse juste où les adultes sont observés sans complaisance. )











Sébastien, 14 ans, est un enfant du divorce. Tous les quinze jours, son père vient le chercher pour l'emmener passer le week-end dans leur maison de campagne, afin de restaurer des « relations père-fils », qui laissent l'ado dubitatif.
Ce week-end-là, on décide de partir dès le vendredi soir, rendez -vous est pris avec le plombier. Stressé par le temps qui fuit, le père roule à toute allure, traverse les villages le pied sur l'accélérateur sans voir, dans la nuit, une femme qui sort de sa voiture garée sur le bas-côté. La Rover la percute de plein fouet, Sébastien hurle et, à son grand désarroi, au lieu de s'arrêter, son père prend la fuite, roule jusqu'à l'aube avant d'incendier sa voiture sur une aire de stationnement.
Tandis que Sébastien tente de se remettre du choc et exprimer sa rébellion avec les moyens de fortune, Loïc, dix-sept ans, fils de la victime, tremble dans un couloir d'hôpital pour la vie de sa mère. Elle s'en sort de justesse mais reste amnésique et ne le reconnaît même plus.
À bout de remords, Sébastien va entrer en contact avec Loïc, sans lui dévoiler son identité.
Dans ce roman bouleversant aux accents de thriller, Christophe Léon alterne les chapitres à la première personne, dans lesquels Sébastien tente tant bien que mal de survivre à ses désillusions et ceux, à la deuxième personne, où Loïc lutte contre l'accablement et tente par tous les moyens d'aider sa mère à retrouver la mémoire.
Délit de fuite vient de recevoir, à juste titre, le prix Littéraire de la Citoyenneté, et son adaptation en téléfilm, avec Éric Cantona et Mathilda May sera diffusée sur France 2 d'ici à la fin de l'année. ()




Résumé :

Une course folle en voiture, une personne percutée, une fuite qui commence...
Un accident, une mère à l'hôpital, la vie en solitaire...
Les destins de deux garçons vont se rencontrer dans ce livre bien mené, sur la loyauté, la responsabilité et l'amitié.

Mon opinion personnelle :

Lorsque j'ai vu ce livre dans ma médiathèque principale, il m'a dit quelque chose. J'ai pris, histoire de voir si j'allais me souvenir de son origine. J'ai compris après coup que je l'avais repéré sur le blog Rivières de mots de mon amie Goutte. Et je peux dire qu'au final, j'ai plutôt bien aimé ce roman.

Les personnages principaux, Loïc et Sébastien, étaient deux jeunes garçons que tout opposait ou presque. La mère de l'un est à l'hôpital dans le coma, renversée en voiture par le père de l'autre. Sauf que le premier l'ignore... Leurs caractères étaient assez similaires, pas vraiment atypiques, très déterminés et courageux. Il y avait aussi le père de Sébastien, que je n'ai pas pu m'empêcher de détester, sa mère un peu transparente, et la mère de Loïc, qui m'a vraiment fait pitié, et qui m'a attendri.

Au niveau du style de l'auteur, il était très bon, doux et puissant à la fois, on sentait la sensibilité de la plume. Cela m'a permis d'accrocher encore plus avec l'ouvrage.

Après, l'intrigue était vraiment émouvante. Beaucoup de questions se soulevaient durant la lecture. Une amitié impossible au premier abord se forme ensuite, ce qui est très fort à lire. Il y avait de l'émotion, de l'action, du suspense. Ce que je regrette un peu, c'est qu'il y avait tout de même pas mal de passages creux. Cependant, ils étaient bien comblés par la suite. J'ai également bien aimé les passages à l'hôpital, très forts.

Quant à la couverture, très simple, rouge et blanche, je l'ai trouvée classique, mais intéressante grâce au quadrillage à l'arrière.

Au final, j'ai passé un bon moment avec cette lecture assez dramatique mais très belle. A lire ! ()


Traduction en tchèque aux éditions Motto, paru en octobre 2013.


Aïe. Certains jours, on ferait mieux de rester peinard à la maison. C'est ce qu'a dû se dire le père
de Sébastien après avoir renversé cette femme sur le chemin de la maison de campagne. Sébastien,
tourmenté, tentera de racheter cette faute en se rapprochant du fils de la victime. Dans Délit de
fuite, Christophe Léon s'interroge sur le sens de l'amitié et de la culpabilité. Avec des phrases
courtes, cassantes, qui maintiennent le récit sous tension tout en le rendant parfois un peu sec. Mais Christophe Léon emmène le lecteur jusqu'au bout
de la route. Le téléspectateur ne devrait pas tarder à lui emboîter le pas. Car la réédition de Délit de
fuite ne doit rien au hasard : l'adaptation au petit écran, en compétition en septembre au festival de la fiction de La Rochelle (Tom Hudson a obtenu le Prix d'interprétation masculine espoir), doit être diffusée prochainement sur France 2. Eric Cantona et Mathilda May s'y donnent la réplique. (Le républicain Lorrain, 6 octobre 2013)



Téléfilm dramatique.
Durée : 95 mn.
En 16/9.
Réalisateur : Thierry Binisti
Avec : Eric Cantona (Paul), Jérémie Duvall (Sébastien), Tom Hudson (Loïc), Mathilda May (Cécile), Isabelle Candelier (Francine).

LE SUJET
Un adolescent ne peut pas accepter que son père, qui a violemment percuté un passant au volant de son véhicule, se soit enfui et refuse de reconnaître le drame.

Paul et son fils Sébastien ont prévu de passer le week-end à la campagne. Paul est pressé, et veut arriver à destination avant la tombée de la nuit. Il pousse sa vitesse, conduit imprudemment et soudain, l'effroyable se produit : il percute un piéton, silhouette surgie d'une auto stationnée sur le bas-côté, qu'il n'a eu que le temps d'entrevoir. Aussitôt, Paul appuie sur l'accélérateur et refuse de s'arrêter. Sébastien suffoque. Mais Paul ne veut pas reconsidérer sa ligne de conduite. Il impose le silence à son fils. Pour lui, il n'y a jamais eu d'accident. Cet événement n'existe pas. Sébastien ne peut pas accepter le déni de son père...

Notre avis
Malgré une mise en scène un peu conventionnelle, cette adaptation libre du livre de Christophe Léon se défend. L'histoire soulève des questions intéressantes et Eric Cantona ne se contente pas d'être, il joue. ()




Parution en septemmbre 2014 en  Espagne sous le titre : Delito de fuga



Une chronique espagnole sur Delito de fuga aux éd. Siruela (Espagne) :

Sinopsis: Sébastien tiene catorce años y desde que sus padres están divorciados pasa los fines de semana con su padre en el campo. Un día, tienen que llegar allí antes de las ocho, así que el padre conduce a toda velocidad por pequeñas carreteras hasta que, en un instante de distracción, embiste a una mujer que en ese momento salía de su coche.

El padre de Sébastien se da a la fuga e intenta obligar a su hijo a que olvide el accidente. Sébastien es incapaz de hacerlo y decide investigar por su cuenta qué le ha pasado a la mujer. Así conoce a Loïs, hijo de la víctima, con quien comienza una amistad que pondrá a prueba su lealtad, sus miedos y su capacidad para resolver la situación más difícil a la que se ha enfrentado hasta ahora.

Christophe León (Argelia, 1959) actualmente vive en la Dordogne y se dedica a la escritura. Ha publicado novelas, ensayos literarios y obras de teatro, además de numerosas novelas juveniles. Con ellas ha conseguido numerosos premios, entre otros, el Prix Gayant Lecture o el Prix Talence des lycéens. Delito de fuga ha sido adaptada con éxito a la gran pantalla.

Opinión Personal: Delito de Fuga es una novela juvenil de temática realista que nos cuenta la historia de Sébastien un chico con los padres separados que cada fin de semana le toca quedarse con su padre. Hasta que un día yendo por la carretera su padre atropella a una persona y se da a la fuga. A raíz de este accidente se encadenaran el resto de sucesos de la historia.

Es una novela con una historia muy realista que le puede ocurrir a cualquiera, haciendo mucho hincapié en los sentimientos de nuestros protagonistas. Desde la culpabilidad, los miedos y la lealtad hasta la amistad. Es un libro que se lee muy deprisa con una lectura muy amena que engancha desde el principio y además la novela es cortita y si eres un lector de los que lees mucho en un par de días te la habrás acabado (a mi me duro un día pero porque estaba muy enganchado jaja). Es posible que el final no me haya gustado tanto creó que es un poco precipitado. Por lo demás los personajes (Sebastien, su padre, Marchadet, Loic, etc) están muy bien caracterizados y te puedes sentir identificados con ellos.

En resumen una novela corta pero entretenida dirigida a un publico adolescente, con una historia diferente y poco común. ()



C'est un roman que je n'ai pas lâché et que j'ai adoré. J'aime la plume de cet auteur qui nous embarque complètement dans son histoire et qui nous fait vivre ce drame comme si nous étions concernés personnellement.
Tout commence lorsque qu'un père et son fils, Sébastien partent pour un week-end à la campagne, le père est pressé, il roule vite, très vite, trop vite et en traversant un village il percute quelqu'un. Mais, il décide de fuir.
Il va totalement effacer cet accident de sa mémoire et il va demander à son fils d'en faire de même sauf que son fils et perturbé, choqué par cet accident. Oublier ? C'est un mot impensable pour lui. Il veut savoir ce que la personne percutée est devenue et il va n'en faire qu'à sa tête. Il va même sympathiser avec le fils de cette femme, Loïc tout en cachant sa véritable identité...
Ils vont devenir amis.
C'est un roman touchant, émouvant et que je ne suis pas prête d'oublier. Des thèmes forts sont extrêmement bien traités comme l'alcoolisme, la perte de mémoire...
De plus, a construction du récit est intéressante, l'auteur alterne les points de vue de ces deux adolescents et va utiliser le « je » pour Sébastien et le « tu » pour Loïc, au départ on est un peu déstabilisée par ce procédé mais rapidement on se sent rend compte que ce procédé stylistique nous rapproche de Loïc.
Pour finir, Je n'ai qu'une envie continuer de découvrir les livres de cet auteur. ()





Sebastien ha 14 anni, figlio di genitori separati, dalla vita molto normale, quasi noiosa.
Loic invece ha 17 anni, vive solo con la madre e si divide tra scuola e lavoro in una fattoria: il suo sogno è quello di vivere da solo.

Le loro strade s’incrociano una notte, quando il padre di Sebastien investe la madre di Loic.
E non si ferma.

Questo è l’inizio di Reato di fuga, romanzo per ragazzi di Christophe Léon, portato in italia da Sinnos.
Reato di fuga di Christophe Léon, Sinnos

Reato di fuga di Christophe Léon, Sinnos

Il libro di Christophe Léon coinvolge il lettore fin da subito. Dopo alcuni brevissimi capitoli in cui presenta per sommi capi i nostri protagonisti, l’autore ci trascina subito nella storia. Invece di spiegarci nei minimi particolari il carattere di Sebastien e Loic, ce li mostra. Leggere le loro reazioni all’incidente ci fa capire molto di loro, di come sono dentro e di come appaiono dal di fuori.
Due protagonisti e due punti di vista che si alternano nei vari capitoli.
Le loro voci ci raccontano quanto sta succedendo, ma senza sovrapporsi: come se fossero un’unica persona.

Sebastien è un “ragazzino”, ha solo 14 anni. Eppure è lui quello che rimane lucido. È nel suo comportamento sregolato che riusciamo ad identificarci meglio, nella sua disperazione e disillusione. La scuola, la società, probabilmente i genitori stessi l’hanno cresciuto con determinati valori: aiutare il prossimo, dire la verità, fermarsi. Cosa fare quando ti costringono a venir meno tutto quello che sei? E quando chi ti fa questa violenza emotiva è proprio tuo padre?

Loic invece è un ragazzo di 17 anni, grande, quasi maggiorenne. Vuole fuggire da una madre oppressiva, vuole avere il suo spazio, vuole avere la sua vita.
L’incidente sconvolge il suo mondo. Vivere da solo si rivela diverso da come l’aveva sempre immaginato. Nella sua foga di avere una vita per sé, lavorando e litigando con la madre, dimentica una parte importante: il contatto con le altre persone, l’avere degli amici. E così quando succede l’incidente si ritrova solo.

Le strade di Sebastien e Loic trovano il modo di incrociarsi e ingarbugliarsi. È Sebastien a provare il primo contatto, senza sapere bene il perché. Noi lettori però il motivo di quella telefonata lo troviamo nelle pagine successive. C’è solo un sentimento che ti spinge a cercare un totale sconosciuto al quale ti lega un filo sottilissimo: la solitudine.
Sebastien e Loic sono due ragazzi soli, che trasformano il loro strano legame in amicizia, vera. Ci sono sempre tensione e preoccupazione, ma c’è anche la meravigliosa sensazione di non essere più soli. Un sentimento che nonostante tutto resiste ai colpi. Lo dice e non lo dice l’autore in quelle ultime tesissime pagine.

E gli adulti?

Gli adulti sono una delusione. In Reato di fuga non fanno una bella figura. Forse perché il punto di vista è quello di due ragazzi, di Sebastien in particolare. Per lui è come aprire gli occhi:

    «Un giorno, all’improvviso, tocca rendersi conto che i nostri genitori sono proprio come noi, solo un po’ più grandi.
    Hanno le stesse angosce, le stesse paure e anche le stesse gioie. Sono solo dei ragazzini con le tette e i baffi, i peli sul petto e il rossetto sulle labbra.»

Il padre è un vigliacco che sfugge alle proprie responsabilità. Non è diverso dal ragazzino compagno di classe che fa una cavolata e non vuole ammetterlo. Per Sebastien è diverso, senza saperlo si ritrova adulto. E sarà lui a prendere il padre per mano.

Reato di fuga è un libro che travolge. Christophe Léon ci racconta una di quelle storie che non riusciamo a smettere di leggere: da una parte la paura e l’orrore della cronaca che leggiamo con abitudine tutti i giorni, dall’altra però il sollievo dato dalla speranza che possano effettivamente nascere piccoli momenti di felicità dai casi più disperati. Come l’amicizia tra Sebastien e Loic. Un libro molto bello che sono sicura piacerà anche ai ragazzi, perché è avvincente, breve, intenso.

Il libro è stato pubblicato in Italia da Sinnos, una casa editrice da sempre attenta a tutti i tipi di lettori. Anche questo libro, come molti altri in catalogo, è stato scritto con un font ad alta leggibilità.

D questo libro in Francia è stato tratto un film per la televisione. ()



 Les points de vue alternent entre Sébastien et Loïc : l'un, fils du coupable ; l'autre, fils de la victime. Christophe Léon parvient à parfaitement retranscrire les émotions potentielles ressenties lors de tels événements. L'écriture, fluide et rythmée, est en accord avec les actions décrites : lors des faits rapides, les mots s'enchaînent et la lecture est haletante ; lors des réflexions des personnages, les phrases sont plus longues et interrogent le lecteur. Grâce à un style travaillé et une histoire bien dynamisée, le roman se lit d'une traite et reste longtemps à l'esprit. ()



Le soir où son père a renversé une femme, avant d'accélérer tous feux éteints, Sébastien était installé sur le siège passager. Ce même soir, Loïc était, lui, le passager de la voiture de sa mère, qui au moment de sortir de l'habitacle a été happée par le bolide. Les deux garçons vivent le même cauchemar, mais pas à la même place. La culpabilité du premier le poussera vers la peine de l'autre, la vie se chargera d'essayer de transformer tout ce maelstrôm en un beau sentiment, l'amitié.
Christophe Léon, l'auteur de ce roman prenant, semble croire profondément à la force constructive de la jeune génération, en sa droiture. Les adultes sont parfois si inconséquents, si faibles, si limités. Pour trouver des êtres majeurs fiables, il faut chercher derrière les apparences. La charge est sévère. Voilà ce qui est dit ici, au fil de cette
histoire à la fois simple et extraordinaire. L'écriture est comme le propos, humble, sensible et juste.. ()



(28 mars 2011)




... Peu à peu l'étau se resserre et l'on ne peut plus sortir le nez du livre même si on comprend qu'il n'y a qu'une seule issue possible. Des phrases courtes, des dialogues rapides tiennent le lecteur en haleine et une langue imagée
qui incite à se faire son film. (Revue Le Griffon, mars/avril 2011)



... Christophe Léon, après l’inoubliable Silence, on irradie, nous offre un récit à deux voix magistralement mené, sans temps morts malgré de longues plages d’introspection. L’écriture est nette, précise, les phrases épousent le rythme de l’action, le style caractérise chaque narrateur, les deux points de vue se répondent en se complétant, les mots sont justes et vont au cœur des émotions. Ce roman ouvre de nombreuses pistes de réflexion sur les rapports ambigus entre parents et adolescents, le besoin d’admirer un modèle nécessaire, le courage qu’il faut trouver pour choisir entre responsabilité et loyauté, mais aussi aimer malgré la désillusion. ()



  C'est une histoire difficile que nous propose Christophe Léon, dans son roman Délit de fuite, paru aux éditions La Joie de lire. Un récit où s'articulent plusieurs problématiques. Il y a d'abord un terrible accident de voiture, un père divorcé qui s'enfuit et s'installe dans le déni, et une rencontre entre deux adolescents. Comme on pourra le lire, d'un drame va naître une amitié qui peut tout changer dans leur vie. Dans un style alerte et ré-aliste, Christophe Léon nous fait décou-vrir qu'il faut parfois passer par de dures épreuves pour grandir. ()



... Délit de fuite, de Christophe Léon, est un roman qui prend littéralement aux tripes. Le drame survient tel un coup de poing dès les premières pages. Alors que Sébastien et son père se rendent à leur maison de campagne, la voiture heurte une femme sortant de son véhicule. Une fois la violence de l'évènement assimilée, l'horreur réelle nous apparaît: le conducteur décide de ne pas s'arrêter et oblige son fils au secret. La narration se partage alors entre le fils du conducteur et le fils de la victime. Un roman exemplaire qui ne donne ni dans le pathos, ni dans le moralisme, mais qui ose aborder un sujet inusité : la lâcheté des adultes. Certes le sujet est difficile, mais on sort de cette lecture profondément bouleversé et plus à même de réfléchir sur nos actes et leurs conséquences. ()


[...] Un roman intéressant sur l’image qu’on peut avoir d’un père, et qui se trouve chamboulée du jour au lendemain, et si le roman aborde la question de la sécurité routière, il n’est absolument pas moralisateur, il évoque des faits, et les réactions des personnages qui doivent « faire avec ». Car même avec une idée arrêtée sur la question, on ne peut s’empêcher de se dire « et moi, qui sait ce que j’aurais fait dans un moment de panique ? »

Le roman aborde aussi la question d’une amitié improbable qui néanmoins triomphe, quand l’autre est peut-être avant tout une bouée de secours. 

[...} Pour conclure, un roman inhabituel et vraiment prenant, qui mérite largement qu’on s’y arrête !  ()




Salon du livre jeunesse, rencontre avec un auteur...Délit de fuite, rencontre avec Christophe Léon

C’est l’histoire d’un accident de la route. Un père et son fils se rendent en voiture dans leur maison de campagne. Mais au volant, l’homme percute le véhicule d’une femme et prend la fuite. Si le père ne reconnaît aucune responsabilité, le fils se sent coupable et tente un rapprochement avec le fils de la victime…

Ce récit est le point de départ pour une rencontre entre les élèves de la 3e3 du collège Edgar Varese, dans le 19e arrondissement à Paris et l’auteur Christophe Léon. L’écrivain le revendique, il n’écrit pas pour la jeunesse mais sur la jeunesse. Et pour lui, les adolescents ne peuvent pas tout faire, s’ils ne lisent pas, c’est qu’ils sont occupés à autre chose. ()




Je suis une fan de l'écriture de Christophe Léon... (voir Dernier métro, La randonnée, Désobéis !).
[...]
Une fois de plus, Christophe Léon aborde dans ce roman ce qu'il y a de plus sordide dans la nature humaine mais il le fait avec respect et humanité. J'ai beaucoup aimé la relation entre les deux adolescents. Par devers eux, un lien très fort les unit : l'amour d'une mère. L'un, le fils de la victime, n'a plus qu'elle au monde alors que l'autre, enfant de parents divorcés, le cherche encore. À travers cette épreuve où ils ne sont tout de même pas à la même place, ils vont apprendre l'amitié, la loyauté et la responsabilité. Surtout à emmener avec eux des adultes contradictoires.

C'est un roman d'une grande force, émouvant et grave. ()







Le délit de fuite désigne le fait, pour tout conducteur d’un véhicule, sachant qu’il vient de causer ou d’occasionner un accident, de ne pas s’arrêter et de tenter ainsi d’échapper à la responsabilité pénale ou civile qu’il peut encourir.

Délit de fuite entrelace deux récits, un « je » et un « tu ». L’effet est surprenant, d’autant plus que le ressenti vis-à-vis des personnages et de là l’implication du lecteur en est légèrement modifier. Le « je » est Sébastien, quatorze ans. Ses parents sont divorcés et un weekend sur deux, il le passe avec son père dans sa maison de campagne. Un de ces fameux weekends, sur le chemin, son père roule trop vite et il renverse quelqu’un. Cependant, au lieu de s’arrêter, il poursuit sa route. Quand Sébastien comprend qu’il fuit, il va lui en vouloir. Lui en vouloir au point qu’il va chercher à prendre des nouvelles de la victime et à la rencontrer. Le « tu » est Loïc, dix-sept ans, apprenti dans une ferme. Il vit seul avec sa mère ou plutôt, il vit seul tout court depuis qu’elle est à l’hôpital dans le coma après avoir été percutée par une voiture. Il rencontre Sébastien et ils vont nouer une amitié forte, mais fragile malgré tout à cause de cet accident et de ce délit de fuite qui les a rapprochés. Le « je » est attentif à ses sentiments, ses émotions, subjectif, très critique sur ce qui l’entoure. Le « tu » est analytique, décortique les gestes et les pensées, ce qui fait qu’il n’en est pas moins touchant ou émouvant. Le procédé est agréable et enrichit la lecture.

Le sujet, la relation délicate entre deux adolescents rapprochés autour d’un accident dont l’un est du côté du chauffard et l’autre du coté de la victime, est bien mené. L’écriture est fluide et aucun obstacle n’est fait pour que l’on ne plonge pas facilement dans ce récit. Christophe Léon est de tout évidence un auteur jeunesse à suivre. J’avais été agréablement surprise par Désobéis !, son recueil de nouvelles. Le sujet ici est différent, il n’empêche qu’on ne peut que reconnaître ses grandes qualités. ()




Je n'avais pas encore lu de livres de Christophe Léon et cette première approche est totalement positive. Cette histoire est simple et originale à la fois. On y parle de nature humaine principalement. La lâcheté, l'ignorance, la culpabilité, la haine, le mensonge, l'amitié, la peur sont autant de sentiments que l'on évoque dans ce court roman. L'auteur met ses personnages dans des situations extrêmes dont il est difficile de prévoir les agissements tant que l'on y est pas confronté. Serions-nous courageux ou lâche ? Assumerions-nous nos fautes ou fuirions-nous ?
 
Sébastien et Loïc, les narrateurs, ne sont pas directement liés à l'évènement déclencheur de cette histoire. Ils étaient là et ce sont leurs proches qui en sont responsable pour l'un, victime pour l'autre. C'est leur histoire que nous allons suivre dans ce livre.
 
J'ai aimé la façon dont Christophe Léon différencie la narration de Sébastien et de Loïc. Les chapitres alternent entre le point de vue de ces deux personnages. Pour Sébastien, c'est le "Je" qui est utilisé, peut-être pour impliqué le lecteur plus fortement et l'inciter à réfléchir à la portée de ses actes et à sa réaction dans une telle situation.
Pour Loïc, c'est le "Tu" qui est utilisé. Le lecteur est devant le fait accompli, on lui parle, il doit agir, réagir, il n'a pas le choix, pas de fuite possible. C'est aussi une façon de l'impliquer émotionnellement.
En fait dans ces deux narrations différentes, j'ai vu un "Je" potentiellement acteur, dont les actes peuvent avoir de l'importance et modifier le cours des choses. Le "Tu", en revanche, n'a pas les clés en main, il subit, il fait avec ce qu'on lui impose. C'est en fait toute la différence qu'il y a entre le coupable et la victime.
 
J'ai beaucoup aimé la fin de l'histoire même si forcément, il y a un peu de frustration puisqu'on ne connaît pas le dénouement. C'est au lecteur de se le raconter avec sa propre personnalité...
 
Ce roman de La joie de lire parle avec beaucoup de simplicité de la nature humaine. Il n'y a pas de jugement de la part de l'auteur, juste des faits et la conscience du lecteur qui fait son travail... ()



Un week-end sur deux, Sébastien le passe chez son père. D’habitude, ils partent aux aurores le samedi matin pour rejoindre la maison de campagne, à deux heures et demie de route. Mais là, le plombier a dit qu’il passerait vendredi soir, pas plus tard que vingt heures. Alors il y a urgence: départ à dix-sept heures, comme des centaines d’autres véhicules qui viennent créer un embouteillage sur l’autoroute. Le père décide de prendre la nationale et de rouler à tombeau ouvert. La voiture traverse les petits villages, la nuit tombe doucement, et à peine cinq kilomètres avant d’arriver, c’est le choc. Sébastien a juste eu le temps d’apercevoir ses yeux briller et sa jupe voler pour savoir qu’une femme a été fauchée. Son père ne s’est pas arrêté. Il a continué, les mains crispés sur le volant. Et répète à son fils qu’il ne s’est rien passé. Quelque part au bord de la route, Loïc, dix-sept ans, a accepté d’accompagner sa mère dîner chez des amis voisins. A peine est-il descendu de voiture qu’il la voit projetée en l’air et retomber lourdement sur la chaussée. Heureusement, elle s’en sort, mais complètement amnésique, elle ne reconnaît plus son propre fils.

Le livre raconte l’événement des deux points de vue, celui de Sébastien et celui de Loïc, en chapitres alternés. J’ai beaucoup aimé: cela rend la lecture très dynamique. On découvre alternativement les malaises de ces deux victimes collatérales de l’accident: Loïc, témoin et complice malgré lui d’un père qu’il ne veut pas trahir, et Sébastien, contraint d’assumer à la fois son travail et les exercices de mémoire de sa mère. Les angles choisis sont donc très intéressants et touchants, mais sans excès de larmoiement ni de drame: les deux garçons ne s’effondrent pas, ne font pas de crise, mais essaient, tâtonnent, tentent sans savoir vraiment comment s’y prendre. L’empathie n’en est que plus forte, notamment lorsqu’ils se rencontrent: en effet, tentant de savoir si son père est un meurtrier ou pas, Sébastien se rapproche de Loïc qui ignore son identité. La gestion du traumatisme se complique encore, et j’ai été impatiente de savoir à quel moment la vérité éclaterait.
J’ai été cependant très surprise par le personnage du père, sa capacité à occulter les événements, à continuer comme si de rien n’était et surtout à faire semblant de ne pas comprendre pourquoi son fils reste traumatisé. C’est l’une des forces de ce roman: la manière de dépeindre en subtilité comment chacun réagit face à un accident terrible. Est-ce si facile de ne pas prendre la fuite après avoir mis en danger ainsi la vie d’autrui? Bref et intense, ce roman est d’une profondeur psychologique très intéressante. ()




Délit de fuite : l’ambition d’Éric Cantona sur petit et grand écran

Mercredi 8 janvier, France 2 proposera Délit de fuite, un téléfilm inédit avec Éric Cantona, en première partie de soirée. Le footballeur et acteur incarne ici un père enfermé dans la spirale du mensonge.

Cette adaptation du roman pour adolescents de Christophe Léon compte également à son casting Jérémie Duvall (Sébastien), Tom Hudson (Loïc), Mathilda May (Cécile) et Isabelle Candelier (Francine). Pour l’acteur principal, c’est le choix du réalisateur Thierry Binisti ( Une bouteille à la mer) qui a fait toute la différence. Après avoir joué pour le petit comme pour le grand écran, Éric Cantona revient sur le travail pour ces deux supports.

« À la télévision, il y a moins de temps pour tourner, donc il faut toujours se tenir prêt, explique-t-il. Étant donné qu’il y a moins de prises, vous avez moins le droit à l’erreur. Il faut donc travailler davantage en amont pour être plus rapidement dans son personnage, car les choses s’enchaînent très vite. »

L’interrogé tient cependant à ne pas opposer cinéma et télévision, « car plusieurs acteurs et réalisateurs travaillent de plus en plus pour les deux, et [tous deux] proposent chacun des projets très ambitieux.  » Celui-ci indique ainsi n’avoir pour critère que « le scénario » et « la qualité du rôle soumis » en citant, en guise d’exemple, son personnage dans Papillon noir, « quelqu’un de trouble, suspecté d’une série de meurtres ». ()




À lire une critique du téléfilm le 16 janvier 2014 :


 
Christophe Léon nous offre ici un roman poignant, extrêmement bien écrit qui se lit d’une traite. Comment un garçon peut continuer à respecter son père quand celui ci déroge aux lois ? Comment un jeune homme peut continuer à vivre normalement avec une mère dans le coma ? Sans même parler de l’histoire, intense, la construction même du roman m’a plue, et a sublimé le sujet. Les chapitres s’alternent, l’un du point de vue de Sébastien, l’autre de Loïc, l’un avec un sujet à la première personne, l’autre avec l’utilisation de la deuxième personne. et pour autant, on se sent proche des deux personnages. Ces deux garçons, victimes de l’abandon d’un de leurs parents, perdus, vont pourtant se trouver.

C’est un roman sur l’amitié, sur la loyauté et surtout sur la responsabilité. La responsabilité du père dans l’accident, la responsabilité que ressent Sébastien, de ne pas avoir parlé, d’avoir fait comme son père voulait alors qu’il trouvait ça mal, la responsabilité de Loïc qui s’occupe seul de sa mère, tous les jours à son chevet, pour lui parler, pour enfin l’aider à se réveiller. Des thèmes souvent abordés en Littérature Ado, me direz vous. Et vous aurez bien raison, mais ici, c’est tout en finesse, avec intelligence. Je ne connaissais pas cet auteur, et à dire vrai, j’avais complètement raté la sortie de ce roman en 2011. Les couvertures de la Collection Encrage chez La Joie de Lire ne m’ont jamais donné envie, et c’est comme ça qu’on peut passer à côté de pépites comme celle ci. Comme vous avez dû le remarquer, Eric Cantona est sur la couverture. Pas pour le fun, car ce petit bijou a été adapté à la télévision, et vous pourrez le voir dès le 8 Janvier, aujourd’hui. Le roman est ressorti en septembre 2013, mais la diffusion du téléfilm ayant été plusieurs fois repoussée, ce billet a attendu

J’espère que ce téléfilm sera réellement centré sur la relation des deux garçons et pas sur le personnage du père interprété par Cantona… Wait & see.

Pour qui ?

Pour TOUS. Je ne vous aide pas beaucoup mais, à partir de 13 ans, ce texte me semble être nécessaire. ()




Non si può non festeggiare la traduzione italiana di un altro romanzo di Christophe Léon che molti lettori avranno già apprezzato in GranPa’, storia densa e breve, spendibile anche con chi conta le pagine prima di prendere in prestito un libro ;-) Anche qui il tono è diretto, la prosa asciutta perché questo autore non spende parole più del necessario e quel necessario spesso è sottile e pungente come una freccia che rivela, nel suo colpire dritto nel segno, come quel di cui si parla possa corrispondere alla vita, alla realtà che qualcuno incontra.

Qui il racconto è fatto da due punti di vista, da un lato il quattordicenne Sébastien che narra in prima persona; dall’altro il diciassettenne Loïc che viene visto dall’esterno, da un occhio che gli dà del tu e che ne descrive i movimenti, le reazioni le giornate. A volte poi c’è un noi, quando i due ragazzi condividono una cena improvvisata, una fretta giornata di pesca in riva al fiume o una partita a domino intorno al letto d’ospedale della signora Marchadet. È la madre di Loïc, finita in ospedale dopo esser stata investita da un pirata della strada, aver passato parecchio tempo in coma ed ora, risvegliatasi, con la memoria alterata che confonde, cancella pezzi del passato, rimescola nomi. Alla guida dell’auto che l’ha investita c’era il padre di Sébastien e il ragazzo era al suo fianco, verso la casa di campagna dove trascorrono insieme il fine settimana. L’uomo ha inscenato un incidente, ha dato fuoco all’auto e ha fatto promettere al figlio di dimenticare tutto, comportandosi come se nulla fosse accaduto. Ma Sébastien cerca traccia on line dell’incidente, trova il numero di telefono di casa Marchadet e dà un volto a Loïc: i due si avvicinano, condividono le loro realtà, le loro situazioni familiari e quell’inizio di amicizia vede l’ombra del segreto allungarsi e poi assottigliarsi nel dubbio.

Come molti altri testi di Sinnos, anche in questo caso viene utilizzata una font ad alta leggibilità per venire incontro a chi ha problemi di lettura come la dislessia. La copertina è di Eleonora Antonioni.

Da questo romanzo è stato tratto un film per la tv francese dove Eric Cantona interpreta il padre del protagonista. Il sito dell’autore. (Biblioragazziletture, 12 mai 2015)



Questo libricino è durato un viaggio: Brescia-Milano. Mi ha preso talmente tanto che il tempo è volato e non mi sono nemmeno accorta dei vari ritardi. Mi sono immedesimata subito in Loïc e Sèbastienne. Ha un inizio da brividi: una macchina che va troppo veloce, una persona per strada, un incidente. E sulla macchina che corre via, senza fermarsi, ci siete tu e tuo padre. Il resto non lo si può immaginare, o almeno io non riuscivo a pensare come potesse proseguire una storia così. Imprevedibile. Bello. Consigliatissimo 😙 Reato di fuga, Christophe Léon, Sinnos  ()




“Due volte al mese, mi viene a prendere a casa di mamma, da cui ha divorziato, per portarmi in campagna il fine settimana” sono le parole con cui Sébastien, racconta l’inizio di un viaggio con suo padre. Sébastien  ha 14 anni ed è un adolescente viziato e annoiato, osserva il mondo degli adulti, un mondo spesso fragile e immaturo. Durante il percorso per raggiungere la casa in campagna, hanno un incidente stradale, il padre alla guida investe una donna e non si ferma. “Per una frazione di secondo, nel momento in cui la colpiamo in pieno, vedo la sua gonna che si alza fin sopra i fianchi, decolla - racconta Sébastien –. Sparisce nella notte. Il rumore al momento dell’impatto è fortissimo. Poi niente. Solo il motore, la strada, la notte, mio padre. Ed io”.  Inizia così il romanzo di Cristophe Léon “Reato di Fuga” (Sinnos editrice, 2015). Da una parte Sébastien, dall’altra Loic, diciassettenne senza padre,  perso quando aveva 6 anni, vorrebbe ricordarsi di lui ma la sua immagine gli diventa ogni giorno un po’ sbiadita. Vive da solo con la mamma, divide la sua vita tra scuola e lavoro in una fattoria. Un venerdì sua madre va a prenderlo, sono invitati ad una cena di amici in un paese vicino, la mamma guida piano, ha sempre avuto paura in macchina e lui la prende in giro. Arrivati a destinazione parcheggia l’auto, tira il freno e spegne il motore “siamo arrivati” dice al figlio, poi apre la portiera, mette un piede a terra e prima che Loic possa avvertirla di una macchina che arriva veloce, di un pirata che sta per investirla, la madre cade pesantemente a terra, poi il silenzio, la corsa all’ospedale e le attese. È qui che le vite dei due ragazzi si incrociano. Una storia di scelte difficili, del delicato rapporto tra genitori e figli, di incontri imprevedibili. Due adolescenti a confronto, che crescendo si trovano a rapportarsi con la responsabilità, la lealtà e l’amicizia. ()



Les parents de Sébastien, adolescent âgé de 14 ans, sont divorcés. Sébastien vit avec sa mère et passe quelques week-end chez son père. Un vendredi soir, son père, Paul, vient le chercher pour passer le week-end dans leur maison de campagne au Frais-Marais. Mais ce soir là, le père de Sébastien a un rendez-vous important avec un plombier. Nerveux de nature, un embouteillage les retarde. Impatient, il devient imprudent et roule à vive allure. En traversant un village, il décide de ne pas ralentir et roule à 100 km/h, expliquant qu’il n’y a jamais personne. Il fait nuit, une femme descend de sa voiture, le père de Sébastien la percute. Malgré cet accident, il continue sa course. Sébastien est furieux contre son père et complètement paniqué, il veut retourner voir cette femme. Son père refuse catégoriquement. L’adolescent ne pourra vivre avec ça, traumatisé,son comportement va changer, il sèche les cours, boit de l’alcool et en veut terriblement à son père. Un jour,  il va prendre une décision pour essayer de se sortir de cette impasse psychologique dans laquelle il se trouve depuis cet accident.

Loïc a 17 ans, travaille dans une ferme en tant qu’apprenti et suit une formation d’ouvrier agricole. Orphelin de père depuis qu’il a 6 ans, il vit seul avec sa mère, Francine, et est considéré comme un bon garçon au sein de leur village. Un vendredi soir, Loïc et sa mère vont dîner chez des amis à elle. Comme souvent, Loïc ne fait pas part d’un grand enthousiasme pour ce genre de soirée. Prudente au volant, Loïc charrie sa mère sur le trajet. Celle-ci ne se doutait pas que le danger pouvait se produire lorsqu’elle descendait de sa voiture.

Loïc et Sébastien, deux garçons bien différents, au mode de vie distinct et aux préoccupations différentes seront réunis à cause d’un destin dramatique.

Délit de fuite est un roman palpitant où les rebondissements se succèdent tout au long de l’histoire. Ce drame est bouleversant et montre que le destin est parfois cruel tant sur le plan physique que psychologique. La description de chaque instant, des trajets de Loïc en vélo, des conversations sont très réalistes et nous font vivre ce drame comme si nous étions à la place de Loïc. Les relations père-fils, mère-fils sont traitées avec justesse, notamment dans un contexte où chacun traverse une épreuve difficile. La question du divorce n’est aussi pas épargnée ainsi que celle de la maturité d’un jeune au passé et au présent douloureux.

Je conseille ce roman à partir de la 3ème qui semble viser un public lycéen au vu du style littéraire adopté et du vocabulaire plus ou moins soutenu. Pour ceux qui souhaitent prolonger cette lecture, France 2 a adapté Délit de fuite en téléfilm avec un acteur bien connu Eric Cantonna jouant le rôle du père de Sébastien ()