L’auteur à suivre actuellement pour éveiller les jeunes consciences s’appelle Christophe Léon. Egalement animateur de l’Ecologithèque, un site qui chronique les parutions liées à l’environnement, il vient de publier, chez le très réputé Thierry Magnier, Désobéis (10 euros), un recueil de nouvelles contre la dictature de la surconsommation et l’intolérance.
Pour les plus jeunes, Christophe Léon a également écrit la nouvelle Le Goût de la tomate (2011, 5 euros), ou comment un père et son enfant résistent à une dictature en plantant des graines. Son roman Silence, on irradie (8 euros), paru il y a deux ans, maintes fois primé, a reçu cette année le prix François Villon. Un captivant récit sur la vie de deux enfants avant et après une catastrophe nucléaire. Dans un autre genre, celui du western écolo, les ados plongeront dans le roman jeunesse GranPa, ou les aventures d’un papy en lutte contre l’Arizona Oil Company qui veut lui chiper son ranch et ses chevaux (2010, 8 euros) ().
 



Dans le monde de Marius et de son fils Clovis, les jardins ont disparu et il est interdit de cueillir ou de récolter quoi que ce soit. Mais le père décide de faire acte de résistance en plantant des tomates sur le rebord de la fenêtre...

J'apprécie beaucoup Christophe Léon et particulièrement ses ouvrages de sensibilisation à la protection de l'environnement (Granpa', Silence on irradie, Bleu toxic). Il signe ici un texte à la fois poétique et politique.

Je vous laisse le plaisir de découvrir la chute, émouvante...Voici juste un petit pépin de tomate, un extrait quoi !

"Il fait doucement couler l'eau sur le dos de la main de son fils. Chacun des doigts de Clovis devient une fontaine. "  ( )



[...] L’exercice du texte court est toujours difficile.
Présenter un monde nouveau avec de règles modifiées restent donc de l’ordre du numéro de voltige. Alors, il faut se contenter d’une entorse, d’un changement, d’un bouleversement suffisamment important et intéressant pour embarquer le lecteur avec soi.
C’est ce que réussit Christophe Léon avec ce « Goût de la tomate ».
Ce monde n’est pas si différent du nôtre. Il se situe juste un peu plus loin dans le temps. Pas très loin peut-on se dire. Ce qui fait frissonner.
C’est donc un récit d’anticipation qu’offre l’auteur aux lecteurs. Une histoire qui leur (vous) dévoile ce que serait demain si l’on chassait tout le naturel du monde. Si l’on ne pouvait plus goûter de fruit qui pousse par la magie de la vie, mais seulement des choses infectes, sans saveur, produites en masse incalculable… Ça vous rappelle quelque chose ? Je vous avais dit que ce monde n’était pas si loin de nous.
Christophe Léon raconte à la fois un futur qui fait peur mais aussi un récit de vie et d’apprentissage. Une exposition des liens qui devraient être ceux entre un père et son fils. Cette magie de la transmission du beau et du bon, selon ses propres valeurs évidemment. Un conte d’un quotidien futur.
Et tout ça sur 40 petites pages de bonheur... ()



[...] Texte court mais poignant, la chute vous fera-t-elle aussi verser votre petite larme ? )



[...] Merci Monsieur Christophe Léon pour m'avoir permis de lire une histoire toute simple mais très émouvante. C'est en cherchant des ouvrages sur le thème de la gourmandise que j'ai découvert ce petit livre. C'est bien écrit, les mots sont justes et l'émotion palpable dès les premières pages... ()



Un goût de résistance

Alors que les jardins sont interdits – on a remplacé les pelouses par du gazon synthétique- et que les particuliers n’ont plus le droit de cultiver eux-mêmes fruits et légumes, Marius et son fils Clovis font de la résistance à leur manière : ils font pousser en secret des plants de tomates.
Et quand ils pourront manger la première, Marius promet à son fils qu’il découvrira le goût de la liberté ; c’est aussi à ce moment que sa maman reviendra…
 
Sous l’apparente simplicité du récit, Christophe Léon aborde une question essentielle : comment retrouver la liberté lorsqu’on vit dans une société qui nous en prive ? ()



Marius et son fils Clovis sont en train de bricoler. Ils fabriquent ensemble, dans le secret de l’atelier du père, une petite table basse. Celle-ci sera destinée à supporter des plants de tomates dans la chambre de l’enfant.

A première vue, tout cela paraît bien banal… Sauf que dans le monde de Marius et Clovis, les autorités qui gère l’approvisionnement et les stocks de nourriture pour le peuple ont interdit toutes plantations et toutes récoltes. Dans ce monde-là, les jardins ont disparu pour être remplacés par du béton et du gazon synthétique. Dans ce monde-là, ceux qui osent cultiver leur jardin risquent d’être arrêtés par la police…

Dans le secret le plus total et bravant tous les risques, Marius est néanmoins décidé à cultiver ces plants de tomates, afin que son fils, puisse, au moins une fois dans sa vie, connaître le goût de la liberté.

Voilà une bien jolie nouvelle aux allures de fable qui donne à réfléchir sur les systèmes totalitaires et les moyens de résister. ()



Amoureux des mots, l'auteur tisse une histoire de politique-fiction en 40 pages. Le lecteur est entraîné dans une société - pas si éloignée de la nôtre - où les autorités ont le monopole de la vente des légumes, des fruits, de toute l'alimentation. Interdit aux citoyens de cultiver quoi que ce soit. Or, avec Clovis, son fils, Mathieu a entrepris de faire pousser des tomates dans de la vraie bonne terre.(Le Soir, quotidien du 4 juin 2014)



Dans une société goudronnée, aseptisée, artificielle et totalement sous contrôle, comment résister ? Clovis et son père vont faire pousser en cachette des tomates. Le petit garçon espère ainsi que cela fera revenir sa mère disparue.

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette collection destinée aux plus jeunes mais qui séduit aussi les plus grands par ses textes souvent de très grande qualité. Le thème de la résistance est ici abordé d'une manière pas si anodine et le jeune lecteur lira un texte grave et sérieux, sans s'en rendre compte.

La collection est relookée, n'hésitez pas à  la découvrir ou redécouvrir. (Le papotis de Sophie, 23 juin 2015)




« Vers la mi-avril, les premiers premières poussent apparaissent – délicates et d’un vert tendre. Clovis dès qu’il rentre de l’école monte dans sa chambre. Il va voir ses tomates. Il vérifie qu’elles ont assez de lumière. Que la terre n’est pas trop sèche. Qu’aucune bestiole n’est venue se repaitre des jeunes feuilles en devenir. » Marius apprend à son fils le goût de l’effort et de la patience, ainsi que la satisfaction du travail accompli. Le lecteur ressent aussi les sentiments transmis par le père. L’amour pour la terre si précieuse, la beauté du fruit bourgeonnant donneront envie aux jeunes et aux moins jeunes d’entretenir leur propre potager ou plus simplement de se fournir chez des producteurs cultivant leurs produits avec le même soin que Marius et Clovis.
Résister

Résister aux pressions des grands groupes agroalimentaires, mais aussi aux pressions d’un état totalitaire, tel est le message de Christophe Léon livré avec simplicité et délicatesse… « L’important ce n’est pas la grosseur qu’elles auront, ce qui compte c’est que ces tomates auront le goût de la liberté… » Le goût de la liberté face aux contrôles abusifs ou comment le fait de résister peut être un acte minutieux et non-violent. Ce qui donne à cette dystopie une saveur que l’on ne trouve pas nécessairement dans les autres romans du genre.

Un petit livre à mettre entre toutes les mains. ()

[...] Un tout petit texte d’anticipation qui fait froid dans le dos. Difficile d’imaginer qu’un jour les multinationales de l’agroalimentaire puissent imposer leurs diktats avec l’aval d’un gouvernement. Malgré tout, on est en droit de se poser la question.
Au final, Clovis et son père parviendront à mener leur tâche à bien. Un acte de résistance qui sonne comme une lueur d’espoir et qui, quelque part, garde une portée universelle en tous points salutaire. ()


Une tomate au goût de la liberté, qu’est-ce que c’est ? Pour Clovis, un mystère que son père Marius veut lui faire découvrir. Ensemble, ils vont tenter de braver l’interdit : faire pousser une plante. Car dans leur monde, pas de potager, pas de jardin, interdiction de semer ou de récolter et le contrôle des déchets organiques par les autorités est de rigueur.

L’aventure complice d’un père et de son fils est portée par une écriture tout en retenue qui entraine le lecteur dans cette quête de liberté. Une belle leçon de vie qui plaira aux petits et aux grands ! ()




Aujourd'hui, réunion de bibliothécaires au sommet : l'opération Lire c'est délire! prend ses quartiers d'été pour la saison 2012! Au programme, découverte d'une sélection alléchante et rencontre avec l'un des auteurs choisis, en l'occurrence, Christophe Léon.
Je ne connaissais pas celui-ci mais j'ai découvert un auteur au franc-parler rafraîchissant et aux idées militantes. Pas un auteur engagé, car il ne souhaite pas faire passer de message en particulier, mais quelqu'un qui donne les outils pour faire réfléchir sur le monde qui nous entoure, sur l'écologie, sur les différences. Quelqu'un qui vous dit tout de go de désobéir aux diktats de la société pour revenir à l'essentiel : "Moins de biens, plus de liens", ce sont ses propres mots. Quelqu'un qui vous pousse à vous interroger et à remettre en cause des idées (trop) biens établies. Un auteur qui aide à bien grandir et dont il me tarde désormais de découvrir les ouvrages. ( )



Le père construit en cachette une petite table en bois, son fils de 7 ans l’observe à la dérobée. Ces légers mystères initiaux se dissipent bientôt, et l’on est rapidement happé par la narration. La table basse est destinée à accueillir des graines de tomates afin de les exposer au soleil. Cet acte, apparemment banal, n’a pourtant rien d’ordinaire : il s’agit d’un vrai acte de résistance… car dans le monde décrit par le roman, les autorités gèrent la production et la distribution de toute l’alimentation, y compris celles des fruits et légumes. Contrôle des déchets, surveillance des foyers, le livre dépeint un régime autoritaire orwellien. Habilement construit, fluide et chargé de suspens, ce roman questionne plus qu’il ne répond. Qu’est-ce que la liberté ? Comment résister face à une homologation déshumanisante et en cours de généralisation ? Le jeune lecteur est directement sollicité, et ne manquera pas d’être chamboulé par un final ouvert et riche en émotion. Un récit épuré à lire dès 11 ans.
TONAZZINI LELLA, Librairie DU CDDP DES HAUTS DE SEINE, Boulogne-Billancourt
()




[...] J’aime la plume de Christophe Léon. Elle est vive, pose des questions et invite à la réflexion. Ce titre ne fait pas défaut. Avec une dystopie facilement compréhensible, il parle des notions de liberté et de résistance. Comment en arrive-t-on à faire quelque chose d’illégal ? Pourquoi ? Ce sont des questions qu’il est parfois légitime de poser et cela permet de donner un exemple concret à un enfant.

Malgré le petit format et le peu de pages, ce roman dans la collection Petite Poche est loin d’être une première lecture. Au contraire il faut facilement 9/10 ans pour en comprendre tous les sous-entendus et les conclusions. Une médiation peut aussi être la bienvenue pour pousser plus loin la réflexion des enfants… ()




Ce tout petit livre était coincé sur l'étagère pour tous jeunes lecteurs de la librairie où je faisais des réserves pour les mois à venir... L'ayant découvert au détour d'une critique de lecteur sur internet, je me suis dit que ce pourrait être un bon premier livre de “science-fiction” pour mon nouveau lecteur fait maison, mais j'ai voulu y goûter moi-même avant pour pouvoir en accompagner sa lecture.
Et je crois que j'ai vraiment été surprise par la qualité du texte. Il évoque à mots à peine couverts les abus d'un Etat totalitaire et l'importance de savoir résister en continuant à vivre selon ses propres principes et valeurs. On saura peu de choses de ce monde dystopique, seulement ce qui est indispensable à l'histoire, à charge pour le lecteur d'imaginer le décor tout autour. On sait seulement que l'Etat contrôle les jardins et l'alimentation (pourquoi ? quels sont les autres domaines où il s'impose ainsi ?...), mais Marius prendra tous les risques pour faire pousser quelques plants de tomate pour que son fils Clovis connaissent le goût de la liberté, et celui d'une vie qui continue à être libre dans les pensées si ce n'est dans la société.
Goût de tomates mûries à l'abri d'une fenêtre, qui n'aura pas tout le goût d'un fruit gorgé de soleil mais qui aura celui de la liberté…
Si l'amour entre le père et le fils donne une douceur indéniable au récit, l'ambiance en est lourde, entre délation possible et mère en fuite. Et la fin reste ouverte, comme dans les meilleures nouvelles. Ces deux éléments me font penser que, si j'avais été libraire, je n'aurais pas mis ce livre là où je l'ai trouvé. Il faut une bonne dose de réalisme mais aussi une bonne capacité critique et d'analyse pour pouvoir digérer cette lecture qui est loin d'être anodine.
J'attendrais donc probablement un an ou deux avant de partager ce livre avec P'tit Raton. Mais en attendant ce moment, j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a fait mesurer encore une fois l'importance de l'éducation et des valeurs que l'on transmet, pour que ce monde n'arrive pas, alors qu'il n'est peut-être pas si loin de nous, de moi ou de mes enfants. Un appel à une résistance morale qui s'adresse à tout lecteur de 7 à 77 ans et au-delà, un très beau livre qui laisse place à l'interprétation et à l'imagination.()




Revue Santé Zen mai / juin 2015



Journaux  La  Dépêche et Eure infos décembre 2015



Revue Animation & Éducation décembre 2015




[...] Imagine un monde sans fleurs, sans arbres… et sans légumes ! Le rêve ? Plutôt un cauchemar ! Dans le pays de Clovis, plus personne n’a le droit de jardiner. Son monde est gris, sans saveur ni couleur. Heureusement, le père de Clovis est un peu rebelle. En grand secret, tout les deux vont planter des tomates…
Un mini-livre tout rouge, à lire (en croquant une tomate ?) pour comprendre que désobéir est parfois le seul moyen d'agir contre une loi absurde. )




Et pour finir, une lecture minuscule par la taille et pour le temps qu'on passe à feuilleter les pages du livre, mais alors un texte qui sonne les cloches de notre moi inconscient / indifférent / insouciant. Un jour, peut-être, viendra le temps où il sera interdit de planter des fruits et des légumes, où il faudra se cacher pour accomplir ce miracle, et où rien que le goût d'une petite tomate, qui a rougi après avoir vu les fesses d'un petit garçon, vous apparaîtra comme étant la saveur la plus exquise de votre vie ... Han, han. Voilà de quoi rappeler les plaisirs simples de la vie, mais pas que. Car parfois la désobéissance, c'est aussi un acte de liberté. Voili, voilà. C'est encore un texte de Christophe Léon, le seul, l'unique, dont j'apprécie infiniment le tact et l'intelligence. Merci !  ()



Pour nous rappeler que ce qui nous semble anodin est pourtant source de nombreuses richesses à sauvegarder (la liberté) et à contempler (une plante qui pousse). Une petite histoire tout en poésie, tantôt triste et énigmatique, tantôt drôle et subtile, pour les enfants pas trop jeune. ()



[...] Un roman sur la résistance et sur l'amour qui unit un père à son fils.
Encore un très beau texte dans la collection Petite poche à découvrir d'urgence. )




[...] J’ai été très émue par la justesse du texte et des personnages. On s’y attache instantanément et bien que les autorités ne soient jamais vraiment incarnées, on sent d’emblée le danger qu’elle représentent pour les gens. Et on se met à espérer qu’une fois qu’il aura mangé sa tomate, le changement radical qu’attend Clovis aura lieu.
Un vrai coup de coeur pour moi qui aime les univers dystopiques, ce livre qui parle d’espoir malgré l’oppression. ()



[...] La dystopie mise en scène par Christophe Léon est saisissante et si probable ou proche de certaines réalités actuelles que le lecteur en frémit d’inquiétude. Son texte délibérément flou – on ne situe ni l’époque, ni le cadre géographique, pas plus que le nom du gouvernement en place – donne une portée universelle au message de l’auteur : résistons au diktat des multinationales de l’agroalimentaire pour revenir aux petites productions respectueuses de la biodiversité ! Luttons également contre les contrôles abusifs de l’Etat et contre ses déviances totalitaires.
Dictée par la révolte qu’ils éprouvent, l’action de résistance de Marius et de son fiston les mène à cultiver clandestinement un plant de tomates. Et lorsque qu’un fruit est arrosé par tant de détermination, son jus aura une saveur unique : celle de la liberté !
Un texte court qui en dit pourtant long : c’est toute la force du récit de Christophe Léon qui se déguste comme le produit frais d’un jardin gorgé de soleil. ()




Premières lignes :

« Marius mesure la planche avec son double mètre pliant. Il mouille la pointe de son crayon sur le bout de la langue... »

Le contenu :

Marius vit dans un monde dans lequel il est interdit de posséder un jardin. Mais avec son père, il cultive en secret des plants de tomates qui vont devenir le symbole de la liberté...

Dans "Farenheit 451", Bradbury nous entraînait dans une société où la lecture était interdite. Dans ce tout petit livre, il s'agit du jardin potager, un endroit qui symbolise un espace de liberté individuelle, de créativité, d'imagination. Méfions-nous des sociétés qui « interdisent » ! ()




La médiathèque Anjela-Duval a accueilli les élèves de CM1 et CM2 des écoles Saint-Pierre et Goarem-Goz, hier. Ils y ont rencontré Christophe Léon, auteur de littérature jeunesse. Auparavant, les élèves des quatre classes avaient disposé de la pré-sélection d'ouvrages faite par la médiathèque. « Le goût de la tomate », écrit par Christophe Léon, a suscité leur intérêt et généré quelques questions pour enrichir leurs échanges avec le romancier et ce, dans le cadre de l'opération « Coups de coeur », commencée en décembre.

Véritable touche-à-tout, l'auteur s'est intéressé à de nombreux domaines. Après des études aux Beaux-arts, il a été joueur professionnel de tennis, appareilleur en orthopédie et peintre, avant d'ajouter une nouvelle corde à son arc, l'écriture. S'il s'est inspiré des faits de société pour de nombreux ouvrages, son thème de prédilection est la défense de l'environnement. Le coup de coeur des écoliers s'est donc porté sur une histoire gorgée de soleil qui se déguste dans un monde où les jardins ont disparu, où il est interdit de planter, de cueillir et de récolter. Un monde où un père cultive, en secret, un plant de tomates pour qu'une fois au moins, son fils puisse découvrir le goût de la liberté. ()



Christophe Léon, dans un petit livre qui ressemble à un manifeste, propose un récit dans lequel père et fils gardent précieusement leur secret la culture clandestine, et dans la vraie bonne terre, de graines de tomates De la politique
fiction pas tellement éloignée de la réalité et qui, en quarante pages à peine, offre un vrai moment de littérature aux enfants grâce à l'amour des mots de l'auteur français II est interdit aux citoyens de cultiver quoi que ce soit et même les déchets organiques sont mesures dans cette société hypercontrôlêe où la liberté de planter des choux à la mode de chez nous est bel et bien révolue Seules les autorités ont tous les droits.(La Libre Belgique, 5 juin 2014)




Marius vit avec son fils Clovis depuis le départ de sa maman dans des circonstances étranges. Car il faut vous le dire, la société que nous décrit  Christophe Léon  ne fait pas vraiment envie, le petit jardin familial a été bétonné, le gazon de la pelouse est synthétique et la marie vérifie les déchets organiques de chaque foyer (le poids de légumes jetés ne doit pas dépasser la limite autorisée sous peine d’amende). Alors la vie s’organise comme elle peut, même si la nourriture imposée par les autorités n’as pas de gout et est franchement mauvaise parfois.

Les deux hommes se sont organisés et s’apprêtent à franchir la limite, les pots installés, les graines de contre bande plantées, ils font pousser des pieds de tomates dans la chambre de Clovis comme avant. Et puis quand les fruits poussent et commencent à murir, l’émotion étreint les deux garçons comme le lecteur, quel goût aura la tomate, la vraie, celui de la liberté ? Celui du retour de la mère de Clovis ? Qui sait ?

Dans ce très court texte destiné aux jeunes lecteurs,  Christophe Léon réussit le pari de nous embarquer dès les premières lignes et fait passer nombre d’informations sur cette société du future dure, vide de sens, de liberté, sans goût et dit aussi que parfois un petit rien peut gripper la machine la mieux huilée. A savourer sans modération ! )


[...] En quarante pages écrites très gros, Christophe Léon propose LA nouvelle écologiste. Et politique. Plaidoyer pour la biodiversité contre un gouvernement glaçant à la Big Brother, Le Goût de la tomate mêle deux sujets brûlants d'actualité. Et si le choix du narrateur externe permet du recul par rapport aux événements, le lecteur adopte en trois mots Clovis et ses émotions d'enfant. La fin brutale, poignante, laisse alors presque la larme à l'oeil.

Un Petite Poche fantastique d'une rare intelligence, à utiliser évidemment avec pot, coton, eau et lentille du Puy ;-) ()


[...] Christophe Léon (Lire aussi Granpa') livre un texte d'anticipation écologique au goût d'enfance et de petits bonheurs ! Dans un monde où l'alimentation comme les modes de vie sont réglementés, le plaisir, simple, de faire pousser, d'attendre, d'espérer et de croquer sont mis à l'honneur. Vive la désobéissance et les secrets qui rendent la vie plus belle. Un récit à message, plein de tendresse et de poésie... ()



[...] Comme toujours dans la collection Petite poche, ce roman est très court, très condensé (du concentré de tomates ? Hi hi !). Mine de rien, il dénonce le contrôle abusif de l'Etat qui dirige ce monde du futur, et aussi il s'engage sur le terrain de la défense de la biodiversité. Des questions d'actualité, ou à envisager dans un futur (très) proche ? En tout cas, voilà qui devrait susciter questions et réflexions chez les lecteurs... ()


[...] Dans ce petit texte court et très facile à lire – comme le veut la collection Petite poche – Christophe Léon glisse, avec succès, des choses graves, dont ont sent qu’elles lui tiennent à cœur : la lutte contre les injustices et pour la préservation de la planète.
C’est drôle, touchant et ça fait réfléchir. Tout ça en 43 petites pages ! ()




Et si la liberté était aussi simple qu'une tomate...

Marius et son fils Clovis vivent dans une société où produire sa propre nourriture est interdit. Alors, leur beau potager est recouvert de béton, et leur mère a été arrêté pour avoir porté des restes à leurs poules... Mais Marius et Clovis décident de faire pousser clandestinement des pieds de tomates, et le jour où ils croqueront dedans, la mère de Clovis reviendra... Marius a promis !
Un court récit à la fois engagé qu'on imagine se dresser devant la dictature des lobbies alimentaires, mais aussi plein de tendresse et de complicité entre père et fils ! ()



[...] Ce roman très court de Christophe Léon, écrit dans un style percutant et sans fioritures, dénonce le monopole de la grande distribution et la perte d'une certaine diversité alimentaire. L'espoir, la désobéissance et la tendresse, condensés dans une seule tomate, poussent à s'interroger sur nos pratiques et leurs dérives.

Un tel thème aurait peut-être mérité un traitement plus approfondi, ne serait-ce que la description plus détaillée de cette dictature oppressante ou celle du goût unique de cette liberté.
Reste un petit livre fort pour faire réfléchir et agir, avant que nous n'oublions tous le goût de la tomate. ()



Imaginez un monde où tout est béton et gris.
Dans ce monde étrangement aseptisé, il est interdit aux habitants de cultiver des jardins ou des potagers : les seuls fournisseurs en fruits et légumes sont les grands centres qui les vendent à prix exorbitant sans parler du goût… dégoûtant ! Ceux qui enfreignent cette interdiction sont sévèrement punis par les autorités.
Ainsi, la maman de Clovis s’est enfuie pour échapper à une lourde sanction.
Pourtant, Clovis et son père Marius résistent en ramenant à la maison en toute clandestinité des graines de tomates…
Pari que maman revient avec la première tomate goûtée !

Un court roman qui plaît de prime abord par sa couverture fruitée et son titre gourmand.
Mais la légèreté s’arrête là car ce court roman destiné aux enfants à partir de 10 ans surprend par sa tonalité inquiétante loin d’être fade. Une belle surprise !
()



Lundi, à la médiathèque, des élèves de Saint-Pierre et Goarem-Goz ont pu échanger avec Christophe Léon. L'auteur est bien connu des enfants et des ados puisqu'il a écrit pour eux une trentaine de romans dont Le goût de la tomate. Cette oeuvre figurait dans une liste de 20 titres, proposés par la médiathèque. Les élèves étaient invités à lire ces ouvrages et à sélectionner des « coups de coeur ». La rencontre avec Christophe Léon fut donc très enrichissante tant sur le métier d'auteur que sur les thèmes abordés. La prochaine étape pour ces lecteurs assidus sera de présenter leur sélection à leurs camarades de CM1. ()



Dans le monde de Marius et de son fils Clovis, le gazon synthétique a remplacé la pelouse naturelle et le ciment a recouvert l’ensemble des potagers. Les autorités imposent aux citoyens d’aller chercher fruits et légumes dans des centres commerciaux où les prix sont imposés et la population n’a plus le droit de cultiver quoi que ce soit à la maison. Décidés à braver l’interdiction, père et fils se lancent dans la culture clandestine de tomates. Après avoir récupéré graines et terreau au marché noir, Marius et Clovis passent de longues semaines à surveiller leurs semis…  

Un tout petit texte d’anticipation qui fait froid dans le dos. Difficile d’imaginer qu’un jour les multinationales de l’agroalimentaire puissent imposer leurs diktats avec l’aval d’un gouvernement. Malgré tout, on est en droit de se poser la question.

Au final, Clovis et son père parviendront à mener leur tâche à bien. Un acte de résistance qui sonne comme une lueur d’espoir et qui, quelque part, garde une portée universelle en tous points salutaire. ()




Marius et Clovis, son fiston, sont soumis aux règles aberrantes d’un état tyrannique : chez eux, les autorités détiennent le monopole de la vente de fruits, de légumes, mais contrôlent aussi toute l’alimentation. Si cultiver un potager est interdit aux citoyens, élever des poules s’avère une insulte au pouvoir digne d’arrestation. Un texte court qui en dit pourtant long : c’est toute la force du récit de Christophe Léon qui se déguste comme le produit frais d’un jardin gorgé de soleil. ()