Un matin, le père de Lewis a ouvert la fenêtre de son bureau et il s'est jeté dans le vide. Lewis a du mal à digérer ce suicide et il veut se venger de celui qu'il considère comme le responsable. C'est pourquoi il a décidé de se rapprocher de Julia, la fille de l'employeur de son père, mais pour aller jusqu'où ?

Christophe Léon s'est inspiré des tristements célèbres suicides de La Poste et d'Orange pour imaginer La Vie est belle. Dans son roman, il se glisse dans la peau d'un de ces enfants dont le père ou la mère sont partis trop vite parce qu'ils n'arrivaient plus à supporter la pression du travail ou le lynchage de leurs collègues.
Lewis est un adolescent de seize ans, comme les autres, dont l'adolescence s'est brisée le jour où il a perdu son père. Depuis, dix mois après la mort de son père, et tandis que sa mère commence à refaire sa vie avec un nouvel homme qu'il a du mal à accepter, Lewis est animé d'un projet : se venger du patron de son père. Pour cela il entre dans la vie de la fille de ce dernier, Julia, avec un plan de départ bien rodé...
Au fil des chapitres de La Vie est belle, Christophe Léon nous dépeint à la fois le quotidien de Lewis, sa rencontre et son infiltration dans la vie de Julia Muller, mais il nous parle aussi du passé, de la relation entre le père et le fils, du quotidien de plus en plus difficile qui précède le suicide, de son adolescence qui s'effrite et part à la dérive, de sa volonté de ne pas être oublié tandis que son père monopolise de plus en plus l'attention familiale.
Le texte est fort et saisissant. Il nous parle même si on n'a jamais eu à vivre ce genre de situation car quand on voit les reportages télévisés sur ces pères ou mères qui décident de mettre fin à leurs jours à cause de leur travail, on se demande ce qu'il se passe dans la famille des victimes...
Christophe Léon nous livre avec La Vie est belle est un texte d'une grande justesse, qui aborde à la fois ce thème difficile du suicide d'un parent et également les relations entre un père et son fils. Un thème qu'il avait déjà traité sous un autre angle dans son roman Délit de fuite. Là aussi, les relations entre le père et le fils étaient tendues suite à un événement marquant...
Dans La Vie est belle, l'histoire évoque les moments durs mais aussi des souvenirs plus heureux, traduisant la profonde douleur de Lewis qui n'arrive pas vraiment à se remettre du suicide de son père et ne le comprend pas vraiment non plus.
Difficile donc de ne pas faire le rapprochement avec les entreprises comme La Poste et Orange, récemment encore marquées par des suicides au travail. D'ailleurs, Christophe Léon ne se cache pas du parallèle puisque l'entreprise du père de Lewis se nomme Violet Télécom et que la privatisation d'une partie de l'entreprise a marqué le début de la fin...
La Vie est belle de Christophe Léon est donc un roman marquant qui aborde très bien cette situation dramatique et devrait parler aux adolescents. ()




Christophe Léon est un auteur dérangeant. Il gratte la conscience du lecteur pour l'amener à réfléchir. Il part d'un fait de notre monde contemporain pour nous proposer d'y poser un autre regard. La fin, souvent sombre mais en partie ouverte est un appel au lecteur à changer le monde dans lequel il vit... Tout un programme !
 
Le père de Lewis s'est suicidé. Il était victime de harcèlement sur son lieu de travail. La nouvelle vie de Lewis est entièrement tournée vers la vengeance. Il veut infiltrer la famille du patron de son père pour le détruire...Que vat-il y trouver? Nous suivons en parallèle le récit de la lente dégradation du salarié victime de harcélement et la mise au point de la vengeance par le fils.
 
Un roman fort qui évoque la déshumanisation du monde du travail et de ses conséquences sur l'individu et la famille. Il n'y a pas de bons et de méchants mais plutôt un système, une société qui sont gripés, empoisonnés. Tantôt horrifiés, tantôt intéressés nous découvrons le cheminement meurtrier du fils. La fin, terrible, est faussement ouverte. Qui sont les lâches? Qui sont les victimes? L'alternative n'est pas vraiment réjouissante. Reste une lecture d'un roman bien agencé, bien équilibré entre des passages très "ados" avec les thèmes de l'acné ou encore des relations avec le beau-père, et d'autres bien plus sombres.... ()




Rares sont les auteurs qui abordent avec autant de justesse et de franchise les failles de l'âme humaine, au sein de la société comme du cercle familial. Écologie, mondialisation, lien filial complexe mais indéfectible entre père et fils, idéaux et désillusions des adolescents... sont des thèmes récurrents de la riche bibliographie de Christophe Léon.Ce sont de nouveau des faits sociaux tristement d'actualité qui servent de toile de fond à son dernier roman : le harcèlement moral et le suicide en entreprise. Le livre s'ouvre sur de brefs témoignages de la défenestration d'un employé pour dépeindre, à rebours, l'histoire intime, familiale et professionnelle d'un père de famille poussé à bout par sa hiérarchie. Une succession de flashbacks entrecoupée du récit sans complaisance d'un ado de 16 ans qui ne voit d'autre issue à sa douleur que la vengeance...Direct, quitte à déranger, l'auteur a la plume sensible mais acérée d'un auteur qui veut faire bouger les consciences. À l'instar de « Délit de fuite » (récemment adapté à la télé pour France 2, avec Éric Cantona et Mathilda May), ce roman en forme de thriller social pourrait bien inspirer un nouveau scénario. ()



Christophe Léon est de ces auteurs qui trempent leur plume (ou leur clavier) dans les sujets d’actualité les plus brûlants du moment et se place en agitateur de conscience plus souvent qu’à son tour. Après un très court et très percutant roman autour de Fukushima, retour dans l’hexagone avec un sujet grave, traité sous le mode du thriller psychologique.
La vie est belle. Tout pourrait aller pour le mieux après avoir énoncé un tel constat. Pour le père de Lewis, harcelé au travail dans une grande entreprise de télécommunications, la vie n’était tellement plus belle qu’il a décidé de sauter par la fenêtre de son bureau. Depuis, Lewis n’a qu’une obsession, venger son père de celui qui l’a amené à ce geste fatal…Pour cela, il va tout faire pour ce rapprocher de Julia, la fille du PDG de Violet Télécom.
Christophe Léon fait entrer son lecteur dans le quotidien d’un jeune homme solitaire tout entier tourné vers son but et par différents flash back le fait aussi entrer dans ce qu’a été cette famille aujourd’hui détruite. Comment ce petit garçon de 9 ans fier de visiter l’entreprise de son papa est-il devenu cet adolescent assoiffé de vengeance ?Il y a de la rancoeur chez Lewis, de la culpabilité aussi, celle de n’avoir pas su quoi dire, quoi faire ou comprendre. Et de la honte sans doute, celle de ne pas être du côté des puissants.
Son père était-il un lâche ou plutôt une victime ? Lewis sera t-il une victime ou un bourreau ? Comptez sur Christophe Léon pour agiter nombre de questions dans ce roman sensible et troublant inspiré par les tristement célèbres vagues de suicide dans de grandes sociétés françaises privatisées. La vie serait belle si…si quoi ? Les réponses sont dans les romans de Christophe Léon qui, inlassablement, invite ses lecteurs à penser la vie autrement…A lire, absolument. )




Une chronique radio sur la 1ère de la RTS (Radio Télévision Suisse)  (26 octobre 2013)







Un roman sombre, une tragédie moderne, un dilemme cornélien…

Lewis est orphelin de père. Ce dernier s’est donné la mort sur son lieu de travail, l’agence de téléphonie Violet Telecom. Depuis, il vit dans l’obsession de le venger. Pour arriver à ses fins, Lewis se rapproche de Julia, la fille du directeur de l’agence Violet et se procure une arme. Le jour tant attendu arrive enfin : Lewis est invité pour le dîner chez Julia.

Alternant chapitre à la première personne et flash-back, ce roman décrit avec froideur un monde sans pitié dans lequel un adolescent écorché vif et solitaire vit une tragédie de la société de consommation… En toile de fond, le rapport au travail et la relation au père, la mort et ses fantômes. La fin glaçante laisse le lecteur dans un profond désarroi qui s’étonne d’avoir des pensées criminelles… C’est fort et terrible à la fois !

La souffrance au travail est-elle dans l’air du temps ? En tout cas, elle est source d’inspiration chez au moins deux auteurs jeunesse. Moi qui vous écrivais dans Je suis sa fille que je n’avais pas le souvenir de cette thématique dans un roman ado, me voilà doublement contredite !

À quelques nuances près, les deux romans parlent du même sujet (faire la peau au responsable qui a tué le père) mais le traitent de manière diamétralement opposée. D’un côté la spontanéité de la révolte, de l’autre la froideur de la vengeance. D’un côté une amitié solide et profonde, de l’autre une solitude amère et dure. D’un côté de l’humour, de l’autre de la noirceur.

Mais tous les deux dénoncent les mêmes choses : une société où règnent profit et consommation qui fait sens pour une minorité de privilégiés ainsi que ses dommages collatéraux pour une majorité (dont une jeunesse) qui cherche un autre sens à sa vie. ()




Le jeune Lewis est écorché vif. Depuis que son père s'est suicidé par défenestration du bureau de son entreprise Violet Telecom, la vie a un sale goût d'amertume. Alors il concocte un plan : se rapprocher de Julia, jouer l'amoureux pour mieux atteindre son père, le supérieur hiérarchique de son père à lui et se venger...
Un roman fort qui parle sans équivoque d'un sujet d'actualité, des répercussions traumatisantes du contexte socio-économique sur les relations familiales. La narration alterne entre le je de Lewis qui évoque son plan d'action au présent et un retour dans le passé du jeune garçon à la troisième personne. Une fin ouverte à la manière de La randonnée.  )




Et voilà, encore une fois Christophe Léon a frappé ! Il est vraiment trop fort !

Première scène, différents personnages voient un homme, en haut d'un immeuble, assis sur le rebord d'une fenêtre, les jambes dans le vide. Tout le monde retient son souffle. Cette première partie m'a fait pensé à "Et que le vaste monde poursuive sa course folle", mais après tout a changé !
Ensuite le roman alterne les scène au présent et celles du passé.

Au présent :
Lewis, essaye d'entrer en contact avec Julia et la raison pour laquelle il y tient particulièrement n'est pas l'amour...

Dans le passé :
On suit l'évolution de la carrière du père de Lewis au sein de Violet Telecom et l'évolution de l'ambiance dans la famille. Ce père qui était au top de sa carrière au début est par la suite rétrogradé puis harcelé à son travail.

En peu de pages, Christophe Léon parvient à nous embarquer dans une fiction sur un sujet de société fort qui a un échos important aujourd'hui.
Et comme d'habitude il parvient à nous montrer que tout n'est pas tout noir ou tout blanc, la vie est plus complexe que ça....
Bravo une fois de plus ! ()




Doc Bird
Résumé : Tout commence avec le suicide d'un homme sautant d'une fenêtre raconté par le point de vue de plusieurs témoins. Cet homme avait une femme et un fils. Celui-ci, Lewis, cherche à se lier d'amitié avec Julia, rencontrée en cours de yoga. Par moments reviennent des souvenirs de son passé : heureux, puis progressivement douloureux. Son père était heureux de l'emmener à son travail chez Violet Telecom, puis il s'est fait rétrograder à un poste subalterne dans un bureau placard à 300 kilomètres de chez lui. Déménagement, harcèlement au travail, dénigrement de ses qualités professionnelles le font sombrer dans la dépression avec pour conséquences la destruction de sa vie familiale et une première tentative de suicide. On comprend que Lewis veut approcher Julia pour mieux pouvoir approcher le père de celle-ci, responsable selon lui du suicide du sien. Mais ce qu'il n'avait pas prévu, c'est de tomber sous le charme de Julia et de sa famille. En même temps, sa mère refait sa vie et il lui en veut terriblement... Arrive le jour où il rencontre le père de Julia et a l'occasion d'être seul avec lui, ayant caché un pistolet sous sa veste. Démasqué et dénigré par le père de Julia, tirera-t-il ou pas ?

Mon avis : Un roman fort sur le thème du harcèlement psychologique au travail et de la mise au placard de certains cadres. Inspiré des drames et suicides à France Telecom, le lecteur est aspiré à l'intérieur du cyclone de la destruction de l'individu et de la cohérence familiale. Les conséquences se font rapidement sentir sur Lewis, multipliant les bêtises et finissant par fuguer. Son idée de vengeance fait froid dans le dos. La rencontre avec le père de Juila est un moment intense avec un paroxysme de douleur : son père est rabaissé, jugé coupable d'être un incapable. La tension est à son maximum : Lewis comprend que son père était une victime et non un coupable. Quel sera son choix ? La fin est frustrante et laisse en même temps la porte ouverte à toutes les possibilités : Lewis peut encore éviter de tuer et de rentrer dans la spirale de la vengeance. Ce peut être l'occasion de faire écrire aux élèves la suite en se mettant dans la peau de Lewis.
Un roman que je conseille vivement. ()



Résumé : Depuis que son père, cadre dans une agence de téléphonie, s'est suicidé, Lewis cherche à se venger du directeur de l'agence. Il se rapproche ainsi de Julia, la fille de ce dernier, pour pouvoir se faire inviter dans la grande propriété familiale et mettre en oeuvre son plan…

Je commence par un livre d'un auteur dont j'aime assez la plume mais aussi et surtout les thèmes. Dans ce roman, à dire vrai, la vie n'est pas à l'image de la couverture, ni rose, ni belle. On y parle de manière à peine dévoiler des harcelements subis au sein de l'entreprise Orange / France Télécom. L'histoire commence de façon assez originale : une scène démultiplier par des points de vue différents. Une scène de suicide qui agit commepoint d'ancrage. Le sujet est très bien traité, les flashback, les analyses et le besoin de comprendre voire de venger nous amene à poser une vraie réflexion sur le harcélement moral. Les personnages quant à eux auraient peut être mérités d'être plus nuancés mais cela est sans doute pour justifier le regard que le héros porte sur les événements. Une lecture qui reste poignante et qui pousse un vrai cri de révolte jusqu'à une fin libre et ouverte. ()



Je me demandais si je réussirais à lire un roman en décembre. C'est chose faite. Par la force des choses, cela dit, vu que c'était pour le boulot. Mais je ne regrette aucunement cette petite lecture. Je ne connaissais pas l'auteur (on m'a dit qu'il était réputé parmi les auteurs de jeunesse, je veux bien le croire) et je pense pousser la découverte plus loin.

Lewis Delacroix a 17 ans. Son père s'est suicidé un an auparavant en se défenestrant. Celui-ci travaillait chez Violet-Telecom (France-telecom ??). La pression du travail, l'obsession de la rentabilité, la mauvaise ambiance entre collègues, la loi du plus fort et l'acharnement moral sur le plus faible, tout cela explique le geste de Pierre Delacroix, le père de Lewis. Depuis, le jeune homme n'a qu'une idée en tête : venger la mort de son père. Pour cela, il va se rapprocher de Julia dont la beauté n'est pas une de ses principales caractéristiques, bien au contraire. Pourquoi Julia ? Parce que dans la lettre que Pierre Delacroix a laissée avant de se suicider, il met en cause une personne en particulier : Muller, le père de Julia.

   Ce roman, bien que pour adolescents, s'adresse à de bons lecteurs de par sa construction narrative. En effet,  le premier chapitre s'ouvre sur le geste de Pierre Delacroix vu par différentes personnes. Puis, commence une alternance de narration entre les chapitres. Une narration à la première personne qui permet de suivre la vie de Lewis après ce drame familial ainsi que l'évolution de sa vengeance ; et une narration à la troisième personne qui retrace l'enfance de Lewis auprès de son père jusqu'au drame. De même, la très nette référence à France-Telecom et à la vague de suicides dont l'entreprise a fait l'objet il y a quelques années ne sont pas connues des ados. Le titre est alors d'autant plus difficile à comprendre. Et pourtant, quoi de plus ironique que "La vie est belle" pour parler du suicide ? Enfin,  le roman s'achève sur une question qui ne permet pas de savoir si Lewis va jusqu'au bout de sa vengeance. Car la vie est plus complexe qu'un projet de vengeance. Lewis va finalement s'attacher à Julia (jusqu'à en être amoureux ?). Et cet homme que le jeune garçon imaginait comme étant de la pire espèce ne ressemble finalement pas à cela. Peut-il vraiment être la cause du suicide de son père ? Cette fin très ouverte est déstabilisante pour de jeunes lecteurs.
   Toutes ces raisons font de ce roman un livre pour adultes plus que pour adolescents, selon moi. C'est aussi pour ces raisons ainsi que pour les nombreuses questions posées sur notre société que j'ai beaucoup aimé cette lecture. ()

Dans la sélection des meilleurs livres de la rentrée littéraire 2013 de  






"La vie est belle" : pourtant, on ne se dit pas cela d'emblée en lisant le parcours de Lewis Delacroix et de sa famille. Jugez plutôt : son père vient de se donner la mort. Cadre chez Violet Télécom, son statut s'est peu à peu dégradé, mis au placard, harcelé, forcé à la démission et il n'a pas supporté. Lewis non plus. Fils unique, il regrette sa vie d'avant, où tout allait mieux, même s'il ne voyait pas souvent son père. Au moins, durant les vacances, la famille passait de bons moments de complicité et son père lui avait promis d'être plus présent. Et puis, c'est arrivé. Des signes avant-coureurs les ont pourtant alerté, lui et sa maman. Mais trop tard. Alors, sa souffrance trop lourde à porter, sa maman qui tente de refaire sa vie, ce qu'il ressent comme une trahison, Lewis va se mettre en tête de venger son père. Le coupable, il sait qui c'est : le patron de l'agence. Et pour ça, il a un plan diabolique : s'approcher de sa fille Julia pour entrer dans l'intimité de cette famille et faire ce qu'il a à faire.
Sauf que...

Je n'en dirais pas plus.

Ce roman est à la limite du thriller social et psychologique : très bien construit, avec des allers-retours sur le passé et le présent, mais sans que cela gêne en quoi que ce soit la lecture, il décrit avec une minutie presque chirurgicale ce qui se passe dans la tête de ce gamin, désorienté, perdu, exclusif, révolté. L'aide se son psy, pourtant salutaire, il le reconnait, n'y change rien : Lewis est incapable de surmonter ce traumatisme, il se crispe sur l'image de ce père trop idéalisé. Sa maman, qui refait sa vie, tente maladroitement de l'atteindre sans y parvenir.

Christophe Léon livre là un roman fort, douloureux, sur le deuil et son acceptation, dans des circonstances difficiles. Il nous parle aussi d'un fait de société : les conséquences du harcèlement au travail pour un individu et son entourage. La force de la manipulation quand on a l'argent, les bonnes relations et le pouvoir. Les doutes que ces éléments peuvent introduire. Lewis n'est plus capable de voir dans la vie ce qu'elle a à offrir de beau même dans sa noirceur. Du moins est-ce ainsi que je l'ai vu. Comme souvent dans les romans de cet auteur, la fin n'est pas totalement achevée. Il reste au lecteur une large part d'interprétation. Cela pourrait en agacer certains. J'avoue que là, j'aurai bien aimé avoir une fin fermée, histoire de ne pas laisser ce jeune héros au-dessus du vide qui est en train de l'engloutir. Du coup, on se sent aussi désarmé que lui. Et c'est assez terrifiant.

Un roman qui ne laisse pas indifférent, sur les mécanismes psychologiques de la haine, sur l'amour intransigeant d'un fils à son père, et qui sort aujourd'hui même à la Joie de Lire dans la collection Encrage. ()


couv

Le livre s’ouvre sur un suicide, celui d’un homme ne supportant plus le harcèlement sur son lieu de travail. Il se poursuit, en un temps disséminé, sur les moments clés précédant le drame. Mais l’on pressent, en même temps que l’on en comprend les circonstances, qu’un autre pourrait s’annoncer, au goût de vengeance...
Lewis, fils du défunt, approche Julia, fille du celui qui est désigné comme responsable. Quel est véritablement son but ?
Avec une narration éclatée qui distille des éléments de réponse et de questionnement, Christophe Léon invite son lecteur à reconstruire l’histoire et à en envisager l’issue. Devant l’injustice, quel choix s’offre à nous ? Comment se positionner au sein d’une société impitoyable ?

Christophe Léon est un auteur dérangeant. Il gratte la conscience du lecteur pour l’amener à réfléchir. Il part d’un fait de notre monde contemporain pour nous proposer d’y poser un autre regard. La fin, souvent sombre mais en partie ouverte est un appel au lecteur à changer le monde dans lequel il vit... Tout un programme !
Le père de Lewis s’est suicidé. Il était victime de harcèlement sur son lieu de travail. La nouvelle vie de Lewis est entièrement tournée vers la vengeance. Il veut infiltrer la famille du patron de son père pour le détruire... Que va-t-il y trouver ? Nous suivons en parallèle le récit de la lente dégradation du salarié victime de harcèlement et la mise au point de la vengeance par le fils.
Un roman fort qui évoque la déshumanisation du monde du travail et de ses conséquences sur l’individu et la famille. Il n’y a pas de bons et de méchants mais plutôt un système, une société qui sont grippés, empoisonnés. Tantôt horrifiés, tantôt intéressés nous découvrons le cheminement meurtrier du fils. La fin, terrible, est faussement ouverte. Qui sont les lâches ? Qui sont les victimes ? L’alternative n’est pas vraiment réjouissante. Reste une lecture d’un roman bien agencé, bien équilibré entre des passages très "ados" avec les thèmes de l’acné ou encore des relations avec le beau-père, et d’autres bien plus sombres...
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Dans ses fictions jeunesse, Christophe Léon s’intéresse au fonctionnement de nos sociétés contemporaines et à la place qu’y occupe l’humain, qu’il soit enfant, adolescent ou adulte.

Dans La Vie est belle, antiphrase ô combien ironique et désespérée, il aborde un thème social fort : comment une société multinationale peut broyer en toute impunité l’un de ses salarié, au nom de la sacro-sainte Rentabilité.

Le personnage central en est Lewis, ado tourmenté, dont le père, qui était cadre chez Violet Telecom, s’est suicidé en se défenestrant. Sa mère a à présent un nouveau compagnon, amateur d’armes pratiquant le tir, que Lewis n’apprécie guère. Le garçon s’est enfermé dans une obsession unique : venger la mort de son père, faire payer ceux qui l’ont poussé à cet acte ultime après des mois de souffrance pour lui et sa famille. Pour cela, Lewis a imaginé un plan. Première phase : se rapprocher de Julia, jeune fille peu attirante…


A travers Violet Telecom, le lecteur (adulte ?) aura bien compris que Christophe Léon évoque l’un des fleurons de l’industrie française employant 172'000 personnes et servant 226 millions de clients dans le monde, qui a dû faire face à une vague de suicides chez des employés. Comment peut-on en arriver là ? Où sont les responsabilités ? Quel engrenage malsain peut conduire des collègues à ne pas vouloir voir la souffrance d’un des leurs ? Pourquoi chacun pour soi ?
Toutes ces questions sont là, en creux, dans ce roman à la construction particulière et non linéaire.

Il s’ouvre sur un prologue saisissant constitué de paragraphes courts à la première personne, où l’on entend les témoins du drame originel.
Il progresse ensuite par chapitres alternés, marquant des temps différents. Le premier temps se tisse à la première personne et au présent. L’on y suit Lewis, le fils, dans sa vie quotidienne difficile et la mise en application de ses projets. Le second temps, à la troisième personne et au passé, marque le retour en arrière, centré sur le père, Pierre Delacroix, ostracisé par ses pairs, incapable aussi de rester le père que Lewis admirait tant. C’est le récit de ce chemin de croix.

Ce roman fort, à la fin ouverte, dénonce un monde de profit tout en saisissant aussi l’intime d’un homme condamné et d’un fils écorché. Pour bons lecteurs. ()






Lewis Delacroix fait du yoga. Pas pour le sport, mais pour y rencontrer Julia. Pas pour les beaux yeux de la jeune fille, mais pour... Vous le découvrirez au fil du roman, raconté par un garçon désenchanté qui voudrait redonner une stabilité, une nouvelle chance à sa vie. Choisit-il la bonne voie ? Christophe Léon se garde bien de répondre à cette question, préférant exposer les faits graduellement, en mélangeant savamment les temps – prologue choquant, souvenirs d'enfance empoisonnés par les événements ultérieurs, présent de suspens puis d'effroi pour le lecteur qui a compris -.
C'est le drame d'un adolescent dont personne ne voit la détresse, pas même la mère tournée vers un hypothétique bonheur personnel, pas même le futur beau-père, élégamment surnommé VQR (Vache Qui Rit). Mais c'est aussi et surtout le drame d'un personnage absent du roman parce que décédé, un père de famille écrasé par le monde du travail et ses vicissitudes actuelles. Du jour où l'entreprise Violet Telecom a été privatisée, la vie de cet homme qui se définissait par son travail est partie en lambeaux.
Avec une très grande délicatesse de sentiments, avec un sens aigu de la construction, l'auteur suggère l'inéluctable d'une société qui ne laisse pas de place à la fragilité – c'est-à-dire à l'humanité. Un roman bouleversant, blessant, presque indispensable. ()



 

Roman fort, qui dénonce une multinationale capable de broyer un de ses salariés.
Un préambule passionnant et une fin ouverte.

Lewis est un ado dont le père, cadre chez Violet Telecom s’est suicidé.
Lewis ne rêve que d’une chose, venger la mort de son père.
Des chapitres alternent le temps présent, à la première personne où l’on suit Lewis dans sa vie quotidienne et sa quête de vengeance et le second temps à la troisième personne qui marque le retour en arrière où l’on suit le père. ()





Christophe Léon fait partie des auteurs que je surveille étroitement. J'ai donc lu son dernier roman dès sa sortie et autant vous dire que je l'ai dévoré en une soirée ! Sous ce titre très optimiste, La vie est belle, se cache un récit dévastateur et poignant. Lewis n'est un lycéen banal. Il a un projet de vie qui lui tient à coeur. Toutes ces actions, toutes ses pensées et toute son énergie sont dirigés vers un but unique qui lui permet de tenir debout malgré le suicide de son père quelques mois plus tôt. Alors qu'il s'inscrit à un club de yoga pour se rapprocher d'une jeune fille qu'il a épinglée par facebook, on découvre alors que Lewis tente de la séduire dans un but précis qui n'est pas l'amour mais la vengeance ...Ce roman dense offre un suspens haletant. L'alternance des chapitres à des moments différents de la vie de Lewis éclairent petit à petit le pourquoi de sa vengeance et aussi le comment. La fin est incroyable et laisse le lecteur dans l'effroi et l'expectative !
 
Si vous aimez les récits haletants qui vous tiennent en otage, je vous conseille du même auteur, la Randonnée ! ()






Pour Lewis, jeune lycéen, la vie n’est ni belle, ni facile. Pour lui, la vie a tourné le jour où son père s’est suicidé. Après le désespoir, les larmes et le travail de deuil, Lewis a décidé de prendre sa vie en main et de couper le cordon avec sa mère qu’il juge trop empressée à retrouver un compagnon. En secret, il réfléchit et élabore un plan sans faille ou presque … Ce roman m’a laissée aux abois au cœur de la nuit. Le récit construit habilement crée une tension narrative intense qui subjugue … Dès 13 ans pour les lecteurs qui n’ont plus ou pas encore froid aux yeux ! )





Lewis revient sur l'événement qui a bouleversé sa vie : la mort de son père, harcelé au travail. Il nous raconte une enfance heureuse puis la lente détérioration des relations familiales. Mais aujourd'hui, deux sentiments l'animent, le dégoût face à sa mère qui refait sa vie et la vengeance contre celui qu'il tient pour responsable de la mort de son père. Mais pour cela il a une idée précise en tête et elle s'appelle Julia...

J'ai été bouleversée par ce roman comme je le suis par le thème du harcèlement au travail. Il y a quelque temps, j'ai compris à mes dépens, ce que ce terme pouvait signifier. Heureusement, les choses se sont arrangées d'elles-mêmes.Mais ce n'est pas le cas dans ce roman, malheureusement, très proche de la réalité.

Christophe Léon traite régulièrement de thèmes de société dans ces livres. Ici, chacun reconnaîtra les allusions aux nombreux suicides dans certaines grandes entreprises françaises (dans le livre, il s'agit de Violet Telecom). La description de l'étau qui se resserre autour de Pierre Delacroix est terrible : les projets qu'on ne lui donnent plus, la mutation, la mise à l'écart par les autres collègues. On sent très bien le piège se refermer. Par contre, ce n'est que petit à petit que l'on comprend ce que mijote Lewis. La chute est puissante car elle nous oblige à prendre position...

Un roman très fort, qui questionne l'actualité, qui fait réfléchir donc grandir, bref de la belle littérature jeunesse à conseilller dès la 3e. ()





 Mon avis : J'avais ce livre dans ma pile à lire depuis une éternité et je n'ai même pas regardé de quoi il parlait avant de me plonger dedans. Je me doutais que le titre, La vie est belle, avait une consonance ironique. Je n'imaginais pas à quel point...

Nous suivons Lewis, un jeune adolescent de dix-sept ans, qui essaie d'entrer en contact avec Julia, une jeune fille qui est dans un autre lycée. Par le biais du yoga, il parvient enfin à faire sa connaissance. Petit à petit, nous apprenons à connaître le jeune homme, qui rencontre quelques problèmes. Son père est décédé environ un an auparavant et sa mère envisage de "refaire sa vie", comme on dit. Depuis peu, elle s'est trouvé un ami. Lewis ne parvient pas à l'accepter, et le fait bien savoir. À plusieurs reprises, nous faisons des bonds dans le passé, ce qui nous en apprend un peu plus sur la mort du père de Lewis.

J'ai été complètement surprise par ce livre. N'ayant pas lu le résumé depuis une éternité, je ne savais pas du tout de quoi il allait parler, et tant mieux, au final. C'est un roman fort, qui aborde des thèmes très difficiles. En le commençant, je m'attendais à quelque chose de léger. Il n'en est rien. J'ai terminé le roman en larmes et complètement déstabilisée par cette fin ouverte. ()




Prix des lycéens Suisse alémanique 2015




LES 12 ROMANS INCONTOURNABLES DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE DES ADOLESCENTS 2013

LA VIE EST BELLE :

Résumé : Lewis vit dans une profonde révolte. Son père, cadre dans l’agence de téléphonie Violet Telecom, a craqué lorsque sa hiérarchie l’a poussé à la démission et s’est suicidé. Depuis, Lewis vit dans l’obsession de se venger du directeur de l’agence...

Commentaire : C'est aussi un sujet qui fait malheureusement parfois la une des journaux : le suicide à cause du travail. Christophe Léon, connu pour ses textes forts et sensibles, aborde un thème d'actualité qui touche le lecteur. ()




Une fois terminé ce livre, je l'ai refermé en reprenant mon souffle. Wouah ! Quelle intensité finale !
Le roman avait commencé par une scène dramatique, le suicide d'un homme par défenestration, racontée en de courts paragraphes, par les différents témoins de la scène. Une introduction choc.
Cet homme c'est le père de Lewis, employé à Violet Télécom, ostracisé, mis au placard, victime de harcèlement moral de la part de ses collègues et de sa hiérarchie, représentée par un homme : Muller. Lewis décide de se venger en se rapprochant de cet homme via sa fille.
L'auteur, Christophe Léon, alterne intelligemment les chapitres de "l'avant", quand l'adolescent et ses parents étaient heureux, puis la lente déchéance du père et les conséquences familiales, et de "l'après", la préparation de la vengeance, les vifs conflits avec sa mère qui souhaite refaire sa vie avec un nouveau compagnon. La fin reste ouverte : courage, lâcheté, victime ou responsable...
Un roman fort, sensible, bien construit, prenant, très crédible quant à la psychologie des personnages ; une réflexion sur le harcèlement moral au travail (qui a malheureusement fait l'actualité il y a plusieurs mois) et sur la lâcheté collective. Un roman à ne pas manquer. )



Lorsque l'on voit la première couverture de ce roman on se doute que l'histoire va être terrible. Il y a une cible, une maison, une couleur rouge sang et un titre plutôt joyeux : « La vie est belle ».
On va faire la connaissance de Lewis jeune homme qui vient de perdre son père, il était employé chez Violet Telecom et il a décidé de mettre fin à ces jours et Lewis veut se venger.
Il va mettre au point un plan pour réussir, mais il va découvrir de nouvelles émotions qui vont compromettre son idée de départ.
C'est un roman qui est touchant par le thème qui fait écho aux nombreuses personnes qui ce sont suicidés sur leur lieu de travail suite à des harcèlements...
Et c'est également un roman touchant par le style de l'auteur.
Encore une fois j'ai été complètement conquise par le style de l'auteur et je commence à apprécier ses fins ouvertes.
La vie est belle est un roman qui nous invite à réfléchir sur nos pratiques et plus globalement sur notre société... ()






Double actualité pour Christophe Léon : Délit de fuite, paru en 2011, est adapté à la télévision pour France 2 – avec en têtes d’affiche Eric Cantona, Mathilda et May et Tom Hudson qui a remporté ce week-end le Prix du meilleur espoir masculin au festival de la Rochelle, et un roman de rentrée dérangeant, La vie est belle.

Christophe Léon n’en finit pas d’interroger son époque. A l’instar d’un Guillaume Guéraud, il triture nos vies, empruntant des chemins politiquement incorrects, en cherche les failles et nous donne à voir des regards d’adolescents sur les adultes, embarqués malgré eux dans des drames ou des dérapages. Et le lecteur de se demander « et si ça m’arrivait à moi ? ».

Délit de fuite raconte le destin croisé de deux adolescents qu’a priori rien ne rapproche. Hormis leur solitude. Comme chaque vendredi soir une semaine sur deux, Sébastien, ado de quatorze ans aux parents divorcés, part à la campagne avec son père. Celui-ci roule à toute vitesse dans la nuit et heurte, par inadvertance, une femme sur la route d’un hameau isolé. Sébastien pense que son père va lui porter secours, mais impassible, ce dernier poursuit sa route. Plus loin, sur l’autoroute, il met le feu à sa voiture, histoire de ne laisser aucune trace. Incident clos, circulez, y a rien à dire.

« Il n’y a pas eu d’accident. Tu dois oublier.
Il n’y a jamais eu d’accident. Un point c’est tout ».

 Tandis que son père les entraîne dans la spirale infernale du déni, Sébastien, s’enfonce dans le mutisme et la colère.

 « Il y a entre nous une nuit, une voiture brûlée, des mensonges et un secret inavouable.
Peut-être même une morte. »

Choqué, le jeune garçon va chercher à se rapprocher de la victime qui se trouve dans le coma. A l’hôpital, il rencontre Loïc, dix-sept ans, fils unique de la victime, qui est en apprentissage dans une ferme. Sans dévoiler la raison de sa présence, Sébastien va sympathiser avec Loïc…
On a été habitué à nombre de scénarios où les ados font des conneries et où les parents les aident à rectifier le tir, petite leçon d’éducation à l’appui. Ici, c’est l’inverse. Un adolescent cherche à placer son père face à ses responsabilités. Facile, direz-vous ? Pas tant que ça, car les sentiments entre père et fils et les rôles de chacun sont complexes. La force de ce roman est de mettre au jour la fragilité et le dilemme de l’adulte qui choisit la lâcheté en tant que citoyen au prétexte de ne pas fuir ses responsabilités de père.

« Un jour, on se rend compte que les parents ne sont que des répliques de soi-même, en plus grand.
Ils ont les mêmes angoisses, les mêmes craintes et aussi les mêmes joies.
Des gamins avec des seins et des moustaches. Du poil aux pattes et du rouge à lèvres. »

France 2 a eu la bonne idée d’adapter ce roman pour la télévision, avec Eric Cantona et Mathilda May. Sa sélection dans la compétition du festival de La Rochelle qui vient de s’achever ce week-end, est déjà la preuve que c’est une réussite : Tom Hudson, dans le rôle de Loïc y a remporté le Prix du jeune espoir masculin.

Quelles sont les frontières entre le coupable et la victime ? Est l’une des grandes questions qui semble travailler Christophe Léon. Car c’est l’un des thèmes abordés dans son dernier roman, l’un des plus intéressants de cette rentrée littéraire version ados, La vie est belle, une histoire où elle ne l’est justement pas – belle –, la vie.

Le père de Lewis, Pierre Delacroix, cadre chez Violet, un opérateur téléphonique majeur du marché à la politique de ressources humaines déplorable (tout le monde suit ?), déprime depuis quelques années. Déplacé, déclassé, le père de Lewis a perdu le goût de la vie, harcelé par son entourage professionnel. Le livre commence comme un compte à rebours. Un homme suspend ses pieds dans le vide… Une succession de flashbacks nous fait revivre le film de la vie de famille à travers les yeux de l’adolescent depuis les moments joyeux : Lewis a neuf ans, admiratif de son père fraîchement promu, les projets en famille, la mère qui soutient son mari jusqu’à la descente aux enfers et l’issue fatale où personne n’a rien vu venir. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car la vie continue, et Lewis échafaude le projet, encore assez vague, de venger son père. En bon enquêteur, il va s’arranger pour devenir l’ami de Julia, la fille du patron de son père, celui par qui tout a basculé. S’infiltrer, pour mieux se venger. Oui mais comment ? Christophe Léon nous emmène habilement dans la peau de celui qui voudrait réparer mais qui ne sait plus très bien ce qu’il est venu chercher dans cette famille finalement sympathique. Christophe Léon a l’écriture cinématographique et sombre, et ce roman dérangeant qui frappe fort et juste, au sujet de société très actuel pourrait bien tenter une fois de plus une production. ()






Un roman noir impressionnant...

Est Éclair du 3 novembre 2013 voir ici :
 





Lewis vit dans une profonde révolte. Son père, cadre dans l'agence de téléphonie Violet Telecom, a craqué lorsque sa hiérarchie l'a poussé à la démission et s'est suicidé. Depuis, Lewis vit dans l'obsession de se venger du directeur de l'agence. Pour l'atteindre, il cherche à se rapprocher de Julia, la fille du directeur, au physique et à la personnalité peu avenants. Il parvient à se faire inviter dans la grande propriété appartenant à la famille de Julia. S'étant procuré une arme, Lewis se retrouve face à sa cible et dégaine. Avec sa verve habituelle, Christophe Léon arrive à nous glisser dans la peau de cet adolescent écorché vif. En toile de fond le rapport au père et une critique de notre société glorifiant profit et consommation. Du Christophe Léon comme on l'aime. ()



 





Christophe Léon a pioché son titre dans une chanson d'Arno. C'est une chanson faussement réjouie, qui pose clairement, malicieusement mais de manière finalement assez sombre, un regard précis sur la société.
Le roman ressemble beaucoup à cela. Il y a de l'humour, un style assez virevoltant, en particulier la scène initiale, très maîtrisée, mais dans le même temps le propos est ironique et sombre.

Tous les thèmes sont amenés finement : la lente dégringolade d'un cadre qui - quelle horreur ! - essaie de concilier vie familiale et vie professionnelle, le désir de vengeance, le sentiment de trahison face à sa mère qui cherche à reconstruire sa vie.

C'est un roman court et intense, chic et pas cher !
  ()



Le père de Lewis s'est suicidé sur son lieu de travail après une période de grande dépression. Sa mère a fait son deuil, mais un an après Lewis n'a que des envies de vengeance.
Un roman court, bien écrit, enlevé, sans fioriture comme sait les écrire Christophe Léon. le narrateur est témoin, il ne juge pas, il raconte juste des faits et l'évolution psychologique des personnages. La dépression du père, le fils qui essaie de comprendre et de se faire entendre, la mère qui assiste, impuissante, à cette descente aux enfers..()



Christophe Léon a un véritable talent pour nous plonger dans le quotidien d'adolescents bousculés par la vie. On s'identifie aisément et cela nous pousse à réfléchir sur la genèse de situations souvent condamnables.
Lewis est mal dans sa peau depuis le décès de son père dans des circonstances dramatiques, il a du mal à reprendre une vie normale et se reconstruit autour d'un projet de vengeance nébuleux. Jusqu'où cela va-t-il l'entrainer ?
L'auteur ne prend jamais partie et nous laisse avec notre propre appréhension de la situation.
Un livre coup de poing qui vaut le détour !!! ()





Le père de Lewis, victime depuis des mois de mobbing dans son entreprise, s’est jeté par la fenêtre de son bureau. Depuis, Lewis ne vit que pour une chose: se rapprocher de Julia, pas par amour mais parce que Julia est la fille de Muller, le supérieur hiérarchique que son père désigne dans sa lettre comme le responsable de tout. Sa mère, elle, s’est rapidement mise en ménage avec Eric, pour combler le vide. Or Eric décide d’initier Lewis au tir. Le roman nous plonge dans l’actualité des entreprises où le profit passe avant l’humain, et nous montre la descente aux enfers d’une famille entière sous le regard d’un ado blessé. Un texte magnifique mais un peu dur, donc à réserver aux plus grands (et à lire en tant qu’adultes aussi). 5Journal La liberté, 1er mars 2014)





Depuis plusieurs semaines, Lewis ne vit plus que pour une chose : entrer en contact avec Julia, lui parler, apprendre à la connaître.
Pourtant, ce n'est pas l'amour qui l'anime.

J'ai choisi ce livre pour ma lecture dans le cadre du challenge une lettre un auteur organisé chez cookies sur son blog Entre nous tout simplement car le nom de l'auteur devait commencer par la lettre L, lettre gagnante du tirage au sort de ce mois-ci. Un livre qui fait partie aussi de ma sélection rentrée littéraire.
 
Lewis est un adolescent de seize ans dont l'adolescence s'est brisée le jour où son père s' est suicidé. Dix mois après la mort de son père, et tandis que sa mère commence à refaire sa vie avec un nouvel homme qu'il ne veut pas accepter, Lewis est animé d'un projet: se venger du patron de son père, responsable de la mort de son père. Pour cela il entre dans la vie de celui-ci par le biais desa fille, Julia,une jeune fille pas spécialement belle mais très accessible, avec un plan de départ bien rodé...

Au fil des chapitres, Christophe Léon nous dépeint le quotidien de Lewis, sa rencontre et son infiltration dans la vie de Julia Muller, mais il nous raconte aussi le passé de cette famille, la relation entre le père et le fils, le quotidien de plus en plus difficile qui précède ce suicide, l'adolescence de Lewis qui s'effrite et part doucement à la dérive, de la volonté du jeune homme de ne pas être oublié tandis que son père monopolise de plus en plus l'attention familiale.

C'est un texte saisissant, d'une grande justesse qui aborde en même temps les relations entre un père et son fils et le suicide d'un proche après de longs mois d' harcèlements dans le milieu professionnel, sujet pas commun dans la littérature jeunesse mais qui a été un sujet d'actualité au moment de la sortie de ce livre avec les nombreux suicides à Orange et à la Poste.

Ce livre est rempli de moments très durs mais aussi de jolis souvenirs que le jeune homme se rappelle, les moments passés en famille avant les longs mois d'enfer qu'a vécu son père au travail et ce fameux jour  traduisant ainsi sa profonde douleur et prouvant qu'il n'arrive pas vraiment à se remettre du suicide de son père et surtout qu'il ne le comprend pas vraiment. ()



Ma photo

Lewis, jeune garçon de seize ans, ne vit que pour une chose...entrer en contact avec Julia. En serait-il amoureux? Pas vraiment, non, c'est autre chose de bien plus machiavélique.
Lewis est en colère depuis que son père a trouvé la mort en se défenestrant dans les locaux de Violet Telecom. Oui, Lewis est sacrément triste et en colère. Il se doit de venger son père et il connaît le responsable de son malheur.
Ira-t-il jusqu'au bout de son plan? Car après tout...la vie est belle!

Un roman poignant et réaliste sur la machine à broyer que peut-être le monde de l'entreprise. Mais aussi sur le deuil, la difficulté à reprendre sa vie suite à un drame familial. Le sentiment d'injustice et de vengeance qui ronge le coeur et l'âme.
Très beau roman écrit avec une certaine pudeur. Il n'y a pas de débordement d'émotion, beaucoup de retenue. Il y a presque une froideur dans le ton du narrateur.
Un roman qui pourrait faire échos au livre de Benoit Minville "Je suis sa fille".
Un très bon moment de lecture. ()



J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur son parcours, son actualité et ses projets (Pépita-Méli-Mélo de livres).

Pour avoir lu plusieurs de ses romans (liens en bas de cet article), je peux vous dire qu’ils ne laissent pas indifférents. Ils font réfléchir à des sujets de société et creusent les relations humaines. Son écriture, très ciselée, va pourtant toujours à l’essentiel et laisse au lecteur une large liberté d’interprétation...






INTERVIEW POUR LIRADO

Lirado : Quel a été l'élément déclencheur de cette histoire ? Pourquoi avoir voulu écrire sur ce thème maintenant ?

Christophe Léon : Je ne sais pas si l'on veut écrire sur un thème maintenant... Il se trouve qu'il y a quelque temps s'est produit un certain nombre « d'accidents » dans des entreprises et que celles-ci, mais pas toutes, étaient des entreprises publiques qui changeaient ou étaient en cours de se réformer en adoptant un statut bicéphale public/privé.
Ce n'est pas tant cet aspect technique qui m'intéressait, mais simplement l'idée que parmi les ouvriers, employés ou cadres, qui décidaient de mettre fin à leurs jours sur leur lieu de travail, beaucoup avaient une famille et notamment des enfants petits ou grands. La question que je me suis posée est de savoir quelle réaction face à ce drame, après celles bien naturelles de la douleur et de la peine, pouvaient justement avoir ces enfants.

Lirado : Le rapprochement avec des entreprises comme La Poste ou Orange est pour moi assez clair, c'est, j'imagine, volontaire, donc quel est le message que vous souhaitiez transmettre avec La Vie est belle ?

Christophe Léon : Quant au nom de l'entreprise dans mon livre, Violet Telecom, il est totalement imaginaire. Il représente une sorte d'appellation générique pouvant être remplacée dans la tête du lecteur par des noms plus concrets s'il le souhaite. Mais il ne s'agit pas de stigmatiser telle ou telle société. Le problème est davantage sociétal. Comment concevons-nous le monde du travail, de la compétition à outrance et de la surconsommation ? Comment organisons-nous notre société ? Quels sont nos vrais besoins ? Etc.

Lirado : D'ailleurs pourquoi avoir choisi un titre aussi ironique ? Pouvez-vous nous expliquer le sens que vous lui donnez ?

Christophe Léon : C'est tout simple, le titre m'a été soufflé par une chanson du chanteur belge Arno que j'aime beaucoup et qui s'intitule : Chic Et Pas Cher. Dans un des couplets il est écrit : La vie est belle, Chic Et Pas Cher. Effectivement, chez Arno aussi, l'ironie est sous-jacente. Il faudrait peut-être écrire que La vie serait belle... si...
Il suffirait peut-être d'un peu plus de partage, d'un peu moins de compétition, de changer de mode de penser, de s'intéresser davantage aux gens qu'aux objets, aux liens qu'aux biens. Plus largement, faut-il donner un sens à la vie ? Il me semble que lui donner une direction est déjà assez compliqué.

Lirado : Imaginer Lewis a t-il été compliqué quand on n'a pas soi-même (du moins je suppose) vécu une telle situation ?

Christophe Léon : S'il fallait vivre toutes les vies de nos personnages pour pouvoir les imaginer, nous ne ferions que des autobiographies ou, pire, que des autofictions (genre littéraire nombriliste que je n’apprécie pas vraiment). À contrario, vous, moi, tout le monde vit des expériences multiples et quotidiennes. Les auteurs s'en nourrissent et les retranscrivent à travers leurs livres et leurs héros. Je ne pense pas qu'imaginer Lewis, et plus généralement des personnages de fiction, soit si difficile. Ce qui l'est, c'est de trouver en soi et autour de soi les « aliments » pour façonner, par exemple, un Lewis tel que celui de La vie est belle.
Mais je m'aperçois que tout cela est bien trop sérieux et qu'écrire est avant tout un jeu, plus ou moins conscient, et que mon analyse est a postériori. Si je devais penser à ce genre de chose en commençant un roman, je n'écrirais pas la moindre ligne...

Lirado : Partagez-vous la vengeance qui anime Lewis ? La trouvez-vous juste ou excesive ?

Christophe Léon : Je la partage et je la trouve excessive. L'idée de se venger est, me semble-t-il, naturelle. Ce qui est excessif c'est de mettre à exécution sa vengeance. Question : que ferions-nous à la place de Lewis ?

Lirado : Quel est le côté de Lewis qui vous plait le plus ?

Christophe Léon : J'aurais du mal à vous répondre. Lewis est, pour moi, l'archétype d'une souffrance intérieur qu'on ne peut pas partager et dont il faut se vider, comme d'un abcès. Si je devais tout de même lui trouver un « bon côté » en particulier, je dirai : sa détermination à aller jusqu'au bout sans pour pour autant avoir fait le choix de sa fin. Le côté Dr Jekyll and Mister Hyde, qui est le propre de tout un chacun.

Lirado : C'est le deuxième roman où vous abordez les relations père/fils (cf : Délit de fuite) autour d'un événement marquant et complexe, est-ce un thème qui vous tient à cœur ? Pourquoi ?

Christophe Léon : J'ai eu cinq enfants, dont trois garçons. Les relations père-fils ne me sont donc pas si étrangères, même si je n'ai pas connu d'événements marquants comme ceux auxquels vous faites allusion pour Délit de Fuite et aujourd'hui La vie est belle, mais aussi Dernier Métro dans un contexte et à une époque bien différents. Il existe une telle variété de sentiments et de rapports entre les fils et les pères, qu'il est intéressant d'en aborder quelques-uns au travers des romans.
Le thème qui me tient à cœur est surtout celui de la complexité des relations humaines, qui, me semble-t-il, sont démultipliées à l'adolescence. Raison qui fait que j'écris sur la jeunesse (et non pas pour). D'ailleurs la littérature dite de Jeunesse (en opposition celle dite Générale, que j'appelle littérature de Vieillesse) ouvre et contient, à mon avis, davantage de perspectives que sa grande sœur.

Lirado : Lewis a du mal à se faire à son nouveau « beau-père », j'ai trouvé sa réaction un peu excessive mais en même temps logique, quelle est votre propre opinion par rapport à ça, qui a raison ? Le psy qui lui dit d'accepter ou Lewis ?

Christophe Léon : Lewis, de son point de vue, a raison, et e psy a, lui aussi, raison. Difficile de vous donner mon « opinion », parce que je n'en ai pas. Je constate simplement que la réaction de Lewis peut être considérée comme excessive, ce qui va bien avec le personnage, non ?

Lirado : La Fin de La Vie est belle laisse le lecteur sur sa « faim », à votre avis, en « connaissant » Lewis, pensez-vous qu'il va aller jusqu'au bout ? (je sais les auteurs n'aiment pas trancher...)

Christophe Léon : Oui, il ira jusqu'au bout de ce qu'il aura décidé...
Je dois être comme mes petits copains, je n'aime pas trancher. Les fins plus ou moins ouvertes, où le lecteur est face une incertitude qui l'oblige à se poser des questions, me séduisent davantage (en tant qu'auteur, mais aussi, et plus encore, que lecteur) que des fins où tout est dit.  (




Un roman noir impressionnant
Un homme enjambe la fenêtre de son bureau et se jette dans le vide. Le concierge qui sort ses poubelles, la femme qui emmène son petit à la crèche, le conducteur qui patiente au feu rouge, sa collègue, son supérieur hiérarchique chez Violet Telecom, tout le monde assiste au drame et personne n’a le temps de réagir.
Dix mois plus tard, Lewis, lycéen hagard et révolté se remet – mal – du suicide de son père. Il a eu droit au “parcours du combattant” du deuil, assorti d’une aide psychologique. Le psychologue s’est évertué à lui faire admetttre que “la vie continue”, comme on dit, et qu’il doit s’accrocher à un projet pour continuer, lui aussi. Dont acte.
Son projet s’appelle Julia, fille du directeur de Violet Telecom. Comme une araignée tend sa toile, Lewis se rapproche imperceptiblement de la jeune fille jusqu’à se lier d’amitié avec elle. Son but, ou plutôt son obsession : parvenir à se faire inviter dans la grande propriété bourgeoise et atteindre celui qu’il pense, à tort ou à raison, être la seule et unique raison de la mort de son père. Sa mère ne l’a pas attendu pour “refaire sa vie” avec un type que Lewis excècre au premier regard et à qui il attribue le doux sobriquet de Vache Qui Rit. Mais le bellâtre a quand-même son utilité car, par son intermédiaire, Lewis va apprendre à tirer, puis se procurer en douce une arme et deux balles. Pourtant, lorsque le moment tant attendu arrive, lorsqu’il tient enfin, l’abominable Muller au bout de son arme, Lewis se rend compte que la vérité est beaucoup plus complexe que dans ses fantasmes de vengeance. Alors, va-t-il tirer ?
Une narration étourdissante qui mêle les réactions de l’adolescent écorché, le récit du drame passé, la vision d’un couple en déroute et de liens familiaux qui s’effilochent, la critique d’une société consumériste qui glorifie profit et réussite professionnelle, l’histoire d’une dépression, aussi, dans un ballet d’amour, de haine, de trahison et de révolte, sans jugement à l’emporte-pièce. Et sans morale bien-pensante.
 
Un beau roman, sans concessions, criant de vérité – et d’une brûlante actualité ()





Un homme est suspendu dans le vide et va commettre l'irréparâble. C'est Pierre Delacroix, cadre chez Violet, un opérateur téléphonique. Persécuté par le directeur des ressources humaines de son entreprise, déplacé, déclassé, harcelé par son entourage professionnel, il a perdu progressivement pied. Des flashbacks font revivre le film de sa vie de famille à travers les yeux de son fils Lewis, des moments joyeux jusqu'à l'issue fatale. Après son suicide, Lewis décide de le venger. Il se rapproche de la fille de son bourreau pour entrer en contact avec lui. Mais très vite, il s'attache à cette jeune fille et son entourage ; passer à l'acte devient très difficile. Le harcèlement au travail, ce fléau actuel, confronte à une violence sourde, impalpable, contre laquelle il est difficile de lutter. L'auteur
décortique l'engrenage qui mène à cette descente aux enfers. Les portraits, justes et sans concession, soulèvent des questions sur les responsabilités de chacun, l'aveuglement de la famille mais aussi l'attitude de la victime. Un livre percutant qui ne se contente pas d'être un témoignage. (Notes Bibliographiques, décembre 2013)





Tout d'abord ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman, ce sont les flash-back. En effet un chapitre sur deux nous découvrons la vie antérieur de Lewis, qui parfois m'a donné des frissons et m'a aussi beaucoup touché. En lisant ce roman, je me suis moi même posé beaucoup de question sur ma propre vie et ma façon de voir le monde... Je me suis beaucoup attaché à ce jeune garçon, la fin est mémorable aussi... Les pages de ce roman sont très bien écrites et l'histoire tout à fait passionnante, elle nous amène à nous poser les bonnes questions entre autre sur la société d'aujourd'hui, la fin très ouverte me laisse un peu sur ma fin je dois dire mais c'est là l'envie de l'auteur... Nous laisser en suspend pour nous amener à justement nous poser les BONNES questions sur la société d'aujourd'hui, de savoir qui sont les lâches et qui sont les victimes... Je lirais volontiers d'autre roman de Christophe Léon. ()





Lewis est orphelin de pere. Ce dernier s'est donné la mort sur son lieu de travail, l'agence de téléphonie Violet Telecom. Depuis, Lewis vit dans l'obsession de le venger. Pour arriver a ses fins, il se rapproche de Julia, la fille du directeur de l'agence Violet, et se procure une arme. Le jour tant attendu arrive enfin : Lewis est invité pour le dîner chez Julia.
Alternant chapitres a la première personne et flash-back, ce roman décrit avec froideur un monde sans pitié dans lequel un adolescent écorché vif et solitaire vit une tragédie de la société de consommation. Glaçant ! (Ouest France, 12 janvier 2014, Anne-Flore Hervé)










J’avais été frappée par  la force et l’horreur d’un des romans précédents de Christophe Léon Silence, on irradie, publié chez Thierry Magnier en 2009 qui se situait dans des territoires dévastés par une explosion nucléaire. Celui-ci se déroule dans une famille dévastée  par  une explosion sociale. L’histoire commence par le récit fait par plusieurs passants de la défenestration  d’un homme sur  son lieu travail.

Puis, le récit se poursuit à la première personne du singulier. Lewis,  le narrateur,  quinze ans, fils de la victime du suicide, nous explique sa stratégie très réfléchie,  presque diabolique pour rencontrer et devenir l’ami de Julia,  une fille de son lycée. Or, il ne l’aime pas, et elle n’est pas jolie. Peu à peu, grâce à des retours en arrière, on comprend que son unique projet est la vengeance. En effet, son père a été harcelé par son chef,  humilié et conduit à la dépression et au suicide ; son sentiment d’échec, ses souffrances l’ont détruit,  lui et sa famille et le responsable, son patron, est le père de Julia.

Mais la mère de Lewis, elle,  a décidé de tourner la page, elle rencontre un homme simple et joyeux et veut refaire sa vie. Evidemment, Lewis le déteste mais accepte de l’accompagner au stand  de tir où il apprend à manier une arme. Les travaux d’approche fonctionnent,  il devient ami avec Julia qui, contre toute attente, se révèle être une fille intéressante.

Le grand jour arrive, il est invité  par les parents de Julia qui est même devenue jolie avec un peu de maquillage. Son frère Oscar a compris qui est Lewis, mais c’est un rebelle dans sa famille, il déteste son père et veut assister au règlement de compte.Tout semble se passer bien, le père de Julia, l’odieux patron qui a harcelé son employé, s’intéresse à Lewis, se montre prévenant. Que  va faire Lewis ? Va-t-il accomplir sa vengeance ?

Atmosphère étouffante et cruelle.  Suspens jusqu’à la fin.

Et récit d’une actualité poignante. L’entreprise s’appelle Violet Telecom, elle pourrait être n’importe laquelle des grandes sociétés de service qui maltraitent leurs employés et dont les suicides font régulièrement la une de la presse.Tous les protagonistes de l’histoire sont les victimes collatérales de ce nouveau fléau social mené au nom de la rentabilité,  appelé  harcèlement  au travail. ()





Paru en 2014 aux éditions suisses La Joie par les Livres, La vie est belle, roman au titre trompeur, nous surprend et nous dérange par sa noirceur quelque peu cynique.

Son narrateur, jeune criminel en puissance, n'attire pas la sympathie et nous met terriblement mal à l'aise.

Le père de Lewis vient de se suicider. Ce dernier soupçonne le directeur d'agence de son père de l'avoir persécuté au travail.

Il fomente alors un complot machiavélique pour s'introduire parmi ses proches.
Ira-t-il jusqu'au bout ? Sa détermination tiendra t-elle une fois qu'il aura pénétré ce cercle familial qui l'accueille chaleureusement ?

Dès les premières pages, le mode narratif utilisé par Christophe Léon nous tient en haleine : une succession de témoignages relatent la scène du suicide.
Autant dire que nous entrons très directement dans le vif du sujet.

Ce roman noir sur le thème du harcèlement moral au travail maintient son lecteur sous tension jusqu'à la dernière page.

A lire absolument dès 12 ans.()