Qui va loin, revient près : Kisangani, République démocratique du Congo, 2004. Le père de Kimia est malade et pour qu’elle aille à l’école, grandisse dans l’affection et la sécurité, il décide de l’envoyer vivre en France. Par un intermédiaire, elle est vendue à un couple de riches bourgeois qui va l’adopter. La petite fille va passer huit ans recluse dans un bel appartement où elle sera bonne à tout faire. A dix-sept ans, elle parvient à s’enfuir, se retrouve à la rue sans argent et sans connaître personne, dans un Paris qu’elle découvre. Elle rencontre Gilles, un jeune homme très généreux qui la recueille. La fin du cauchemars ?

Une fois encore Christophe Léon s’empare avec énergie d’un scandale contemporain. Ses personnages prennent vie dans toute leur complexité, leurs paradoxes et leur force vitale. 
(Les Sandales d'Empédocle, 18 janvier 2013




Un enfer pavé de bonnes intentions
Par le biais du récit de la vie de Kimia, adolescente originaire du Congo envoyée en France par son père qui espère lui offrir ainsi un bel avenir, Christophe Léon aborde les sujets très sensibles de l'immigration et de l'esclavage moderne. Avec des mots simples mais une authenticité troublante, le lecteur découvre, abasourdi, une réalité contemporaine aux allures de tabou.

Kimia, qui a grandi entourée de l'amour de son père, se voit contrainte par ce même homme à quitter son pays et sa seule famille pour émigrer en France, où lui est persuadé que la petite fille trouvera une belle vie. Elle sait lire et écrire, et est impatiente, même si effrayée, de découvrir Paris, la ville qui fait rêver son père. Cependant, très rapidement, elle se rend compte que son voyage sera sans retour : prise en main par une "tante" à elle après une traversée en bateau dans des conditions inhumaines, elle comprend que la famille qui "l'adopte" contre des euros sonnants et trébuchants, persuadée "d'acquérir" une orpheline, n'a aucune intention de l'envoyer à l'école. Pire, elle lui refuse toute sortie, la contraignant à observer à travers les vitres du très bel appartement la vie parisienne. Ses journées sont rapidement rythmées par les différentes tâches ménagères qu'elle se voit confier, et cette routine fait vaciller ses velléités de révolte. Pendant des années, sous couvert "d'amour" de ses parents-patrons, elle est exploitée sans pitié, mais sans méchanceté non plus, par un couple de riches parisiens. Avec beaucoup d'objectivité, Christophe Léon dresse le portrait de ces esclavagistes modernes, qui, prétextant les sortir de la misère et fermant les yeux sur les zones d'ombres des procédures d'adoption, entretiennent les enlèvements et ventes d'enfants dans les pays les plus pauvres.

Mais l'histoire de Kimia, c'est également celle de l'immigration clandestine. De son arrivée en France dans un conteneur à sa fuite, qui la conduit dans la rue, son parcours est celui de nombreux étrangers venus chercher quelques espoirs en Europe. Sans identité, ou sous une fausse identité, ils connaissent la peur dans la rue, la solitude et le danger dans les foyers, la terreur des forces de l'ordre, l'incompréhension face aux procédures, inhumaines (?) mais nécessaires (?), et ce sentiment de n'appartenir à rien mais à tout le monde. Soutenue et hébergée par un français qui ne peut comprendre sa crainte d'être arrêtée, Kimia va finalement devoir se poser les vraies questions : peut-elle s'approprier les espoirs placés pour elle en la France par son père ? Sa vie de clandestine, minée par la peur et conduisant à la dissolution de son identité, est-elle celle qu'elle souhaite vraiment ? Vivre en France mérite-t-il tous les sacrifices ? Autant d'interrogations qui l'aideront, adolescente, à avancer et à prendre ses propres décisions pour se réapproprier une vie dirigée par autrui depuis toujours.

Un roman poignant, fort, écrit par un auteur engagé qui s'attache à dénoncer une réalité tout en étant objectif, et une jeune fille, Kimia, grâce à laquelle l'immigration clandestine et l'esclavage ont un visage, un nom, permettant au lecteur de leur donner une réalité et l'opportunité de se poser, à son tour, certaines questions. Pari réussi.

Citation
Je ne vous hais même pas. Vous êtes... vous êtes... des monstres ordinaires. Vous m'avez volé mon enfance. Vous vous êtes servis sur la bête – sur moi. (K-Libre, 20 février 2013)




Résumé : Afin de garantir l’avenir de sa petite fille, Kimia âgée de 9 ans, un grand-père congolais malade va la vendre à un réseau d’adoption. Après un voyage pénible, confiée à des passeurs successifs, plus brutaux les uns que les autres, qui l’emprisonnent à tour de rôle, Kimia se retrouve quelques semaines plus tard à Paris. Livrée au couple bourgeois qui l’avait adoptée, Kimia commence alors sa nouvelle vie d’esclave. C’est au bout de 8 années de réclusion, arrivée à l’adolescence, que Kimia trouvera la force de s’opposer à ses geôliers et s’enfuira, sans papiers, dans un Paris qui lui est totalement étranger. Commence alors une succession de d’évènements qui l’entrainent dans une spirale infernale.

L’avis du comité : Une histoire difficile très bien écrite mais dont on se demande parfois où elle nous mènera. ()



 Le blog de lecture-ado.over-blog.fr
Kimia a vécu au Congo jusqu’à l’âge de 9 ans. Son père, gravement malade, pense faire le bon choix en l’envoyant à Paris où il espère qu’elle aura accès à l’éducation et aura un avenir prometteur. Elle sera adoptée par un couple de bourgeois et vivra recluse dans un appartement pendant huit ans. Un jour, elle décide de s’enfuir mais dans l’immensité de Paris, Kimia va vite se trouver démunie, sans papiers, sans argent et en danger. C’est sans compter sur l’aide de Gilles, un jeune homme qui va l’accueillir, qu’elle parviendra à se procurer de faux papiers d’identité avant de se faire arrêter par la police. Ensemble, ils parviendront à retourner au foyer familial où ils tenteront de mettre la main sur la maîtresse de maison.

C’est une intrigue surprenante et un dénouement dérangeant, pessimiste, à la limite de la frustration que nous offre ici Christophe Léon. On se laisse facilement emporter dans le récit de la fillette qui tente de prendre son destin en main dans un pays étranger où rien ne semble l’avoir accueillie. Un sujet traité avec justesse mais n’offrant malheureusement aucune échappatoire ni aucun espoir au personnage. ()



Dans le cadre des rencontres littéraires et de l'opération Écrivains 17, la bibliothèque municipale accueille vendredi l'écrivain Christophe Léon. L'événement va se dérouler en deux temps. Le matin, au collège de Cozes, le club de lecture, animé par la documentaliste et un professeur de Français, va recevoir l'écrivain. Un groupe d'élèves a réalisé une biographie de l'auteur, ainsi que des affiches publicitaires, un autre groupe a recréé la couverture de l'ouvrage « Argentina, Argentina », composé d'un article de presse et d'un poème argentin en version espagnole avec sa traduction.

En soirée, c'est à Meschers que Christophe Léon viendra s'entretenir avec le public, pour lui faire découvrir ses livres et sa démarche d'écriture. À cette occasion, deux collégiens liront un extrait de la « Balade de Jordan et Lucie ».

Biographie
Christophe Léon est né en 1959, à Alger. Après une enfance tropézienne, il a étudié aux beaux-arts de Marseille, été joueur professionnel de tennis, appareilleur en orthopédie, gérant de société et artiste peintre, un parcours plutôt éclectique qu'il consacre exclusivement depuis une dizaine d'années à l'écriture.

Son premier roman, « Tu t'appelles Amandine Keddha », a été publié aux Éditions du Rouergue en 2002. « Palavas la Blanche » a suivi en 2003. Paru en 2006 à l'école des loisirs, « Longtemps » est son premier roman consacré à la jeunesse. Son thème de prédilection est la défense de l'environnement : « Écoloco », « Silence », « on irradie », « Bleu Toxic ». Son dernier roman « Engrenages », est paru chez Oskar éditeur en octobre 2012.

Au cours de la rencontre animée par Anne-Lise Dyck-Daure, les travaux réalisés par les élèves du collège seront présentés et exposés à la bibliothèque jusqu'au 3 mars. Quant aux ouvrages de l'auteur, ils seront mis à disposition sur la table de lecture proposée par la librairie Lignes d'Horizon. ()



Kimia, petite congolaise de neuf ans, ne comprend pas pourquoi son père la confie aux mains d’un passeur.
Après un périple étrange, elle atterrit en France et est « adoptée » par un couple aisé. Ce dernier profite d’elle et l’exploite comme une bonne à tout faire.
Mais au bout de huit ans, Kimia veut voir le monde.
Un désir qui va lui coûter cher…



Le destin des sans-papiers n’est pas forcément un sujet qui fait consensus. Pour certaines personnes, il faudrait les remettre tous dans des charters et les renvoyer chez eux où ils ne pourraient pas profiter des aides de la société française.

Christophe Léon nous montre que nombre de sans-papiers arrivent en France par croyance en l’image de l’Eldorado hexagonal véhiculée dans leur pays. Le père de Kimia croit d’ailleurs qu’elle vivra mieux en France qu’au Congo. Une erreur dont il ne se rendra jamais compte.

Avec une structure narrative qui fait la part belle aux flashbacks, au mélange des histoires, aux situations parallèles, l’auteur expose la complexité et l’éclatement de la situation catastrophique des sans-papiers.
Par petites touches, il étale la peur permanente face aux forces de l’ordre, et évidemment la situation incroyable qui n’est autre que de l’esclavage moderne. Et que personne ne crie au complot, des affaires récentes ont été révélées.

Sans pathos exagéré, sans étalage de misérabilisme, Christophe Léon raconte avec justesse un destin brisé, allant même jusqu’à une fin que renieraient nombre de films hollywoodiens.
Que l’on aimerait que la vie soit moins cruelle... ()



Kimia, 9 ans, est amenée illégalement en France alors que son père est sur le point de mourir. Après un bref apprentissage des bases du ménage, elle est envoyée chez un couple où elle est retenue comme esclave. À ses 17 ans, elle s’échappe et rencontre Gilles, un jeune homme qui devient son compagnon et l’héberge. Mais elle finit par être dénoncée et se retrouve dans un centre de rétention administrative.
Ce cours roman pourrait être comme tant d’autres : l’histoire d’un enfant sans papier qui, malgré tout, a fait un peu d’études, et qui va s’en sortir grâce à ça, comme c’est le cas par exemple dans Chair à Ballons. Mais ici ce n’est pas le cas. La vie de Kimia nous est rapportée dans le désordre, et peu à peu on se rend compte que les choses vont de mal en pis pour elle. Elle troque tour à tour son foyer d’enfant auprès de son père aimant (qui finalement ne mourra même pas) contre un foyer en France au service de Monsieur et Madame qui l’exploitent mais lui offrent une sécurité matérielle et une certaine stabilité émotionnelle, qu’elle troque contre une vie de peur et de pauvre après de Gilles, un jeune homme qui a l’air de la mépriser. Puis dans le centre de détention, les choses ne sont pas si terribles : elle risque certes de rentrer au Congo, mais elle est nourrie et fait de belles rencontres. Lorsque Gille la fait s’échapper, elle se retrouve fugitive sans le sous, et lors de l’attaque finale de l’appartement de Monsieur et Madame, et de la mort probable du majordome Goran, l’histoire bascule définitivement du côté du non-retour.

Une histoire choc, une véritable descente en enfer qui ne s’intéresse pas tant au sort des sans-papiers qu’à un itinéraire personnel sur lequel le destin semble s’acharner. ()



Encore un exemple bouleversant d'exil prometteur pour la France... qui n'était qu'un mirage.

Kimia a quitté le Congo à neuf ans, encouragée par son père qui fondait de grands espoirs pour l'avenir de sa fille : "Un jour tu iras à Paris. Tu auras un bon métier. Tu te marieras et tu auras des enfants."  (p. 53)

Long voyage clandestin de cette enfant encore si jeune, pas d'existence officielle dans le pays d'accueil. Mais elle n'aura pas besoin de papiers : grâce aux bons soins d'une tante "sorcière" et vénale, elle sera vendue à un couple fortunée, cloîtrée dans leur bel appartement parisien, leur esclave pendant huit ans.

On sait d'emblée qu'elle ne s'en sortira pas, puisque dès les premières pages, on la voit errer dans les rues puis poursuivie par les autorités.

Un récit poignant et hautement révoltant )

Le père de Kimia craint pour l'avenir de sa fille au Congo. Il se sait malade et se pense mourant. Alors il l'éloigne, il lui fait passer les frontières et la mer pour lui assurer un meilleur futur. Kimia a neuf ans et s'en va. Elle se retrouve à Paris chez "ses nouveaux parents", riches propriétaires d'un très bel appartement. Un logis de luxe qui sera sa prison pendant huit ans. Car elle n'est pas leur fille mais leur domestique, leur esclave jusqu'au jour où elle trouve enfin le courage de s'enfuir. Mais pour aller où, pour faire quoi, pour rencontrer qui ?
Le roman de Christophe Léon est sans concession. Sa petite héroïne, esclave moderne d'un couple bourgeois, conscient de sa faute et paternaliste en diable, se soumet avant de se rebeller. De la passivité à l'action, elle ne trouvera pas la juste mesure car on l'a amputée de toute idée de justice. Son séjour en France, pays des lumières, ne sera qu'une plongée dans la noirceur. Celle des coeurs, des âmes, des actes. Un texte dur, juste, vrai qui bouleverse comme un cri de rage.... ()



C’est l’histoire de Kimia petite congolaise de 9 ans envoyée à Paris pour vivre avec des parents « adoptifs ».

Il ne s’agit pas d’une adoption ordinaire, malheureusement non, mais de l’arrachement d’une enfant à son pays, débarquée sans ménagement chez un couple parisien, pour y devenir bonne à tout faire. C’est juste une histoire ordinaire d’enfant esclave, c’est une histoire qui met mal à l’aise, qui déconcerte qui parait presque trop réelle.

Le texte est lucide, ne tombe pas dans le larmoyant et donne du coup l’impression d’une terrible réalité. Christophe Léon est très fort, il évite intelligemment le style roman témoignage que je n’aime pas trop, et sur un sujet aussi sensible, il réussit à soupoudrer une certaine forme de poésie.

Kimia, c’est une petite fille qui interpelle le lecteur par sa force et sa détermination, on est littéralement porté par son désir de liberté. Elle restera finalement 8 ans au service de ces gens, 8 ans sans sortir une seconde de l’appartement parisien.

A 17 ans elle s’enfuit et se retrouve,sans papiers, dans un Paris qu’elle ne connait absolument pas.

C’est une histoire de douleurs, de peurs mais c’est surtout une histoire d’une actualité terrifiante. ()



L’esclavage, malgré ce que l’on peut croire, n’est pas un fléau totalement éradiqué en France. Il existe un esclavage moderne, sournois et souvent mis en œuvre par des individus à haut revenu, misant sur la cupidité de passeurs d’immigrés pour se fournir en main d’œuvre à bas coût. Et c’est qui va arriver à Kimia, jeune congolaise de 8 ans, que son père se croyant mourant va confier à une personne qu’il pensait de confiance. Malheureusement la petite fille va ainsi se retrouver séquestrée durant huit ans dans un immeuble bourgeois en plein centre de Paris. Servant de bonne à tout faire pour Madame et Monsieur, sans jamais sortir, sans jamais connaître leurs véritables noms. Ce couple de bourgeois, qui se pensait à l’abri de toute protestation avec cette petite fille, va, à l’approche de sa majorité, être confronté à la crise d’adolescence de Kimia. Et son désir de liberté et de changement va être tellement fort que les murs de l’appartement vont devenir de véritables barreaux de prison, et Kimia sera déterminée à tout faire pour s’en extraire, quitte à se retrouver dans une véritable prison.
Christophe Léon est un auteur protéiforme, qui aime à mettre en scène la violence interne qui habite les adolescents. Ici il met son héroïne, adolescente et immigrée sans papiers, au pied du mur. Elle va devoir assumer pleinement son désir de liberté, et ainsi faire des choix compliqués  pour son jeune âge. Sa quête, dans une ville qu’elle connaît mal, ne sera pas des plus faciles. Son parcours sera hérissé d’obstacles mais aussi de personnes bienveillantes; mais arrivera-t-elle à leur faire confiance, elle qui n’a jamais connu que l’abandon ? Une vision poignante d’un destin contrarié par la cupidité humaine. ()




Croyant lui offrir un avenir meilleur, le père de Kimia, 9 ans, la déracine de son village africain et l'envoie en France où il espère qu'elle trouvera une bonne éducation et un futur radieux. Dés son arrivée, Kimia a vite fait de comprendre la réalité : elle se retrouve "adoptée" par un couple de bourgeois chez qui elle est tenue emprisonnée et où elle assure le travail d'une domestique. Que peut-elle faire de plus ? Sans papier, dans une ville inconnue, sans repère, Kimia est liée à ce couple et à leurs exigeances et n'envisage aucune autre alternative. Ce n'est que 8 ans plus tard qu'elle trouvera l'occasion de s'enfuir. Sur sa route, elle croise Gilles qui lui apporte l'aide possible et un semblant d'oxygène, mais ensemble ils se heurtent rapidement à la réalité et au système sécuritaire et judiciaire français.
C'est une lecture qui gène, qui met mal à l'aise, tant on s'indigne de la situation des sans-papiers et de l'esclavage moderne.
Une nouvelle fois Christophe Léon fait de ses engagements un trés bon livre (bien que manquant un peu de densité à mon goût) en n'épargnant jamais le lecteur de la tragédie qui se joue sous ses yeux. )




Kisangani, République démocratique du Congo, 2004. Le père de Kimia est malade et pour qu’elle aille à l’école, grandisse dans l’affection et la sécurité, il décide de l’envoyer vivre en France. Par un intermédiaire, elle est vendue à un couple de riches bourgeois qui va l’adopter. La petite fille va passer huit ans recluse dans un bel appartement où elle sera bonne à tout faire. A dix-sept ans, elle parvient à s’enfuir, se retrouve à la rue sans argent et sans connaître personne, dans un Paris qu’elle découvre. Elle rencontre Gilles, un jeune homme très généreux qui la recueille. La fin du cauchemar ?

Une fois encore Christophe Léon s’empare avec énergie d’un scandale contemporain. Ses personnages prennent vie dans toute leur complexité, leurs paradoxes et leur force vitale.
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Kima a neuf ans quand son père, voyant sa mort venir, la confie à un passeur qui doit la faire voyager depuis la République démocratique du Congo pour être « adoptée » par une nouvelle famille. En fait d’adoption et de famille, Kima est confiée, au terme d’un pénible voyage, à un couple de riches Parisiens pour leur servir d’esclave domestique. Kima grandit sans jamais quitter l’appartement du XVIe arrondissement, ni connaître le nom de ses « parents » qui se font appeler « Monsieur » et « Madame ». Aucun document, aucun courrier, qui pourrait la renseigner sur leur identité, ne traine dans ce grand appartement bourgeois, sans enfants.  Seule une cuisinière et un chauffeur y font des allers et venues. À 17 ans Kima n’en peut plus d’être séquestrée, ignorée et ignorante du monde qui entoure son univers clos. Elle s’enfuit et rencontre un jeune homme avec qui elle partage un semblant de bonheur durant quelques mois. Sur la base d’une dénonciation, elle est arrêté et prise pour ce qu’elle a déclaré être dans sa demande d’asile : une jeune adulte.


Christophe Léon ne nous épargne rien dans ce terrible récit fait d’allers et retours qui mettent les nerfs du lecteur à rude épreuve. Rien ne vient tempérer l’égoïsme et l’indifférence de ceux qui croisent la route de Kima. Même Gilles la trahit, par couardise et parce qu’il ne supporte plus sa propre lâcheté et l’entraine à sa perte. Aucune générosité, aucun geste, ne vient jamais rompre l’isolement de Kima. Le pire est sans doute la révélation finale qui donne à la vie ravagée de cette enfant d’Afrique envoyée en France par son père pour connaître une vie meilleure, un caractère encore plus vain. Le sort de Kima s’écrit comme dans une tragédie grecque : loin dans son histoire, le malheur a germé et inexorablement, le pire la rattrape. Le titre, en forme de proverbe, annonce la couleur, tout comme chacun des livres de Christophe Léon qui met ses engagements au cœur de son écriture. Loin des romans nombrilistes qui brossent l’adolescent dans le sens de son mal-être, Christophe Léon l’invite à s’interroger sur le monde dans lequel il vit. À faire d’une lecture un engagement.( )





Pour assurer l'avenir de Kimia, son père gravement malade, décide de la faire passer clandestinement en France, dans l'espoir d'une vie meilleure. Après un voyage traumatisant enfermée dans la cale d'un bateau, cette fillette de 9 ans débarque enfin en terre promise où l'attend une tante censée prendre soin d'elle. Or, cette dernière la maltraite gravement, elle la dresse dans le but de la vendre comme servante. Un mois plus tard, Kimia est marchandée, puis enfermée huit ans durant dans l'appartement d'un couple de riches bourgeois parisiens. A 17 ans, elle trouve le moyen de s'échapper. Affolée par le monde extérieur, elle rencontre Gilles, un jeune garçon un peu largué qui la prend sous son aile. Dénoncée par des voisins, elle est arrêtée et menacée d'expulsion.

Un récit coup de poing qui dénonce les abus et maltraitances diverses dont sont victimes les réfugiés débarquant en France ou ailleurs, dans des pays qui s'autoproclament « terre d'accueil » ()



PhotoKimia, jeune congolaise de neuf ans, est envoyée à Paris où elle doit être adoptée. Son père est malade et pense que c'est pour son bien. Mais après des débuts difficiles auprès d'une "tante", elle rejoint ce couple qui va lui apprendre à être une employée modèle, à les servir et à faire le ménage. Pendant huit ans elle va être à leur service sans pouvoir sortir. Le jour où elle s'enfuit, elle se rend compte qu'elle ne connait rien du monde extérieur et qu'elle est une sans-papier...

On entend parler de ces couples qui profitent du statut de sans-papier de jeunes filles étrangères pour les exploiter. L'auteur nous emmène au coeur de cette situation et dans l'engrenage qui va suivre. Un livre très fort comme les autres de Christophe Léon  )






Le père de Kimia, une jeune Africaine, fait émigrer sa fille en France via une filière douteuse : Kimia se retrouve esclave d'un couple parisien, séquestrée dans un appartement dont elle parvient à s'échapper après plusieurs longues années. Dans sa fuite, elle rencontre Gilles qui l'aide à se cacher de la police car Kimia n'a pas de papiers. Ce roman montre le paradoxe de l'immigration clandestine : la liberté à quel prix ? Sombre, mais réaliste, ce roman doit s'accompagner d'une réflexion plus large autour du thème de l'immigration, ses causes et ses enjeux. Dommage que le roman ne s'engage pas sur ce terrain, se limitant à un témoignage, certes fort bien livré.

POINT FORT : l'actualité du thème

CITATION : "La politesse qu'on lui réclame est un voile jeté sur une soumission exigée. Il ne lui a fallu qu'une raclée pour le comprendre. C'est bien moins compliqué qu'avec son père, et c'est aussi peut-être plus efficace à court terme." )



Kimia vit au Congo et un jour son père décide qu'elle ira vivre à Paris pour une vie meilleure. Kimia va donc rejoindre la capitale clandestinement. À son arrivée, elle sera accueillie par sa tante qui va gagner beaucoup d'argent en vendant sa nièce à un couple bourgeois.
Elle va vivre une enfance et adolescence douloureuse mais heureusement elle va faire une rencontre qui va changer sa vie.

C'est un roman qui dénonce l'esclavagisme domestique qui est malheureusement encore d'actualité.

C'est un roman difficile et extrêmement intéressant qui traite également des conditions des clandestins en France.
Le style de l'auteur, Christophe Léon est direct avec des phrases courtes et poignantes. J'ai beaucoup aimé. ().






Kisangani, République démocratique du Congo, 2004. Le père de Kimia est malade et pour qu’elle aille à l’école, grandisse dans l’affection et la sécurité, il décide de l’envoyer vivre en France. Par un intermédiaire, elle est vendue à un couple de riches bourgeois qui va l’adopter. La petite fille va passer huit ans recluse dans un bel appartement où elle sera bonne à tout faire. A dix-sept ans, elle parvient à s’enfuir, se retrouve à la rue sans argent et sans connaître personne, dans un Paris qu’elle découvre.
Elle rencontre Gilles, un jeune homme très généreux qui la recueille. La fin du cauchemar ? Une fois encore Christophe Léon s’empare avec énergie d’un scandale contemporain. Ses personnages prennent vie dans toute leur complexité, leurs paradoxes et leur force vitale. )