Sélectionné par L'Education Nationale comme ouvrage de référence pour la 5e au format xls)



Fiche pédagogique par Cécile Desbois, rédactrice et médiatrice culturelle spécialisée Jeunesse et pédagogie, Genève (format pdf)  ICI


Silence, on irradie ! s'infiltre au coeur d'un village baigné de l'aura protectrice mais aussi très dangereuse d'une centrale nucléaire. Dépeignant les conditions des villaegeois et notamment leurs problèmes liés à l'exposition radioactive : plaques, perte de cheveux... Christophe Léon fait entrer le tragique dans ce quotidien déjà particulier.
L'explosion, intervient après une assez longue mais intéressante présentation de la vie des personnages principaux : Sven , Siloé et Yougor... et fait basculer le roman dans une histoire plus sinistre et terrible.
Loin d'être un récit mouvementé, Silence, on irradie ! est une description juste de l'univers autour d'une centrale nucléaire et on peut percevoir ce roman comme un documentaire sur l'avant et l'après une explosion, au travers de l'évolution de trois-quatre personnages dans ce milieu...
C'est saisissant et surtout très provocant, rappelant Tchernobyl. C'est aussi un message très anti-nucléaire (il suffit de regarder le titre pour comprendre l'ambition de l'auteur) et critiquant la volonté des pouvoirs de taire une telle explosion lorsqu'elle a lieu. La fin est particulièrement stupédiante sur ce point et nous laisse dans le doute.
Un court récit intéressant sur le sujet, qui sensibilisera bien le lecteur au nucléaire et à un des problèmes qu'il pose dans nos sociétés actuelles. (Lirado, octobre 2009)



 Le nucléaire est un sujet délicat rarement expliqué aux enfants. « Silence, on irradie » tend à sensibiliser une génération de futurs adultes aux dangers du nucléaire... Et à les rappeler aux générations actuelles... ()



Un petit village dans un pays russoïde. Une centrale nucléaire posée au milieu. Un ado, Sven, qui se baigne dans le lac qui borde l’usine à neutrons. Un matin, Sven perd tous ses cheveux, met un bonnet et trouve ça plutôt marrant. Le médecin du cru est de bonne volonté, mais il ne voit pas grand-chose.... ()



… On s’attache aux enfants livrés à eux-mêmes tout en les sachant condamnés. L’action progresse par paragraphes courts, comme autant de petites scènes dramatiques et intenses. L’écriture fluide et élégante donne une sorte de douceur bienvenue au texte, de respiration. A lire, à faire lire, à débattre … ()



... Construit en scéquences courtes à la façon d’un minutage précis, cette polyphonie détaille l’avant et l’après de l’accident comme ceux d’une tragédie quasiment programmée. Très proche de certains romans de genre du domaine fantastique (l’auteur souhaite manifestement donner une dimension universelle et intemporelle à son roman), Silence on irradie s’en détache par son réalisme et par le soin quasi documentaire apporté aux personnages. Une lecture très impressionnante et particulièrement édifiante. ()



  ... Ce livre est une véritable petite perle, un diamant noir. Une fois la peur surmontée, on entre dans un véritable conte moderne, un texte stupéfiant que vous n'êtes pas près de lacher une seconde. [...] Son temps est aussi l'imparfait, le temps des débutants mais aussi la langue idéale pour celui qui prend son élan et maintient à un bon rythme ses effets, le vrai temps du conte. Un diamant noir, vous dis-je, un conte contemporrain, le roman d'une humanité qui survit à l'accident nucléaire... ()



  ... Christophe Léon arrive très bien à décrire dans ce texte l’ambiance avant et après la catastrophe. On sent bien les négligences qui ont eu lieu et la chape de silence imposée par le gouvernement après l’explosion.
L’effroi que procure ce récit provient du fait qu’on se croirait dans un ouvrage de science-fiction (village isolé, gouvernement totalitaire), alors qu’il fait référence à un évènement dramatique de notre histoire (Tchernobyl) , qui pourrait encore se produire de nos jours... (, 29 mars 2010)



  Un roman qui nous interpelle sur le risque nucléaire peut-être à venir mais déjà survenu. Il fait songer à la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986, ses conséquences sanitaires et écologiques.
La psychologie des personnages est extrêmement bien décrite. Des enfants et des adultes confrontés à une situation exceptionnelle, mais qui demeurent avant tout «humains»; c'est à dire fraternels, solidaires et courageux. C'est un récit sans longueur, d'une écriture ciselée et dense. Le lecteur reste en haleine jusqu'au dernier mot. ()




Ce n'est pas très gai, et pourtant il m'a été impossible de reposer le roman avant la fin. L'histoire est totalement hallucinante, elle se passe dans une contrée proche d'une centrale nucléaire, où la population est déjà fortement éprouvée par cette pollution, puis survient l'explosion. Tout disparaît de la surface de la Terre.

On suit alors trois rescapés, deux enfants, Sven et Siloé, le frère et la soeur, et Grégoras, un adolescent attardé. Ces trois-là sont sonnés et ne savent plus où aller, ils refusent néanmoins de suivre les hommes en blanc qui survolent la région à la recherche de survivants. Ils se terrent dans la forêt et rencontrent un militaire et une jeune femme - étrange hasard qui a voulu que ce couple se lance dans une aventure dont ils avaient sous-estimé l'ampleur. Loubia souhaitait se rendre sur le lieu de l'accident qui avait coûté la vie de sa soeur, une charmante institutrice qu'un médecin s'est également mis en tête de retrouver. Et tout ce petit monde se fait face dans ce paysage apocalyptique où, comme eux, on se sent complètement hagard.

Ce livre fait une petite centaine de pages, mais son impact est énorme. Absolument bouleversant ! Car ce n'est pas seulement une fiction, il n'y a qu'à voir l'actualité pour comprendre que les erreurs se répètent et que nous sommes toujours affreusement vulnérables face à la menace nucléaire. Dans le roman, on découvre une population martyre, des générations bancales, des corps de travers, mais aussi des éclats de rire, des baignades insouciantes, des parties de cache-cache. En fait, c'est aussi pour cette raison qu'on en a gros sur la patate au moment de tourner la dernière page. Il y a une réelle tendresse derrière la portée sinistre du récit. Les personnages sont attachants, ce qu'ils vivent et subissent nous fend le coeur. J'ai également beaucoup aimé le titre du roman, sorte de cri muet et de condamnation radicale qui vaut tous les discours.  ()



    ... Un roman qui nous interpelle sur le risque nucléaire peut-être à venir mais déjà survenu. Il fait songer à la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986, ses conséquences sanitaires et écologiques.
La psychologie des personnages est extrêmement bien décrite. Des enfants et des adultes confrontés à une situation exceptionnelle, mais qui demeurent avant tout « humains »; c'est à dire fraternels, solidaires et courageux. C'est un récit sans longueur, d'une écriture ciselée et dense. Le lecteur reste en haleine jusqu'au dernier mot. ()




[...] Voici un texte hyperréaliste et stupéfiant, où l'on suit avec angoisse le destin tragique des personnages qui gardent l'espoir d'être sauvés alors que l'on sait que l'issue sera fatale. Christophe Léon décrit très bien l'ambiance avant la catastrophe, l'environnement paraît agréable et accueillant, tous les habitants semblent sereins, même si de nombreux problèmes de santé apparaissent. Dans la deuxième partie, on bascule tout à coup dans l'univers sordide et chaotique de la catastrophe avec une rapidité déconcertante. La lecture s'achève sur une fin ouverte qui fait froid dans le dos ! ]
Des personnages bien décrits, une situation qui rappelle l'accident de Tchernobyl et qui traite de thèmes très actuels : le nucléaire, l'énergie, la sécurité, l'environnement et la protection du vivant, les relations humaines en cas de crise grave... ()



 La centrale décrite rappelle étrangement celle de Tchernobyl. Comme toujours les autorités minimisent les risques. Si certains médecins s’inquiètent par la recrudescence de certaines maladies graves la population continue à vivre comme si rien n’était. Malgré une fin cauchemardesque où les secours décident de ne pas prendre en charge les survivants pour cause d’invasion de rats, l’histoire reste tout à fait crédible. Le roman à le mérite de montrer une fois de plus que le risque zéro n’existe pas, que la population est laissée à l’écart des dangers. Que toujours l’homme prend des risques dans la manipulation technologique à des fins de profit.- Appréciation : Recommandé ()



... Ce roman est un récit simple, beau et poignant, jamais démonstratif car les effets de la catastrophe nucléaire ne sont perceptibles qu’à travers le point de vue des enfants et du jeune homme inquiet et amoureux. La réflexion écologique est aussi le point de départ d’une interrogation plus universelle sur les liens familiaux et les relations humaines en général : les plus jeunes se sentiront certainement touchés par l’histoire de cet adolescent qui se retrouve père de famille du jour au lendemain, à devoir veiller envers et contre tout sur sa petite sœur. ()



 ... La force de ce court roman d’anticipation est de ne pas tomber dans la facilité du livre « à thème » : même s’il est suffisamment réaliste pour nous faire froid dans le dos en nous rappelant que ce genre d’accident est de l’ordre du possible – et s’est déjà produit – , la justesse de l’écriture, le suspense, l’humour, la finesse des relations, la grande tendresse portée aux personnages et à leurs sentiments (ainsi Siloé qui se demande si elle n’est pas responsable par ses bêtises et sa bouderie de la disparition de la nourrice dans un grand éclair aveuglant…) font que l’on ne peut quitter ce livre une fois entamée la lecture, qui s’achève sur une fin ouverte, glaçante… ()



...  La tentative désespérée de Sven pour sauver sa petite sœur  m'a fortement évoqué "Le Tombeau des lucioles" de  Akiyuki Nosaka, tout comme la fin ouverte, même si elle ne laisse aucun espoir, m'a ramenée à une lecture magnifique et qui me hante encore, celle de "La Route"  de Cormac McCarthy.
 Loin d'être dénué d'une certaine forme de poésie, ce texte difficile et poignant est aussi militant bien sûr (difficile de ne pas penser à Tchernobyl). La littérature jeunesse peut aussi servir à cela.  ()



... Un texte court, dense. Le style est sec, parfois perturbant à l'image du thème abordé. Christophe Léon dénonce le nucléaire, le manque d'humanité des autorités, le calvaire que l'homme fait subir à la nature. Même s'il s'agit ici de fiction, le passé nous laisse à croire que ce cauchemar pourrait rapidement redevenir réalité.
Un roman à découvrir absolument, de toute urgence. ()



... Ce court roman, impressionnant, nous fait penser à la catastrophe de Tchernobyl et celle qui vient de se produire au Japon. Le sujet est traité de manière réaliste, les habitants travaillant à la central avant la catastrophe, sont atteints de maladies de peau, perdes leurs cheveux ou leurs dents. C'est vraiment affreux, car les militaires quadrillent la zone, sans état d’âme et ne veulent pas sauver des personnes condamnés à mourir. On s’attache aux enfants livrés à eux-mêmes tout en les sachant condamnés à mourir. L’action est décrite par paragraphes courts. L’écriture est simple, compréhensible et élégante. Un roman qui m'a vraiment touché, surtout pas le sort de ses enfants, mais aussi parce-qu'un village entier a été détruit, et beaucoup de personnes sont mortes simplement à cause de l'explosion d'une centrale. Un roman à lire et à relire, à faire découvrir !  ()




Une entretien avec Laureline Amanieux autour du livre pour le site www.savoir.changer.org : http://www.savoirchanger.org/spip.php?page=blog&id_article=105, le 17 mars 2011



[...] Louées soient les bibliothèques ! On ne vantera jamais assez les mérites de ces lieux où l'on découvre de vraies perles simplement en se fiant à la sagacité du personnel qui sème un peu partout les nouveautés mais aussi ses coups de coeur, où des découvertes qui valent le coup d'être partagées... Ainsi, l'autre jour, alors que je flânais du côté "littérature jeunesse" que je fréquente pourtant assez peu, je regarde les ouvrages proposés sur une table aux yeux des lecteurs, et je tombe sur la couverture ci-dessus. Reconnaissez qu'une centrale nucléaire sur un livre des éditions Thierry Magnier, cela éveille la curiosité déjà. J'ai donc déposé soigneusement l'objet du délit entre la correspondance de Colette avec Missy, une adaptation de Gigi par Jacqueline Audry et bien d'autres choses dont vous allez sans doute bientôt profiter ici...
Voici donc un récit qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin, un récit qui arrive à surprendre, à questionner, tout en étant adapté au public visé. Sans jamais tomber dans la démagogie ou le sensationnel, il évoque avec pudeur mais aussi avec une grande lucidité les risques du nucléaire. Le livre, sorti en 2009, prend hélas une tonalité très actuelle après Fukushima... ()



Un film danimation par Bastibot, 13 juin 2013 :



Alors qu’une énorme manifestation de refus du nucléaire a eu lieu au Japon il y a quelques jours, en France c’est l’été, les vacances, la plage, bientôt les congés parlementaires, bref : rien à signaler en dépit de 54 ou 58 (je ne sais plus) réacteurs nucléaires qui ponctuent l’Héxagone.
Le frisson de l’été, le voici. Silence, on irradie de Christophe Léon. Un récit tendu, bref, halluciné et toujours à hauteur d’enfant puisque ce sont eux, Sven et Siloé, le frère et la sœur, qui subissent soudain l’horreur de l’explosion nucléaire qui pulvérise un jour leur village. Nature et Société soudain ne sont plus rien. Reste la vie... et encore. )





   Froid dans le dos... Des personnes qui vivent et meurent du nucléaire. L'ambiance de secret... Un danger latent. Mais l'envie de vivre malgré tout... ()



   ...  La force de ce court roman d’anticipation est de ne pas tomber dans la facilité du livre « à charge » : même s’il est suffisamment réaliste pour nous faire froid dans le dos en nous rappelant que ce genre d’accident est de l’ordre du possible – et s’est déjà produit – , la justesse de l’écriture, le suspense, l’humour, la finesse des relations, la grande tendresse portée aux personnages et à leurs sentiments font que l’on ne peut quitter ce livre une fois entamée la lecture, qui s’achève sur une fin ouverte, glaçante…  ()


    C’est un petit roman original et très percutant dont la construction - récits alternés de la progression de deux groupes vers un même lieu - ménage la montée de la tension. [...] Curieusement, cette histoire terrible n’est pas effroyable à lire. L’auteur ne se complait pas dans des descriptions apocalyptiques.. Au départ, il donne au récit un ton familier et garde distance et même humour pour évoquer les détails surprenants, les événements étranges. On n’a jamais de vision globale ou explicative de la catastrophe. Les enfants (et les jeunes adultes) ne comprennent pas ce qui arrive, c’est par leurs yeux qu’on vit cet événement dans le registre de l’étrange, de l’irréel. On s’attache à eux, à leurs sentiments, à leurs remarques, à leurs relations. Et, au cœur de ce drame dont aucun ne mesure l’ampleur, on reste dans une atmosphère humaine et plutôt douce. La violence des faits, celle des hommes, celle des institutions, on n’y pensera qu’après. Un très bon livre qui peut être lu par de jeunes adolescents car, si l’histoire est terrible et prend racine dans la réalité (on pense à Tchernobyl), elle est vécue avec des réactions d’enfants et dans l’imaginaire sans insister sur la souffrance.
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[...] Au fil des 110 pages, on suit la déchéance physique et intellectuelle de Sven et Siloé, terrés dans cet antre à l'atmosphère hautement radioactive. Il s'agit de l'un des rares romans réalistes sur la grave question du nucléaire. Il n'y a qu'à voir l'actualité pour se rendre compte combien  nous sommes toujours affreusement vulnérables face à la menace nucléaire... ()




 Nous avions lu le roman de Christophe Léon  et beaucoup aimé, voici quelques nouvelles de ce roman et du sujet dérangeant qu'il évoque. Bonne découverte. [...]  En lisant ce court roman de Christophe Léon, on se retrouve plongé dans un univers particulier, familier et étranger à la fois. Le sentiment de se retrouver dans un décor type ex-URSS ou Ukraine (toute ressemblance avec des faits ayant…), dans un monde dans lequel la catastrophe va avoir lieu. La description de l’accident au travers de trois enfants survivants et de quelques adultes partis à la rescousse (comme le dermatologue de la ville voisine Youri Sidaref parti à la recherche de la femme qu'il aime) est saisissante, sans effets de manche, un monde perdu qui n’est plus le notre dans lequel Benjamin le Rat parle à Siloé la fillette dans ses rêves, dans ses délires ?
Mais chut, le danger n’existait pas et la télévision bientôt ne parle plus de rien, comme si tout avait été effacé, comme le dit Sven en parlant de ses parents avant l’accident, on a l’impression que ses parents sont « consumés » par la centrale. Glaçant et réussi ! ()



Vendredi 20 janvier les élèves des 7e ont accueilli à GIBS Christophe Léon, l’auteur de Silence, on irradie, un des livres sélectionnés pour le Prix des lycéens autrichiens 2012. Ce Prix, organisé par l’Institut français de Vienne, permet aux élèves lecteurs de rencontrer les auteurs et de leur poser des questions sur leur livre.
Ainsi, après Marie-Florence Ehret, auteure de Faim de vie, présente à GIBS en décembre, Christophe Léon s’est volontiers prêté au jeu des questions-réponses avec nos élèves et des élèves du Sacré-Cœur venus aussi à la rencontre.
La personnalité de Christophe Léon et les questions pertinentes des élèves ont rendu particulièrement animé et vivant le débat entre l’auteur et ses lecteurs. Un très beau moment de ce Prix des lycéens 2012 ! [)





Quelque part à l'Est de l'Europe se situe une centrale nucléaire entourée d'une belle forêt.
L'eau du lac voisin y est très chaude et agréable. La plupart des habitants du village travaillent à la centrale. Or, un soir, toute la région est touchée par une explosion qui détruit tout. Le site est fermé ainsi que les routes d'accès.
On suit le destin de différents personnages attachants touchés par le drame : Sven, un jeune garçon qui aimait se baigner dans le lac interdit, Siloé sa petite sœur, Gregoras, un adolescent simplet et Yougor, un jeune médecin amoureux.
Courageux, ces derniers survivants errent dans une ville fantômatique.

Ce récit plausible ne laisse pas indifférent. Il nous fait penser à la catastrophe de Tchernobyl avec toutes les conséquences sur la santé des habitants condamnés. ()




Dans un petit village ukrainien, la vie de tous les jours est calme et paisible. Une centrale nucléaire à quelques pas de là fait vivre tous les habitants. Malheureusement,  un jour tout bascule lorsque le réacteur de la centrale explose et détruit toute vie aux alentours. Sven, Siloé, et Grégorias survivent miraculeusement et tentent de trouver un refuge et de la nourriture. Ils rencontrent d'autres personnes et reprennent espoir . Mais rapidement, l'effet des radiations fait son oeuvre.
Voici un texte hyperréaliste et stupéfiant, où l'on suit avec angoisse le destin tragique des personnages qui gardent l'espoir d'être sauvés alors que l'on sait que l'issue sera fatale. Christophe Léon décrit très bien l'ambiance avant la catastrophe, l'environnement paraît agréable et accueillant, tous les habitants semblent sereins, même si de nombreux problèmes de santé apparaissent. Dans la deuxième partie, on bascule tout à coup dans l'univers sordide et chaotique de la catastrophe avec une rapidité déconcertante. La lecture s'achève sur une fin ouverte qui fait froid dans le dos !

Ce roman dont le sujet à rarement été abordé en littérature jeunesse a remporté plusieurs Prix littéraires, notamment en Allemagne.  ()


 ... Le sujet est grave - la catastrophe ayant des airs de Tchernobyl - mais il n'est pas traité de manière larmoyante. Le point de vue des enfants apporte en effet un certain recul naïf sur les dangers des radiations, puis sur l'accident nucléaire. Le récit, découpé en plusieurs petites scènes, est bien rythmé et offre plusieurs points de vue complémentaires sur la situation, notamment celui du médecin qui ne se laisse pas manipuler par le discours officiel. Un roman réflexif et engagé qui captive jusqu'à la dernière ligne. ()



  Ce livre se lit d'une traite. [...] Les personnages sont bien campés, l'histoire est forcément triste, mais elle a le mérite d'ouvrir le débat... ()


 
... A lire pour réfléchir et… débattre. La douce vie au sein d’un village, un lac artificiel dans le quel on se baigne, un belle forêt de résineux… Une centrale nucléaire qui fait vivre la population et qui va faire … mourir la population de toute une région !
Le lecteur est plongé dans une description réaliste, saisissante, terrible et provocante de l’univers du nucléaire avec l’explosion d’une centrale (celle de Tchernobyl ?). Et l’on suit avec angoisse le destin particulier des personnages plongés dans une innommable tragédie.
Ce court récit fait froid dans le dos ! Toutefois, la justesse de l’écriture, le suspense, l’humour, la finesse des relations, la grande tendresse portée aux personnages et à leurs sentiments (font que l’on ne peut quitter ce livre une fois entamée la lecture, qui s’achève sur une fin ouverte, glaçante… ()



  Le récent roman de Christophe Léon « Silence, on irradie » fait partie de la sélection du Prix des Lycéens Allemands 2010-2011 et traite d´un sujet brûlant : les catastrophes nucléaires et leurs conséquences. Comment associer la littérature jeunesse à un débat d´actualité ? / Der neue Roman von Christophe Léon „Silence, on irradie“ gehört zu der Auswahl des Prix des Lycéens Allemands 2010-2011 und behandelt ein sehr brennendes Thema: Atomkatastrophen und deren Auswirkungen. Wie die Jugendliteratur sich mit einer aktuellen Debatte verbinden lässt.
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Difficile sujet que d'évoquer un accident nucléaire, sa force de destruction et son horreur, surtout auprès de jeunes lecteurs, pour qui Tchernobyl n'a pas été vécu comme un "fait divers" mais relève de l'Histoire avec un grand H, comme Hiroshima et la bombe de la même lettre. Christophe Léon livre avec brio, un récit émouvant, saisissant et littéralement absorbant qu'on ne lâche pas d'une ligne, tant il mêle suspens, montée dramatique, tendresse et humour. Un livre à lire sans hésitation. ()



Que se passe-t-il lorsque trois enfants deviennent les derniers souvenirs de toute une population? Le nucléaire est un sujet délicat rarement expliqué aux enfants. « Silence, on irradie » tend à sensibiliser une génération de futurs adultes aux dangers du nucléaire... Et à les rappeler aux générations actuelles.  ( déc. 2009)



Une description réaliste et terrifiante de ce que pourrait être les lendemains d'une explosion nucléaire : la survie des rescapés, le manque d'informations, la mainmise de l'armée...On pense bien sûr à Tchernobyl. Ce livre court est plein de suspense, les personnages très attachants et la fin..(Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous la raconter ?) (



 C’est un roman difficile sur un sujet rarement abordé en littérature jeunesse, les accidents nucléaires. Et malgré la dureté du récit, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman [...] Et si la fin est ouverte, aucun espoir n’est permis, la volonté de l’auteur n’étant manifestement pas de divertir mais bien de faire réfléchir son lecteur au monde qui l’entoure dans un récit qui ne relève malheureusement pas de la science-fiction. Parce que la littérature, c’est aussi ça. ()



 En lisant ce court roman de Christophe Léon, on se retrouve plongé dans un univers particulier, familier et étranger à la fois. Le sentiment de se retrouver dans un décor type ex-URSS ou Ukraine (toute ressemblance avec des faits ayant…), dans un monde dans lequel la catastrophe va avoir lieu. La description de l’accident au travers de trois enfants survivants et de quelques adultes partis à la rescousse (comme le dermatologue de la ville voisine Youri Sidaref parti à la recherche de la femme qu'il aime) est saisissante, sans effets de manche, un monde perdu qui n’est plus le notre dans lequel Benjamin le Rat parle à Siloé la fillette dans ses rêves, dans ses délires ?
Mais chut, le danger n’existait pas et la télévision bientôt ne parle plus de rien, comme si tout avait été effacé, comme le dit Sven en parlant de ses parents avant l’accident, on a l’impression que ses parents sont « consumés » par la centrale.
Glaçant et réussi !
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MARIA a choisi de parler d'un livre que tout le monde devrait lire ... MARIA est originaire des pays de l'Est, c'est peut-être pour cela qu'elle a choisi de vous parler de ce livre.
Il fait partie des valeurs sûres de la Bibliothèque de LAEKEN (Belgique). Il s'adresse aux plus grands voire aux adultes ... ()



... Voici un récit fort, époustouflant de réalisme, grave et juste. Un récit qui m'a bouleversé, qui m'a remué, qui m'a questionné [...] L'histoire est bien ficelée. On nous laisse le temps de s'attacher aux personnages, à leurs états d'âme, leurs préoccupations quotidienne, quand soudain tout explose, dérape et chavire. C'est terrible, on se prend à vouloir s'acharner à les sauver, les aider dans leur survie.
La fin est terriblement poignante, révoltante [...] Ce livre ne laisse pas indemne. ()




... Ce court roman vous prend aux tripes. Avec Fukushima, la réalité rattrape la fiction, surtout quand il est question du mensonge organisé pour cacher l’accident et ses impacts. Entre documentaire et roman, Christophe Léon nous livre ici un récit de l’avant et de l’après catastrophe nucléaire. Avec humanité et une grande force d’évocation, il s’agit d’un des rares romans réalistes sur la question. ()




[...] Voici un texte hyperréaliste et stupéfiant, où l'on suit avec angoisse le destin tragique des personnages qui gardent l'espoir d'être sauvés alors que l'on sait que l'issue sera fatale. Christophe Léon décrit très bien l'ambiance avant la catastrophe, l'environnement paraît agréable et accueillant, tous les habitants semblent sereins, même si de nombreux problèmes de santé apparaissent. Dans la deuxième partie, on bascule tout à coup dans l'univers sordide et chaotique de la catastrophe avec une rapidité déconcertante. La lecture s'achève sur une fin ouverte qui fait froid dans le dos ! ()



[...] L'histoire est courte mais complète. Même si je reste encore sur des questions par rapport à cette fin inacceptable, révoltante. On suit le parcours de Sven a travers le village inhabité mais aussi d'un médecin, Yougor, qui ne pense qu'à l'institutrice qu'il a rencontré le matin même & qui allait à la centrale pour une visite guidée d'école.. Leurs chemins vont finir par se croiser & c'est tout ce qu'on pouvait leur souhaiter de mal car ce médecin sera bien utile à Siloé.. On ne voit pas défiler les pages tellement l'histoire est prenante. Malgré ce chaos total, les personnages ont de l'humour à leur façon & ils sont très attachants. [..] L'écriture de l'auteur est fluide. Ca aurait pu être un court roman mais difficile à lire.. Là, ce n'est pas le cas. On est dans l'histoire dès le début, on est avec les personnages & on traverse tout avec eux. J'ai passé un agréable moment avec ce roman. ()